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Création et soutien des champions nationaux: Le gouvernement et le Gicam main dans la main

Écrit par  Didier Ndengue
Coupure du ruban d’ouverture des JDE-Gicam Coupure du ruban d’ouverture des JDE-Gicam

Louis Paul Motaze, ministre camerounais de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), a dialogué avec les créateurs de richesses, le 31 mai 2016 à Douala.

Les rideaux sont tombés sur les cinquièmes assises de l’Université du Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam) et la troisième édition des Journées de l’entreprise (JDE) le 04 juin 2016 à Douala. Ces deux rendez-vous ont eu lieu du 28 mai au 04 juin 2016 au siège du Gicam et à la Maison du parti de Bonanjo. «L’émergence des champions nationaux et des capitaines d’industrie comme levier pour accélérer et consolider la croissance» est le thème de cette grand-messe. Grande rencontre de débats et d’expositions, c’est un cadre propice pour parler entre autres du climat des affaires au Cameroun. Le gouvernement et les chefs d’entreprises locaux évoquent à l’occasion, les réalités qui plombent le tissu économique national. Louis Paul Motaze et Madeleine Tchuenté, respectivement ministre de l’Economie, de l’Aménagement et de la Planification du territoire (Minepat), et ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique (Minresi), ont représenté le gouvernement. Les deux chefs de départements ministériels ont échangé avec les créateurs de richesses en vue de trouver des solutions pour relever les défis du Cameroun. Parmi lesquels, l’Accord de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne (UE) qui doit entrer en vigueur en août 2016. «L’APE est là… Il nous faut préparer l’offensive… Nous sommes en compétition», rappelle Louis Paul Motaze.

Créer et soutenir les champions nationaux

Pour être compétitives sur les marchés régionaux et continentaux, les entreprises camerounaises doivent être des champions nationaux. C'est-à-dire «des entreprises généralement choisies par l’Etat pour devenir des producteurs ou des prestataires dominants sur le marché dans un secteur» explique Roger Tsafack Nanfosso, coordonateur scientifique du Cercle de réflexion économique du Gicam (Creg), et par ailleurs recteur de l’université de Dschang. L’économiste indique que les champions nationaux doivent inspirer les autres, en étant capables de rivaliser hors des frontières. De bels exemples existent en Afrique. Notamment au Maroc, en Côte d’Ivoire,... où l’Etat a opté pour «la création et le soutien» de ses champions nationaux. 

Le professeur Tsafack Nanfosso pense que l’Etat camerounais doit aussi implémenter ces deux politiques de naissance des champions nationaux. Pour le moment, le pays ne dispose pas d’assez de champions nationaux à cause des différents goulots d’étranglement qui plombent son climat des affaires, tant au niveau de l’administration que des entreprises. Ce qui fait dire au ministre Louis Paul Motaze que «nous avons un défi commun: le redressement de la courbe de croissance de notre économie». Ouvrant les débats aux cinquièmes assises de l’Université du Gicam le 31 mai 2016, le Minepat reconnaît que cette ambition «passe par la mobilisation de toutes les forces vives économiques, singulièrement de nos champions nationaux, ou alors plus prosaïquement d’industries». En d’autres mots, chaque partie doit pleinement jouer sa partition pour booster l’économie locale. Au niveau de son département ministériel, Louis Paul Motaze apprend qu’il a instruit à son directeur de l’économie de puiser dans le budget d’investissement public pour financer les entreprises privées. Pour la réussite de cette opération, le Minepat demande le soutien du Gicam.

 

Réactions

Alain Blaise Batongué, secrétaire exécutif du Gicam

«Nous nous tournons vers l’Etat»

Pour l’instant, nous nous tournons vers l’Etat comme a dit le Pr. Tsafack. Pour être champion national, il faut être en grande partie choisi par l’Etat. Ça permet à l’Etat de mettre en œuvre un ensemble de batteries pour améliorer les performances de ces entreprises. Les obstacles que nous rencontrons sont consignés dans les rapports réguliers que produisent nos instances de dialogue pouvoirs publics / secteur privé. Notamment le Cameroun business forum (CBF) qui a relevé un certain nombre d’entraves à l’environnement des affaires et à l’éclosion des chefs d’entreprises locales. Il faut une politique gouvernementale volontariste, pour favoriser l’émergence des chefs d’entreprises nationaux.

