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Sûreté et sécurité maritimes: Que vaut la stratégie commune en faveur du Golfe de Guinée ?

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Siège du CIC à Yaoundé Siège du CIC à Yaoundé

Une session extraordinaire de la réunion annuelle des Hauts responsables du Centre interrégional de coordination se tient cette semaine à Yaoundé. Morceaux choisis du propos liminaire du secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) au cours d’une conférence de presse donnée à Libreville vendredi dernier.

« J'ai l'honneur et le plaisir de vous accueillir ce jour, pour aborder en ce début d'année, une question d'importance majeure, la question de la sûreté et de la sécurité maritimes dans le Golfe de Guinée.  A travers notre rencontre d'aujourd'hui, je voudrais  porter à la connaissance de nos partenaires Techniques et Financiers, de nos gouvernants, de nos populations et bien entendu de la presse sans laquelle notre action demeure inaudible, que du 08 au 12 février 2016, la capitale camerounaise Yaoundé, abritera une session extraordinaire de la  Réunion Annuelle des Hauts Responsables du Centre Interrégional de Coordination pour la mise en œuvre de la stratégie commune CEEAC-CEDEAO-CGG de sûreté et de sécurité maritimes  du Golfe de Guinée.

Il y a lieu de rappeler que cette stratégie a été adoptée après le Sommet des Chefs d'Etat de la CEEAC, de la CEDEAO et de la CGG tenue en juillet 2013 qui a mis en place le Centre Interrégional de Coordination (CIC). L’insécurité maritime dans le Golfe de Guinée constitue un phénomène complexe qui affecte la situation économique et politique des Etats du Golfe de Guinée, avec des conséquences très sérieuses y compris  pour ceux qui ne disposent pas d’accès direct à la mer. La criminalité transnationale fait peser de graves menaces sur la sûreté et la sécurité maritimes,  la paix et la stabilité internationales, d'une part, et sur  le développement économique des Etats de l’Afrique Centrale et de l’Afrique de l’Ouest, d'autre part. Cette situation entrave largement leur capacité à créer des richesses par une gouvernance durable de leur espace maritime et par la mise en œuvre d’une économie respectueuse de l’environnement.

 

Menaces persistantes

Ces menaces sont de plusieurs ordres. Elles vont du trafic des armes et des stupéfiants, en passant par la traite des êtres humains, la piraterie et les vols à main armée en mer, la pêche illicite, le mouvement des navires sous norme, l’enfouissement des déchets toxiques, pour ne citer que celles-là. Les exemples liés aux risques et aux menaces  causés par la piraterie sont légion et la situation demeure préoccupante. Ce sont les actes de trafics illicites de toute nature, qui s’apparentent à du brigandage et nourrissent le climat d’insécurité dans le Golfe de Guinée.

L’observation faite sur la sûreté et la sécurité maritimes dans  le Golfe de Guinée trouve des relations avec la situation au sahel et impacte sur les Deltas et les Estuaires dans cette zone. Cette situation générale d’insécurité porte préjudice au plan international : perturbation du commerce international, insécurité des infrastructures off-shore, immigration clandestine, et bien d'autres. 

 

Globalité

Le domaine de la sécurité maritime est globalisant. Il concerne tout à la fois le niveau politique, juridique et sécuritaire. Il appelle une action et une mobilisation concertées de l’ensemble des acteurs et bénéficiaires.

Je voudrais me réjouir de  voir la Communauté internationale et les « opérateurs de la mer » toujours mobilisés sur un sujet stratégique commun, dont la CEEAC et les Etats membres se sont saisis dès 2008. Depuis lors, de nombreuses conférences, de nombreux documents, des avancées notables et des initiatives multiples ont vu le jour. Il est capital que l’ensemble de ces travaux continue de s’inscrire dans un mouvement cohérent en accord avec les dispositifs existants et en particulier avec les stratégies maritimes dont se sont dotées les communautés régionales : en particulier les « stratégie de sécurisation des intérêts vitaux » de la CEEAC, « stratégie maritime intégrée » de la CEDEAO et naturellement « stratégie AIM 2050 » de l’Union Africaine devenue un repère incontournable pour mener de manière coordonnée les réflexions et les actions futures.

