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Douala: Des forces spéciales pour restaurer le calme

Écrit par  Didier Ndengue

C’est l’option prise par les autorités administratives locales pour mettre un terme à la vague d’affrontements entre populations du quartier New-Bell Babylonne et des bandes organisées.

« Aux grands maux, les grands remèdes ». Dieudonné Ivaha Diboua a fait sienne cette maxime pour imposer le calme à New-Bell Babylone (Douala II). Descendus sur le terrain le 16 mars dernier, le gouverneur de la région du Littoral et son état-major ont évalué les échauffourées consécutives à la mort d’un présumé malfrat. « La flambée de violence dans ce quartier impose des mesures fortes. On est là face à une guérilla urbaine et l’autorité administrative se doit de rétablir l’ordre », a déclaré le patron de la région. A l’entame du weekend dernier, il joint l’acte à la parole. En accord avec sa hiérarchie, Dieudonné Ivaha Diboua a ordonné le déploiement des forces spéciales. Elles sont déclinées en une équipe mixte composée des éléments de la police, de la gendarmerie et du Bataillon d’intervention rapide (Bir). «Des blessés, des personnes du troisième âge molestées, des pillages en bandes organisées et prises d’une furie aveugle… L'effet est désastreux et provoque un vif émoi ! Et parce qu’on est dans une République, il faut bien que l’ordre revienne!», a justifié le gouverneur de la région du Littoral à la lumière de la dernière synthèse des faits de violence à New-Bell Babylone.

 

Claps

Dans ce quartier où la culture du ghetto a pris forme depuis longtemps, la mesure est toutefois approuvée par les riverains. En tête de liste, Garba Bakary, le sous-préfet de Douala II. «Ce quartier est une destination mythique pour amateur de faits divers. La présence des forces spéciales  dans cette zone permet d’atténuer cette vision et de se dire qu’on est enfin dans un quartier citoyen», dit-il. Ailleurs, une dame, employé dans une boulangerie du coin, marmonne : «Au moins, on est tranquille après cette séquence digne du Far West qu’on  a vécue ici ces derniers jours». Dans les dédales à l’extrême-sud du quartier, les patrouilles mixtes écument les maisons désaffectées. Leurs propriétaires, majoritairement des sans-emplois, disent avoir retrouvé le sommeil. Leur évaluation de l'accalmie tient sur la liberté de circuler: «On peut à nouveau marcher dans le quartier sans trop avoir peur de se faire prendre par un groupe de vengeurs», souffle joyeusement une revendeuse de vivres. Selon elle, le monde parallèle refermé sur lui-même s’est formé ici connaît un moment d’inactivité. « La drogue, les agressions… Le Bir nous a sauvés!», se félicite-t-elle.

 

Aux sources des violences

De sources officielles, c’est l’assassinat d’un conducteur de moto au lieu-dit Babylone qui a mis le feu aux poudres. Le gouverneur parle d’«un certain Issa Aboubakar» qui «serait donc décédé des suites de cette vindicte populaire». La scène s’est déroulée «dans la nuit du dimanche 12 mars, après un acte de banditisme perpétré par la victime», selon un témoin. Après son décès, ses camarades de KDD, son secteur de résidence toujours à New-Bell, ont promis de le venger. Ils ont joint les actes à leurs paroles. Les représailles ont débuté le jour même de son décès. Le 15 mars après son enterrement au cimetière du Bois des singes, ses compagnons, armés de machettes, couteaux, tenailles, etc. sont revenus terroriser les populations de Babylone. Les jeunes de Babylone, également apprêtés pour la bataille, vont engager une chasse à l’homme, question de repousser leurs ennemis. Même la présence des gendarmes ne les empêche pas de poursuivre ou de tabasser leurs adversaires. Quelques instants plus tard, plusieurs blessés sont enregistrés dans les deux camps. Les hommes en tenue vont tirer en l’air pour disperser les foules. Un peu plus loin, sur la route qui conduit au marché central de Douala, les forces de maintien  de l’ordre empêchent aux autres bandes, venues prêter main forte aux gangs de KDD, de bondir également sur les populations de New-Bell Babylone. Comme l’explique Charles A., vivant dans la zone située derrière l’Ecole des garçons : «Tout le monde courait dans tous les sens. Une rumeur a circulé disant que les gars de KDD et Monkam avaient des cocktails Molotov, qu’ils allaient s’attaquer à nos maisons. Alors chacun a cherché n’importe quoi pour sortir et les attendre de pied ferme. On a laissé les femmes et les enfants dans les maisons. Moi, j’avais un gourdin».

Didier Ndengue

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