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Depuis Lom Pangar: Akinwumi Adesina voit grand pour l’Afrique centrale

Écrit par  Jean-René Meva’a Amougou

En visite sur le site de construction du barrage de retenue d’eau le 16 juillet 2017, le président de la Banque africaine de développement (Bad) a dit tout l’intérêt de cette structure financière à accompagner le développement infrastructurel et humain de la sous-région.

En premier rideau, le Dr. AkinwumiAdesina, le président de la Banque africaine de développement (Bad) avait le barrage de retenue d’eau de Lom Pangar (région de l’Est ) comme motif de sa récente visite au Cameroun. Le prétexte s’élargissait vers la pose de la première pierre de l’usine de pied de cet important ouvrage. Ce 16 juillet 2017, le Nigérian (accompagné de Louis Paul Motaze, ministre de l’Économie, de la planification et de l’aménagement du territoire ; de Basile Atangana Kouna de l’Energie et de l’Eau, Joseph Le, directeur adjoint du Cabinet civil de la présidence de la République et élite de la région, et de Théodore Nsangou, le directeur général de Electricity Development Corporation (EDC), au cours d’un discours improvisé, n’a pas boudé son plaisir de voir Lom Pangar «donner vie» à la région de l’Est. «Ce sera une fierté pour la Bad qui finance en partie la construction de cette infrastructure de voir que toutes les populations d’ici et d’ailleurs bénéficient des retombées de Lom Pangar», a clamé  Akinwumi Adesina. Le patron de la Bad a surtout dit tout le bonheur qui est le sien d’être «l’un des bailleurs de fonds du plus grand barrage de retenue du Cameroun  qui, d’ici 30 mois, d’électrifier 150 localités environnantes et  bien au-delà». 

 

Joie

A ce jour, le président de la première institution monétaire africaine  dit avoir un œil sur l’usine de pied. «Voilà qui rapproche le banquier que je suis des perspectives à moyen et long termes pour le développement de l’hydroélectricité au Cameroun et pour l’intégration régionale», rigole-t-il. Avec raison. «Car, l’infrastructure marque une étape décisive dans l’option d’exportation d’énergie vers les pays voisins du Cameroun», ne manque-t-il pas d’ajouter. A en croire Akinwumi Adesina des indicateurs sous-régionaux pourraient, d’ici peu, afficher de bons résultats économiques générés grâce à l’ouverture d’un marché de l’électricité en Afrique centrale. 

 

En second rideau…

L’occasion a fini par faire le larron. Sur le site de Lom Pangar, Akinwumi Adesina s’est longuement étendu sur les projets à vocation sous régionales bénéficiant de l’onction de l’organisme qu’il dirige. Au détour d’un inventaire express dressé par le Nigérian, on apprend que la Bad a octroyé plus de 2,5 milliards de dollars US, soit près 1436 milliards de francs CFA, de prêts et de dons, destinés à des projets dans les domaines des infrastructures nationales et sous-régionales, dans l’agriculture, l’énergie, l’eau ou l’assainissement. La gamme comprend en autres : un financement de 150 millions de dollars Us pour le barrage de Nachtigal (420 MW), le projet de construction du pont frontalier entre Yagoua (Cameroun) et Bongor (Tchad), les corridors Yaoundé-Brazzaville et Bamenda Enugu, et le chemin de fer entre Ngaoundéré et Ndjamena.

L’hôte du Cameroun a rappelé que l'intégration régionale constitue l'une des priorités opérationnelles de base de la stratégie décennale de la Bad qui, a-t-il ajouté, «est bien encouragée aujourd'hui pour favoriser l'intégration économique de l'Afrique en vue de créer des marchés plus vastes, plus attrayants, relier les pays enclavés aux marchés internationaux et soutenir le commerce intra-africain». 

 

Main tendue

Selon lui, trois obstacles entravent la constitution d’une intégration régionale en Afrique centrale: «un excès de rhétorique inutile, l’extrême nationalisme des gouvernements et de l’opinion publique qui ont peur et qui empêchent la formation de structures supranationales et enfin un manque de leadership capable de soutenir les coûts d’une telle coopération». De fait, la Bad tend la main aux pays de la sous région à copier l’exemple du Cameroun. «Ce pays a vite compris avec nous que  la vulnérabilité, la sensibilité, le manque de supranationalité et toute autre crainte causée par les rapports interdépendants dépassent la volonté des pays de mettre en œuvre des coopérations plus profondes. C’est pourquoi nous sommes engagés derrière lui», vante Akinwumi Adesina.

 

Au cours des quatre dernières années, le portefeuille d’investissements de la Bad au Cameroun a quadruplé. Il s’élève actuellement à plus d’un milliard de dollars, soit plus de 603 milliards de francs Cfa en termes d’engagements et d’appuis, selon l’évaluation de son président ce 16 juillet 2017.Globalement, le portefeuille de la Banque comprend 54% de projets du secteur public national, 29% de projets publics multinationaux et 17% de projets du secteur privé. Les projets dits du portefeuille public concernent le transport et les TIC (68%), l’eau et l’assainissement (12%), l’énergie (13%), l’agriculture et l’environnement (5%), la gouvernance et les programmes d’urgence humanitaires (2%). «C’est parce que entre les deux parties, il faut surtout une assurance mutuelle, laquelle se manifeste par une confiance de plus en plus accrue des partenaires techniques et financiers à la mise en œuvre du programme de développement du Cameroun. Ceci a abouti à la graduation du Cameroun depuis juin 2014, c’est-à-dire que le pays peut prendre de l’argent au niveau de tous les guichets de la Bad», a déclaré l’ancien ministre nigérian de l’Agriculture.

 

Hommage

La brèche est aussitôt saisie par Louis Paul Motaze pour rendre un vibrant hommage à la Bad pour son accompagnement constant des pays de la sous-région Afrique centrale dans la mise en œuvre de leurs projets, notamment d’infrastructures, de facilitation des échanges et d’énergie.

Evoquant le Document de stratégie d’intégration régionale en Afrique centrale (DSIR 2011-2015) dont l’objectif principal consiste à renforcer le dialogue dans le suivi de l’exécution des projets du portefeuille de la Bad en Afrique centrale, le Minepat s’est félicité de ce que cette structure bancaire continentale intervienne dans divers secteurs en vue de favoriser l’émergence des pays de la sous-région. Dans le désordre, Louis Paul Motaze a cité : notamment  l’Agenda de la Zone de Libre Echange et de la mise en œuvre de la vision 2025, le processus de rapprochement de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) avec notamment l’opérationnalisation du Comité de pilotage de la rationalisation des deux Communautés (COPIL), la mise en place d’un mécanisme de dialogue au niveau régional entre Communautés économiques régionales (Cer). Si le tout est calqué selon l’orientation de la Stratégie décennale de la Bad (intitulée «Au cœur de la transformation de l’Afrique», il vise surtout, appuie  Akinwumi Adesina, «la croissance inclusive» à travers quelques priorités opérationnelles telles que le développement des infrastructures, l’intégration économique régionale, la gouvernance et la responsabilisation».

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