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CIC: Trois comités pour monter en puissance

Écrit par  Thierry Ndong

Ils ont été mis en place au terme de la Réunion extraordinaire des hauts responsables du Centre Interrégional de Coordination tenue à Yaoundé le 12 février 2016.

Les chefs des institutions de CIC, en l’occurrence les ambassadeurs Ahmad Allam-Mi, Kadre Désiré Ouedrago et Florentina Ukonga ont décidé de prendre le taureau par les cornes. En effet, le secrétaire général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique centrale, le président de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, et la Secrétaire exécutive de la Commission du Golfe de Guinée ont enfin «souligné la nécessité d’une opérationnalisation rapide du CIC sur la base de la progressivité». Dans la foulée, ils viennent de créer à Yaoundé trois comités appelés à rendre leurs copies respectives au plus tard le 30 juin 2016.

Le Comité technique de recrutement est chargé de pourvoir l’organigramme du CIC adopté la semaine dernière dans la capitale camerounaise – siège du CIC. Composé des membres appartenant aux trois institutions (CEEAC-CEDEAO-CGG), ce Comité technique placé sous l’autorité des chefs d’institutions précités doit observer scrupuleusement «le respect de l’équilibre des Etats dans la désignation des postes statuaires»… Afin de garantir un démarrage rapide des activités du CIC, les institutions doivent procéder, dans un délai de 45 jours, à la désignation de trois candidats par poste statuaire du CIC, conformément à leurs règles et procédures internes, et sur la base des termes de référence validés en vue de la nomination des responsables du CIC avant le 30 juin 2016. «Sous réserve de la mobilisation des ressources nécessaires par les institutions, le recrutement des autres cadres devra être proposé au président en exercice de la réunion des hauts responsables par le directeur exécutif avec l’aide du comité technique de recrutement pour le 30 juin 2016». Le plan de recrutement au CIC porte sur un effectif total de cinquante (50) postes essentiels.

Le deuxième Comité mis en place est chargé de finaliser la stratégie de mobilisation des ressources et préparer la conférence des partenaires et des tiers contributeurs après la réunion du G7++ et Amis du Golfe de Guinée. Concrètement, ce comité paritaire s’emploiera à monter les dossiers de la Réunion Annuelle et le projet des programmes à soumettre aux partenaires  Il travaille par conséquent à assurer le financement autonome et durable du CIC. En attendant les retombées du travail dudit comité, les hauts responsables de la CEEAC, CEDEAO et CGG mettront la main à la poche pour alimenter le budget 2016 nouvellement adopté du CIC.

La troisième structure issue de la réunion extraordinaire de la capitale camerounaise est le Comité consultatif chargé du suivi et de l’appui au CIC. Composé de représentants des trois institutions, du pays hôte et des partenaires stratégiques, ce Comité s’assure de la mise en œuvre des activités et programmes du CIC.

 

Contexte

Cette feuille de route restera-t-elle lettre morte ? Cette fois-ci sera-t-elle définitivement la bonne? «J’ai la conviction que les institutions respecteront leurs engagements que toutes les structures seront mises sur pied d’ici fin 2016; pour un fonctionnement effectif du CIC dès janvier 2017. Je suis optimiste, c’est la finalité qui compte, malgré les contraintes» selon le président de la réunion extraordinaire de Yaoundé. De fait, les contraintes objectives ne manquent pas, selon le parton de la CEEAC. «La situation sécuritaire dans la région marquée par les actes de terrorisme perpétrés par le Groupe terroriste BOKO HARAM, les contraintes de calendrier de nos institutions au regard de la situation sociopolitique qui prévaut au sein de nos communautés et qui mobilisent les Hauts Responsables pour ne citer que celles-là».  Pour autant, continue Ahmad Allam-Mi, «devant cette situation et par souci d’accélérer le processus de Yaoundé, nous avons décidé de convoquer une Réunion extraordinaire limitée aux experts de nos institutions respectives et appuyés par quelques partenaires avant d’envisager, plus tard, la session ordinaire à laquelle les Etats membres seront conviés».

