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Gabon: Les grèves menacent les objectifs d’Ali Bongo

Écrit par  Aboudi Ottou

A son arrivé au pouvoir, le président gabonais s’est engagé à produire localement la main d’œuvre nécessaire à l’émergence du pays. Mais les mouvements d’humeur à répétition dans le système éducatif entravent le processus. 

Au Gabon depuis l’arrivée au pouvoir d’Ali Bongo en 2009, il ne se passe pratiquement pas une année sans une grève des enseignants. L’année scolaire dernière, les enseignants ont cessé les cours à deux reprises faisant planer le spectre d’une année blanche. En cause comme à l’accoutumée, le non-paiement de la Prime d'incitation à la performance (Pip) et  la Prime d’incitation à la fonction enseignante (pife). Pour remettre de l’ordre, un nouveau système de rémunération est entré  en vigueur le 25 juillet 2015. Il consacre  notamment la suppression de la Pip qui n’aurait  pas « atteint les objectifs de performance qui lui ont été assignés » selon le gouvernement gabonais. Le nouveau système de rémunération augmente aussi de 30% le solde et le salaire de base des agents publics. 

En attendant de voir si cette réforme ramènera la sérénité au sein de la communauté éducative, l’impact du climat délétère dans les écoles et universités du pays sur les résultats scolaires, est visible. Le président Ali Bongo à lui-même fait le constat lors de son adresse à la nation le 18 août dernier à l’occasion du 55ème anniversaire de l’indépendance du pays : « Pour illustrer mon propos, je prendrai les résultats du baccalauréat de la session 2015 qui viennent d’être publiés. Sur près de vingt mille candidats, le taux de réussite au premier tour (avant la session de rattrapage) n’atteint guère les 20 %. Plus grave encore, parmi les candidats admis, aucune mention « très bien » n’a été obtenue. En outre, le cumul des mentions «bien» et «assez bien» représente moins de 0,5%. Il en est malheureusement ainsi depuis de trop longues années. Ce sont les mêmes proportions, que l’on observe aussi bien au Brevet d’études secondaires qu’au Certificat d’études primaires et élémentaires», regrette le président gabonais. Depuis 2010 en effet, le taux de réussite au premier tour peine à atteindre les 20% et le taux de réussite définitif, les 50%. Pour le Brevet d’études du premier cycle (BEPC), les résultats ont encore du mal à franchir le cap des 40%. Le pays souhaite pourtant porter ces taux au-delà de 80 % à l’horizon 2020. Ce qui revient à multiplier par deux les taux de réussites actuels en 5 ans.  

 

Non respect des engagements 

En termes d’efficacité, l’Examen  national 2015 de l’éducation pour tous, indique que le système d’enseignement gabonais présente un paradoxe : «Il affiche les meilleurs indicateurs de couverture de la sous-région, avec, un TBS supérieur à 130% et un TNS voisin de 93% et un écart garçon/fille de moins de 1,5%. Mais les redoublements (30%) et les abandons sont exagérément élevés au primaire, les classes sont surchargées autant au primaire qu’au secondaire (notamment en zones périurbaines) et les transitions  sont particulièrement difficiles aussi bien vers l’enseignement supérieur qu’au sein de celui-ci», lit-on dans le rapport rédigé par les experts de l’Unesco. Mais comme ce rapport le laisse entrevoir, les grèves à répétition des enseignants sont tous loin de justifier. Elles sont même la conséquence de certains engagements non tenus. Pour faire en sorte que le système éducatif soit à mesure de produire des Gabonaises  capables de mettre en œuvre les 3 piliers de la vision d’émergence (le Gabon Vert, le Gabon Industriel et le Gabon des Services), les états généraux de l’éducation organisés en mai 2010 avaient en effet identifié un ensemble d’actions à réaliser sur 10 ans pour un coût total de 1786 milliards 466 millions de francs CFA. Rendu à mis parcourt, nombre de ces actions n’ont pas été réalisé. On peut même douter qu’elles le seront encore ; l’«avant-projet de loi de programmation budgétaire décennale 2010/2020 en matière d’éducation, de recherche et de formation élaboré lors de ces états généraux étant restés lettre morte. 

 

 

 

 

 

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