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Industrie ferroviaire en Afrique: Le Maroc prend un train d’avance

Écrit par  Didier Ndengue à Casablanca

Le Royaume Chérifien se positionne comme la capitale africaine du rail. 

En cette matinée du 25 octobre 2016, Casablanca est sur les rails. La capitale économique marocaine accueille les leaders locaux et mondiaux du secteur ferroviaire. Bombardier et Alstom sont deux fabricants de trains installés au Royaume depuis plusieurs années. Pas moins de deux cents participants venus de douze pays, prennent part à la première édition du « Rail Industry Summit ». Une initiative de Maroc Export en partenariat avec le Groupement des industries ferroviaires (GIFER) du Maroc, et Advanced Business Event (ABE). L’émergence de l’écosystème ferroviaire au Maroc est au centre des discussions. Des réflexions sont menées entre professionnels et donneurs d’ordre internationaux à travers des rendez-vous programmés. 

Un terrain fertile pour les affaires 

Les deux fournisseurs de trains constituent le premier panel. Au cours de leur intervention, ils vont dévoiler leurs motivations et ambitions pour le Royaume Chérifien, qui leur a ouvert les portes des affaires. «Vous avez toutes les conditions réunies, un gouvernement qui vous aide, le système autour qui fonctionne (télécommunication), les infrastructures qui sont au point, et le dernier point est qu’il y a aussi un marché», témoigne Pier Prina Mello, responsable des achats à Bombardier Afrique. L’industriel canadien prend des proportions considérables grâce au soutien du gouvernement marocain qui lui donne la possibilité de s’épanouir. Des opportunités sont légion dans le domaine dans lequel il excelle. Le Maroc éprouve un grand besoin de trains et de locomotives de dernières générations. Toute chose qui motive Bombardier à redoubler d’effort. «Nous sommes constructeur de trains et de locomotives, donc la chose nous intéresse. Les projets de signalisation aussi. En plus, il y a des grandes villes marocaines, qui veulent passer à des systèmes de train. Donc, il y a toute une série d’opportunités qui pousse une société comme Bombardier à s’installer dans un pays comme celui-ci», se réjouit l’employé de la structure également spécialisée dans la fabrication des avions. 

Plan d’accélération industrielle 

Depuis plus de deux ans, le secteur ferroviaire au Maroc vibre au rythme du Plan d’accélération industrielle, lancé par le ministère de l’Industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique. Le sommet qui s’est refermé le 27 octobre à Casablanca, entre dans le droit fil de ce qui est déjà entrepris dans ce sens. «Ce travail qui a abouti jusqu’à présent à la mise en place d’une cinquantaine d’écosystèmes industriels aussi divers que complémentaires… et porteurs de très fortes ambitions pour l’économie nationale», se félicite madame Zahra Maafiri, directrice générale de Maroc Export, un centre de promotion des exportations. A l’en croire la patronne de Maroc Export, le ferroviaire marocain est porteur d’innovations, d’opportunités à l’international «et de synergies avec plusieurs autres secteurs tels que l’électrique et l’électronique ; les industries métalliques et métallurgiques ; le textile à usage technique… et bien d’autres». Sur le continent africain, la directrice générale de Maroc Export soutient que le rail «est un moyen de transport de masse qui assure confort et qualité de service auxquels aspirent les populations de plus en plus jeunes et mobiles dans notre continent». Très avancé en matière d’industries et d’infrastructures ferroviaires sur le continent, le Royaume du Maroc offre «la plateforme idoine pour créer un hub industriel porté à la fois par les commandes publiques des grands donneurs d’ordre nationaux…  que par le potentiel de demande internationale, notamment de notre voisinage sub-saharien», souligne Zahra Maafiri. C’est dans ce sillage que tous les acteurs concernés s’activent pour une montée en puissance de l’industrie ferroviaire au Maroc. On a par exemple «des commandes publiques annoncées et pérennes… de grands industriels qui investissent durablement dans notre pays…  et last but not least un tissu de PME (Petites et moyennes entreprises) créatrices de valeurs et d’innovations», a conclu Zahra Maafiri, au cours du premier sommet sur le rail en Afrique. 

Didier Ndengue à Casablanca


 

Réseau ferroviaire marocain: Un hub africain 

Le Royaume du Maroc compte agrandir son réseau ferroviaire et se doter du matériel roulant de dernière génération.

Déjà long de 2 200 Km, le réseau ferroviaire du Maroc est le plus grand du Maghreb et second plus important du continent africain, après celui d’Afrique du Sud. Un couloir reliant Marrakech à Oujda et dessert les grandes villes et les principaux ports du Royaume, à l’exception de ceux d’Agadir et de Nador. Cependant, les autorités du pays ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Les ambitions qui les animent ces dernières années laissent croire que le Maroc veut contrôler le secteur ferroviaire africain. Ici, on ne ménage aucun effort pour réaliser ce rêve. Beaucoup de projets sont en cours de réalisation. Les acteurs en charge du secteur sont au four et au moulin. Ils multiplient les stratégies avec le soutien du gouvernement qui met tout à leur disposition pour atteindre l’objectif. Au même moment, le Maroc rassemble des industriels internationaux autour de nombreux projets ferroviaires. Le pays envisage non seulement d’agrandir et d’améliorer son réseau ferroviaire, mais aussi de le rendre plus moderne et développé. Pour l’heure, il est impossible de dévoiler avec certitude l’agenda des géants qui y sont à pied d’œuvre pour concrétiser les chantiers. Il faut toutefois relever qu’en plus du français Alstom, présent ici depuis des décennies, il y a aussi d’autres industriels du secteur comme Bombardier, Colas Rail, SNCF, etc. qui se positionnent pour développer l’écosystème ferroviaire du Royaume. Ainsi, le Maroc, déjà reconnu comme un hub régional grâce à l’exportation de son savoir-faire vers l’Afrique, dans le cadre d’un partenariat-gagnant, n’est pas du genre à croiser les bras. 

