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Sécurité maritime en Afrique: La pression de Washington

Écrit par  Aboudi Ottou

Il y a un moment déjà que la question semble faire l’unanimité parmi les experts: la sécurité maritime en Afrique passe par une coopération efficiente entre les Etats et institutions sous-régionales en charge de la question sur le continent. Mais l’architecture de coordination entre ces instances peine à se mettre en place. Les Américains, pour qui cette «coordination est la clé de succès» de la lutte contre l’insécurité maritime, multiplient donc des initiatives.

En l’espace de deux ans, le pays de l’Oncle Sam a en effet organisé deux séminaires à Yaoundé sur le renforcement de la coopération en matière de lutte contre l’insécurité maritime.

Le dernier en date, s’est tenue du 11 au 14 juillet dernier. A la manette comme lors du précédent atelier, le Centre des études stratégiques pour l’Africain (Cesa). 

Cet organisme du département de la défense des Etats-Unis, a réuni pendant quatre jours dans la capitale camerounaise, 65 fonctionnaires civils et militaires venant de 26 pays d’Afrique, des centres de coordination maritime, de plusieurs communautés économiques régionales d’Afrique (CEEAC, CEDEAO, SADC, CAE) et des représentants du gouvernement américain. Il s’agit de trouver des réponses à ces quatre questions : quelles structures et processus fonctionnent-ils le mieux, particulièrement en termes de partage d’informations et de coordination à divers niveaux ? Comment gérer le plus efficacement possible le financement et les ressources ? Comment les partenaires de sécurité maritime construisent-ils la durabilité ? Surtout comment les Etats et les centres régionaux peuvent-ils s’assurer que les structures, les procédures et la législation peuvent fonctionner ensemble, en étant intégrées de manière optimale et soutenues collectivement ? 

 

Inertie 

A l’issue des travaux, le constat est sans appel. Les recommandations formulées au terme des réunions des experts et sommets des chefs d’Etat, peinent à être mises en œuvre: «nous avons déjà un certain nombre d’institutions et de structures dans la région. Alors, ce que nous avons essayé de faire c’est l’état des lieux de ce qui existe déjà avant de faire de nouvelles recommandations. Mais on s’est rendu compte que tout ce que nous sommes en train de recommander a déjà été dit par le passé. Par conséquent, il faut retourner à nos textes, essayer de les mettre en application avant de voir s’ils sont insuffisants», indique Matt Houngnikpo. Selon le facilitateur du Cesa, cette situation est due à «un problème de volonté politique» né du fait que «la hiérarchie dans beaucoup de pays n’est pas encore sensibilisée par rapport à l’importance de l’insécurité maritime». L’autre problème pointe l’expert, c’est le manque de capacité des pays: «tous les Etats n’ont pas la capacité qu’il faut. Même les pays où les présidents sont conscients, ont donné des instructions, un problème de capacité réelle se pose».

La situation dans le golfe de Guinée, illustre bien ces difficultés. Réunis en juin 2013 à Yaoundé, les dirigeants des Communautés économiques des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Afrique centrale (CEEAC) ainsi que la Commission du golfe de Guinée (CGG), ont dessiné l’architecture de sûreté et sécurité maritimes dans le golfe de Guinée. Alors que la première évaluation de cette stratégie était censée avoir lieu en 2016 en vue d’un éventuel passage à une vitesse supérieure, le système n’est même pas complètement fonctionnel à ce jour. Pratiquement quatre années ont été nécessaires pour que les dirigeants statutaires du Centre interrégional de coordination soient désignés par les différentes organisations sous-régionales. Jusqu’en fin d’année dernière, le Centre régional de sécurité maritime de l’Afrique de l’Ouest (CRESMAO) n’était pas fonctionnel et seuls les centres multinationaux de coordination (CMC, instance qui coordonne les zones maritimes opérationnelles) de Douala au Cameroun (zone maritime D) et de Cotonou au Bénin (zone maritime E) étaient opérationnels. 

 

Enjeux 

La sécurité maritime est pourtant un enjeu de développement pour l’Afrique. Sur 54 pays que compte le continent, 38 sont des Etats côtiers. L’Afrique compte par ailleurs 13 millions de km2 de zones économiques maritimes et 17% des ressources mondiales en eau douce. 90% de ses importations et exportations transitent par la mer et un nombre important des corridors commerciaux maritimes les plus stratégiques se trouvent dans l'espace maritime africain. Le golfe de Guinée à lui seul abrite 5% des réserves mondiales de pétrole soit 24 milliards de barils.

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