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Commerce intra-régional: Le manque de ressources surplombe l’Afrique centrale

Écrit par  Didier Ndengue

Le taux des échanges commerciaux communautaires frôle à peine les 2%. Face au défi de l’économie numérique, les Etats membres de la CEEAC et de la Cemac sont confrontés à des crises sécuritaires sans pareil. Ajouter à cela, le manque d’infrastructures adéquates pour faciliter la libre circulation des marchandises.

Emile Ahohé, le directeur du bureau sous-régional pour l’Afrique centrale de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA/BSR-AC), ne mâche pas ses mots quand il s’agit de déplorer le niveau d’échange commercial sur le continent africain. Le fonctionnaire de l’organe spécialisé des Nations unies, tout en invitant les acteurs concernés à prendre leurs responsabilités, indique que «la plupart des pays africains n’ont guère fait de progrès notables dans le développement du commerce régional». Un statu quo très lamentable qui place les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) au bas de l’échelle. Et pourtant, en janvier 2012, les chefs d’État, lors du sommet de l’Union africaine (UA), avaient recommandé l’accélération de la mise en place d’une zone de libre-échange continentale afin de stimuler le commerce intra-africain pour créer des emplois, promouvoir l’investissement, encourager la croissance et renforcer l’intégration des pays africains dans l’économie mondiale. Malgré leur bonne volonté, leurs recommandations sont restées dans les tiroirs. Cependant, à la Commission économique pour l’Afrique, on est optimiste. On continue d’étudier le phénomène. Emile Ahohé et ses collaborateurs prescrivent d’ores et déjà l’amélioration des infrastructures liées au commerce et aux procédures douanières, ainsi que la réduction des coûts de transit et autres coûts des échanges. Ceci pourrait entraîner une hausse de 52% du commerce infra-africain d’ici 2022. 

Pour l’heure, la balance reste déficitaire en faveur du continent africain, où le commerce intra-régional «ne représente en moyenne que 12% des transactions commerciales du continent, comparé à 60%, 40% et 30% respectivement pour l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN)», détaille Mme Temfemo Adija, chef de la division des études, des projets et des statistiques au ministère du Commerce du Cameroun. A l’échelle communautaire, Mme Temfemo illustre: «la part du commerce intra-communautaire dans le commerce mondial se situe à 19,32% dans la Communauté pour le développement de l’Afrique Australe (SADC), 11% pour ce qui est du Marché Commun de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique Australe (COMESA) et 8,92% s’agissant de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). En Afrique centrale, cet indicateur est estimé à 2,08% dans la Cemac et 1,04% dans la CEEAC».

 

Gouvernance électronique 

Toujours dans ses multiples recherches de solutions durables aux problèmes de libre échange en Afrique centrale, la CEA a convié les experts de la région concernés par cette problématique de mener des réflexions sur le thème: «La promotion du commerce intra-régional au moyen des technologies de l’information et de la communication en Afrique centrale», du 22 au 23 février 2016 à Douala. Il était question de trouver des voies et moyens pour arrimer les Etats membres au commerce électronique. Cet autre moyen facilite le business. Les TIC offrent des opportunités diverses dans tous les domaines d’activités. Elles facilitent notamment la mise en relation des producteurs et les marchés, mais engendrent aussi la réduction des coûts de transaction. Mais pour que la bataille numérique soit remportée en Afrique centrale, beaucoup reste encore à faire. Parmi lesquels l’amélioration du réseau internet, etc. C’est d’ailleurs dans ce sens que le Cameroun, pour sa part, en droite ligne avec son Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE), sa principale boussole économique, «s’active à mettre en place 916 km de fibre optique vers les pays frontaliers en vue d’une part, d’étendre la boucle nationale à fibre optique et d’autre part, de faciliter l’interconnexion avec les pays voisins», conclut Mme Temfemo.

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