La nécessité de mettre en place une stratégie de sûreté et de sécurité maritimes  du Golfe de Guinée découle d'une volonté politique manifeste des Chefs d'Etat et de gouvernement de la CEEAC, de la CEDEAO et de la Commission du Golfe de Guinée de s’attaquer à ce phénomène afin d’assurer à l’Afrique la protection de son patrimoine et de préserver les intérêts de nos partenaires dans un monde fortement globalisé. Ce qui a conduit à de nombreuses  rencontres au niveau interrégional, continental et international pour la mise en place d’un mécanisme performant de coordination du dispositif de sureté et de sécurité maritimes.

Mon second motif de satisfaction est de savoir que la CEEAC a été la première communauté économique régionale à se mobiliser en adoptant, dès 2008, une stratégie maritime communautaire pour la sauvegarde des intérêts vitaux en mer  de ses Etats, comportant six piliers et ouvrant la voie à l’élaboration et à l’adoption de plans de sécurité maritime (SECMAR 1 et 2 devant être complété prochainement par un SECMAR 3).

Soutien

En appui au processus régional dit « de Yaoundé », les Nations Unies ont adopté deux résolutions en 2011 (R 2018) et en 2012 (R 2039) demandant à la communauté internationale  un soutien au processus. Pour la mise en œuvre du processus de Yaoundé, le Secrétariat général de la CEEAC assure depuis deux ans  la Présidence de la Réunion des Hauts Responsables, organe d’orientation et de tutelle du CIC.

Installé sous forme d’équipe de lancement en septembre 2014 à Yaoundé avec le soutien sans faille du Gouvernement Camerounais, le CIC a produit les documents ci-après :

• un rapport sur l'état d'avancement des activités du CIC;

• un dossier sur le projet de Plan de recrutement;

• dossier sur le projet de budget du CIC 2016

• un dossier sur les réunions (Annuelle + partenaires);

• un dossier sur les projets de programmes. 

 

Par ailleurs je salue les dynamiques communautaires et intercommunautaires qui sont bien à l’œuvre. C’est ainsi que je salue la très récente création de l’Institut Supérieur Maritime International (ISMI) inauguré récemment à Abidjan, grâce à l’implication de la République de Côte d'Ivoire, qui  offrira, en lien avec le CIC, des formations de haut niveau dans le domaine de la sécurité maritime. Ces dynamiques doivent se poursuivre de manière intégrée et coordonnée en s’appuyant sur les réalisations déjà mises en place.

Assurer la sécurité maritime apparait comme une nécessité pour le bien être des populations, le développement maitrisé et durable, et la stabilité de nos Etats. Aussi, nous devons tout faire pour nous doter de moyens à la hauteur de nos ambitions en coordonnant nos efforts avec les partenaires internationaux (Union Européenne, Etats-Unis, OMI) et privés (armateurs, industriels de la mer, concessionnaires …) , eux aussi bénéficiaires et acteurs de cette sécurité commune.

J'en appelle de tous mes vœux à la mobilisation de nos Etats et des « opérateurs de la mer », de nos Communautés régionales, de l’UA et de la Communauté internationale, afin que nous poursuivions ensemble les efforts communs pour renforcer l'existant, car dit-on, c'est l'union qui fait la force. La rencontre de Yaoundé consistera en l'examen et validation des documents présentés par l'équipe de lancement et à décider de l'opérationnalisation et de la montée en puissance effective du CIC.

 

Pour conclure mon propos, Excellences, mesdames et messieurs, je voudrais croire que tous ici comprennent et partagent le même souci, les mêmes préoccupations et donc la même volonté d'éradiquer l'insécurité en mer en vue de rendre nos mers pacifiquement navigables et nos échanges commerciaux qui s'y effectuent plus fluides ».

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