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Les étudiants en appellent à la spécialisation et la polyvalence

Écrit par  Didier Ndengue

Pour certains, les institutions universitaires d’Afrique centrale gagneraient à fabriquer des professionnels prêts à l’emploi dans des filières spécifiques.

Cet après-midi du 26 août 2015, Kobero Sidoine a les yeux rivés sur un train de passage à Nyalla, son quartier de résidence. L’engin transporte près d’une dizaine de conteneurs et des marchandises en partance pour Yaoundé, la capitale politique camerounaise. Toute souriante, elle se souvient des moments de son stage académique à la direction générale de Camrail, entreprise de transport ferroviaire au Cameroun. La jeune femme garde de très bons souvenirs de ses encadreurs. «C’était très bien là-bas. J’aimerais y retourner», lance-t-elle juste après le passage du train. Ce stage lui a permis de basculer de la théorie à la pratique. Ce qui lui aura également permise d’apprendre à s’adapter aux réalités du terrain. Aujourd’hui, Sidoine peut se réjouir d’avoir beaucoup appris de cette structure. «Quand un train est sur les rails, il y a un service à la direction qui maîtrise parfaitement à quel niveau il en est. S’il y a déraillement, ou un arrêt quelque part ou un accident quelconque, la direction le saura à la minute. Quand j’y étais, dans le cadre de mon stage, j’ai constaté que le téléphone ne cessait de sonner. Il sonnait à la seconde», se souvient-elle encore. 

C’est en 2013 que l’étudiante en logistique et transport a séjourné dans cette entreprise. Elle y a passé deux mois, en vue de la rédaction d’un rapport de stage pour sa soutenance. Cette année-là, elle n’empochera malheureusement pas son Brevet de technicien supérieur (BTS). Après cet échec, le premier du genre depuis l’enseignement secondaire, elle est contrainte de quitter les bancs, faute de moyen financier. «Mais ma tête y est encore entièrement. Mais j’espère être de la rentrée académique 2015/2016 parce que je ne suis pas encore assez fortifiée pour embrasser le monde professionnel», avoue la Centrafricaine qui revient fraichement d’une séance de formation en électricité. De mars à juillet 2015 effectivement, cette formation a gratuitement été offerte à une quarantaine d’étudiants d’Afrique centrale par l’Institut panafricain pour le développement Afrique centrale (IPD-AC). C’était dans le cadre de son programme baptisé «Fare» dont l’objectif est d’améliorer les conditions et le niveau de vie des jeunes défavorisés dans la sous-région Afrique centrale. Alors qu’elle souhaite exceller dans sa filière initiale, prisée depuis son entrée à l’université, la Centrafricaine a suivi une formation supplémentaire au même titre que d’autres étudiants camerounais et congolais. «J’avais un peu peur au début, mais j’ai adoré suivre cette formation. J’ai même trouvé la durée très courte», renchérit-elle. 

 

Les universités et leurs réseaux

A l’unanimité, beaucoup d’étudiants rencontrés dans la capitale économique du Cameroun pensent que le système académique de la sous-région Afrique centrale doit être repensé. Pour certains, on devrait miser sur la spécialisation des futurs bâtisseurs de la région. «C’est vrai que ça existe depuis la nuit des temps, mais plusieurs formations à la fois surchargent la tête des enfants. Etre polyvalent, c’est bien, mais le mieux serait de former des entrepreneurs ou des personnes prêts à l’emploi», suggère Kameni Félix, étudiant en biochimie à l’université de Douala. Agée de 22 ans, Sandrine Nguimbock est également dans la même logique que Kobero Sidoine qui revient d’une formation à IPD-AC. En troisième année à l’Ecole supérieure de gestion (ESG), dans la filière Ressources Humaines (RH), la Camerounaise compte y décrocher le Master 2. Après quoi, elle envisage interrompre ses études. Son rêve le plus cher, après avoir emmagasiné des diplômes dans sa spécialité, «est de travailler dans une banque, ou dans une compagnie pétrolière, principalement dans le département des ressources humaines». Elle surfe d’ores et déjà sur les sites Internet des entreprises à l’effet de décrocher un emploi. «Tout comme travailler dans ces grosses boîtes ne se fait pas comme lettre à la poste, l’accès également dans certaines institutions universitaires de renom à vocation sous-régionale est une question de connexion», pense Sandrine. «En zone Cemac, l’accès aux grandes écoles est très difficile…le système de recrutement est très flou. On se rend parfois compte qu’on recrute en fonction des connaissances. C’est très décourageant», regrette celle qui a longtemps rêvé poursuivre ses études à l’Université catholique d’Afrique centrale.

 

 

 

 

 

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