A en croire l’ambassadeur Ahmad Allam-Mi, la rencontre de Yaoundé s’est tenue à un moment très crucial, caractérisé par une recrudescence des cas de piraterie maritimes dans le Golfe de Guinée, malgré une accalmie constatée au lendemain de l’inauguration du CIC. A cela s’ajoute une situation économique aggravée par l’effondrement des cours des matières premières et la nécessité de préserver  davantage les échanges commerciaux en mer de même que les activités des opérateurs économiques du secteur maritime dans leur ensemble. 


 

L’Ambassadeur Ahmad Allam-Mi: «Le démarrage effectif du CIC est fixé à juillet 2016»

Les acquis de la rencontre de Yaoundé avec le secrétaire général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), président de la réunion extraordinaire des hauts responsables du CIC. 

Monsieur le président, le processus de Yaoundé consacrant la création du CIC par les chefs d’Etat de la CEEAC, de la CEDEAO et  de la CGG date de  juin 2013. Qu’est ce qui bloque  la mise en œuvre effective de cette décision?

Je vous remercie pour votre question, je crois que nous n’allons pas parler de blocage, car il y a des avancées notables. Cette rencontre en est une illustration. Je crois l’avoir dit dans mon mot introductif, depuis juin 2013, plusieurs rencontres ont eu lieu et ont abouti à l’inauguration du siège du CIC en septembre 2014. Une équipe de lancement a été mise en place et a produit les travaux qui nous réunissent ce jour. Dès que l’équipe de lancement m’a transmis ses conclusions en juillet 2015, j’ai diligenté une mission de transmission des dossiers reçus auprès du Gouvernement du Cameroun, de la Commission de la CEDEAO et de la Commission de Golfe de Guinée. 

 

Par la même occasion, je sollicitais leurs avis pour la tenue à Libreville au Gabon de la session ordinaire de la Réunion Annuelle des Hauts Responsables entre le mois de septembre et octobre 2015 prenant en compte les assises de l’Assemblée générale des Nations unies.

D’autres initiatives visant à tenir nos assises avant la fin de l’année 2015 ont butté à plusieurs contraintes de calendrier de nos institutions au regard de la situation sociopolitique qui prévaut au sein de nos communautés et qui mobilisent les Hauts Responsables. Mais comme on dit, dans toute chose, c’est la finalité qui compte, nous voici aujourd’hui à Yaoundé dans le cadre d’une session extraordinaire de la Réunion tant attendue, je m’en réjouis. 

 

La pratique a montré que nos institutions meurent toujours de la pénurie des moyens financiers. Avez-vous les moyens de votre politique ? En d’autres termes, quelle est le mode de mobilisation des ressources retenu pour le fonctionnement normal du CIC ?

C’est vrai, l’argent est le nerf de la guerre, dit-on et nous en sommes conscients. Plusieurs hypothèses de mobilisation des ressources s’offrent à nous : elles vont des contributions des Etats à l’apport des opérateurs du secteur maritime, moyennant un produit en contrepartie, sans oublier nos partenaires techniques et financiers tel que demandé par les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.

 Nous sommes convaincus que nos chefs d’Etat, qui ont eu la judicieuse idée de mettre en place cette structure,  lui doteront des moyens à la hauteur de leurs ambitions. L’avenir de nos échanges commerciaux et notre développement économique en dépendent.

 

L’un des points d’achoppement dans la structuration des organisations régionales demeure la répartition des postes. Comment entendez-vous structurer le CIC en tenant compte des intérêts des trois institutions?

Vous avez certainement suivi le déroulement des travaux des experts. Ici tout un comité ad ‘hoc a été mis en place pour examiner avec minutie le projet d’organigramme, le mode de recrutement du personnel et même les questions d’émoluments. Nous sommes aujourd’hui fiers de vous annoncer  que les propositions et recommandations faites par les experts aux Hauts responsables sont pertinentes et constituent des garde-fous  qui nous mettent à l’abri des querelles.

 

La CEEAC, la CEDEAO et la CGG comptent plus d’une vingtaine d’Etats, 25 si je m’en abuse. Et chaque Etat et/ou chaque Communauté a ses lois pour réprimer les fraudes et autres actes illicites perpétrés en mer. Sur la base de quelle loi entendez-vous vous appuyer pour sanctionner les indélicats ?

Le CIC compte en son sein une Division des Affaires juridiques et de la coopération judiciaire et c’est au sein de celle-ci que cette préoccupation a été prise en compte, notamment en matière d’harmonisation des législations nationales.

Propos rassemblés par Bobo Ousmanou

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