Les ambitions d’Alstom Maroc 

Le Maroc prend une vitesse de croisière. Au cours du «Rail Industry Summit» du 25 au 27 octobre à Casablanca, les participants ont épluché le secteur ferroviaire du Maroc dans sa globalité. Plusieurs responsables d’institutions internationales sont prêts à y investir. Ils sont venus des quatre coins du monde pour tâter le terrain. Nombreux ont trouvé leur compte pendant les rencontres business to business (B to B), qui ont ponctué ces assises. Tout s’est déroulé sous le regard bienveillant de Maroc Export, de l’Office national des chemins de fer (ONCF), etc. dont les missions principales sont entre autres d’inciter les investisseurs internationaux à entreprendre au Maroc, d’amener les opérateurs marocains à investir à l’international, à étudier et construire de nouvelles lignes dans le secteur ferroviaire national, etc. Chacune des institutions a expliqué sa mission aux participants. Mais celle qui s’est taillé la part du lion pendant la rencontre est la société française Alstom Maroc, spécialisée dans la fabrication de trains. Elle a eu une journée à elle seule baptisée «Alstom Suppliers Day» le 26 octobre, au cours de laquelle elle a partagé son savoir-faire et ses projets en cours de réalisation au Maroc. En marge du sommet sur le rail à Casablanca, Brahim Soua, le Pdg de d’Alstom Maroc a accordé une interview à propos de la mise en place du TGV au Maroc au portail «Usinenouvelle.com»: «Nous avons livré la dernièrement douze rames conformément au contrat principal qui prévoit la livraison de 12 rames TGV Duplex. Cette ultime rame est arrivée sur le sol marocain à Tanger le 11 juillet. Nous avons quasiment fini la totalité des essais sur ligne ferrée classique conformément encore une fois au planning prévu», révèle-t-il. Le train à grande vitesse quant à lui, informe Brahim Soua, devrait rouler au Maroc en été 2018, selon l’ONCF.

 

DN


 

Hassan Rebouhate: «Le Maroc amorce de grands projets ferroviaires»

Le président du Groupement des industries ferroviaires (Gifer) du Maroc et Directeur général de la Société Chérifienne de Matériel Industriel et Ferroviaire  donne les grandes lignes du « Rail Industry Summit ».

Pourquoi un sommet sur le rail au Maroc ? 

Ce sommet consiste d’abord à faire connaître le Gifer. C’est normal ! C’est une association qui a vu le jour en début d’année. Elle est une association d’industriels ferroviaires marocains qui partagent des valeurs communes et qui veulent développer ce secteur. Le Maroc amorce de grands projets ferroviaires. Donc, nous voulons développer d’avantage l’industrie ferroviaire au Maroc pour qu’elle rayonne, pas seulement sur le plan national, mais aussi sur le plan africain. 

Que recherchiez-vous à la fin de ce sommet ? 

Il faut d’abord noter que c’est une rencontre d’échange à laquelle participent plusieurs acteurs, plusieurs administrations. Nous cherchons à faire aboutir notre contrat programme avec notre ministère de tutelle qui soit engageant pour les deux parties, en matière d’appui, d’aide, et de mécanismes d’appui de ces industries là et en matière de rayonnement des acteurs industriels. Ça, c’est notre objectif important. Et notre but ultime, c’est de pouvoir développer d’avantage le «Made in Morocco».

Pourquoi avez-vous fait appel à deux  géants comme Bombardier et Alstom alors qu’on sait qu’ils sont concurrents ? 

Dans ce domaine, nous on ne raisonne pas en termes de concurrents. Ce sont de grands constructeurs qui ont une avance claire par rapport à nous. Il n’y a pas de mal à ce qu’ils soient associés. Au contraire, ils sont des acteurs dynamiques de progrès. Nous raisonnons win-win. On ne raisonne pas concurrence. 

Quel est le niveau du développement du secteur ferroviaire au Maroc ? 

On a déjà le TGV qui est là. Ça vous donne une idée du développement du ferroviaire au Maroc. Nous sommes le premier pays africain à avoir un train à très grande vitesse. Le Maroc a déjà franchit ce cap là à très grande vitesse. Il y a de très grands projets au Maroc d’augmentation des voies, d’acquisition du matériel ferroviaire. Il y a des locomotives, des automotrices, il y a des trames, des extensions des lignes de train, etc. Il y a des projets ferroviaires qui sont là.

Propos recueillis à Casablanca par Didier Ndengue 

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