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Minfi: Bruits autour d’une nomination

Écrit par  Aboudi Ottou

Limogeage pour les uns, promotion pour les autres : le départ d’Antoine Felix Samba de la tête de la direction générale du budget pour l’inspection générale fait des vagues.

Vendredi 10 mars 2017, après une audience avec son ministre de Finances, Alamine Ousmane Mey, Paul Biya signe un décret portant nomination des responsables au ministère des Finances (Minfi). Le texte lu, quelques temps après, en ouverture du 20h30 de la CRTV, la télévision nationale, porte Antoine Felix Samba, jusque-là directeur général du budget (DGB), au poste d’inspecteur général (IG) des services administratifs et budgétaires. Il remplace le feu Ndille Albert. Le strapontin de DGB, laissé par le fils de Minta dans la Haute Sanaga, échoit à Cyrill Edou Alo’o, depuis 2011, chef de division de la réforme budgétaire. 

Dans le sérail, où ils sont nombreux à parler de promotion-sanction, ce changement résonne comme un mini séisme : Antoine Felix Samba étant réputé proche de Chantal Biya, la Première dame, et de Ferdinand Ngo’o Ngo’o, le secrétaire général de la présidence de la République. «Paul Biya a enfin montré que c’est lui qui dirige ce pays», se laisse aller un haut fonctionnaire. Pourtant, à s’en tenir strictement à l’organigramme du Minfi, il s’agit bien d’une montée en grade. Mais les partisans de la promotion-sanction arguent que le poste d’IG est moins en vue et moins prestigieux… 

Cette façon de voir les choses est d’ailleurs renforcée par le traitement que la presse fait de ces nominations. Elles braquent en effet ses projecteurs sur le nouveau DGB. Et quand les médias focalisent sur le nouveau IG, c’est pour indiquer soit que le Fonds monétaire international (FMI), dont une équipe avait achevé quelques jour plutôt une mission au Cameroun dans le cadre des négociations en cours pour la conclusion d’un programme d’ajustement, l’a «limogé» soit que ce sont les réseaux qui l’ont «abattu».

 

Nouvelle affaire des titres ? 

La dernière version est celle qui revient régulièrement dans l’entourage de l’ancien maire de Minta. Ici, on prétend même que ce dernier a plutôt «tapé dans l’œil» du Fonds lors de ses dernières missions au Cameroun. Un démenti net des informations qui ont circulé après la lecture du décret présidentielle attribuant la décision de Paul Biya à la désinvolture de l’administrateur civil principal lors de la dernière mission du FMI.  

Chez les Samba, on est convaincu que le départ du chef de la fratrie de la tête de la direction général du budget est plutôt lié au refus de ce dernier de valider l’acquisition par un parent du président de la République de 1000 titres. Difficile pour l’instant d’en savoir davantage. Ce que l’on peut dire c’est que pour financer son budget, les Etats s’endettent aux moyens des titres publics. Pour le budget 2017, le Cameroun a par exemple prévu d’émettre des titres publics pour un montant de 300 milliards de francs CFA. Mais leur achat est normé. Procédure qu’Antoine Felix Samba n’estimait pas respecté. D’où son opposition. 

Une affaire qui rappelle une autre ayant fait les choux gras de la presse fin 2012. Franck, le fils aîné de Paul Biya, avait empoché 3 milliards de francs CFA après avoir acquis et revendus à l’Etat 9400 titres appartenant à Camtel. Bien des aspects de cette opération demeurent flous. Une chose est cependant certaine : c’est grâce à une lettre de garantie de 3,5 milliards de francs CFA produite par Afriland First Bank dirigée à l’époque par un certain Alamine Ousmane Mey, aujourd’hui ministre des Finances, que Franck Biya a acheté lesdits titres auprès de Camtel avant de les revendre à l’Etat.  

 

Optimisme 

Les circonstances de ce départ permettent aux Samba de garder espoir de voir le chef de clan rebondir… Son expérience en est d’ailleurs un atout. Antoine Felix Samba culmine en effet une trentaine d’année d’expérience dans l’administration. Après deux années (1987-1989) passées à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam). Il en sort administrateur civil et se retrouve au ministère de la Fonction publique comme cadre à la sous-direction des personnels. Il sera chargé pendant un an, soit de 1989 à 1990, de la rédaction des dossiers d’intégration. Il est ensuite affecté au ministère de l’Administration territoriale, mais n’y passe que cinq mois avant de rejoindre le secrétariat d’Etat à la sécurité intérieure d’où il repart en 1997. En 1999, il est nommé directeur des affaires générales au ministère des Transports. Quatre ans plus tard, il est promu conseiller technique n°2 au sein du même ministère. Il passera plus tard directeur des affaires générales au ministère des Mines et sera élu maire de Minta avant d’être nommé en 2013, directeur général du budget.

Aboudi Ottou 

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