 

Issa Ba Aminou, Groupe Nana Bouba

«Nous atteignons 100 visiteurs par jour» 

Pour nous, c’était très capital d’assister aux journées de l’entreprise, car nous sommes à notre place ici. On a la possibilité, à travers ce site, de faire connaître nos produits, d’augmenter la notoriété. Nous avons reçu le ministre mardi, qui a été très satisfait et s’est montré très familier avec nos produits, car il les connaissait déjà. Vous savez que l’eau «Opur» est le sponsor officiel des lions, et le savon «Azur» est leader. Nous tournons autour de 80 à 100 visiteurs par jour, hormis la journée où le ministre était là, où on avoisinait trois cents. Nous permettons à chaque visiteur de rentrer avec un produit, sans toutefois oublier de notifier que les boissons chez nous sont gratuites. 

 

Désiré Tchomneu, Area Assurances

«L’absence de visiteurs m’attriste»

Les JDE sont une bonne chose. Elles nous permettent de nous faire connaitre. Mais je déplore de toutes petites choses cette année. Je m’attendais à voir beaucoup de visiteurs. Un grand nombre de personnes parce que le site a été ouvert au public, mais je me rends compte que jusqu’à présent, je ne vois pas grand monde. On va me dire que les gens sont au séminaire, mais quand on dit journée de l’entreprise,  c’est pour faire connaitre les entreprises qui émergent sur le marché camerounais, qui peuvent trouver des opportunités pour les chômeurs. Vous savez que de nos jours, avoir un emploi, ce n’est pas évident. Je ne vois pas grand monde, ça m’attriste un peu. Je m’attendais à voir une bousculade. 

 

Propos recueillis par DN


 

Entrepreneuriat féminin

Les femmes camerounaises invitées à plus d’innovations

Le Bureau international du travail (BIT) et le Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam) veulent les aider à entreprendre à travers le programme «Gérer mieux votre entreprise».

La ministre Madeleine Tchuente, l’entrepreneuriat féminin préoccupe

«Gérer mieux votre entreprise» (Germe) est un concept d’appui aux Petites et moyennes entreprises (PME). Ayant déjà fait ses preuves ailleurs, il sera conduit sur le plan local avec le soutien du Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam). La méthodologie de Germe, à en croire Lassina Traoré, permet de faire avancer les affaires. «Nous allons travailler avec le Gicam pour former les femmes à l’entrepreneuriat. Nous voulons former une masse critique de femmes au Cameroun», projette le représentant du Bureau international du travail (BIT), non sans indiquer que huit femmes sur dix au Cameroun, tout comme en Afrique, évoluent dans l’informel et gagnent deux fois moins, voire plus que les hommes. 

Des championnes nationales, le Cameroun en compte au bout des doigts. Une situation déplorable quand on sait que les femmes sont très douées en entreprise. Malheureusement, elles sont habitées par une multitude de craintes quand il s’agit de se lancer personnellement dans l’entrepreneuriat de haut niveau, préférant exceller dans l’informel qui ne génère pas d’emplois et ne contribue pas à la croissance économique du pays. Et pourtant, à en croire Adèle Kamtchouang, présidente directeur général de Tropik Industries, les femmes veulent aussi apporter leur touche dans le développement économique national. Les difficultés que rencontrent les femmes ont été soulevées par Lassina Traoré, le 02 juin 2016 au cours du débat portant sur les «Champions au féminin» dans le cadre de l’Université du Gicam. L’expert de l’organe de promotion de la justice sociale des Nations unies s’est appesanti sur les opportunités qu’offre le programme «Gérer mieux votre entreprise» piloté par son institution à travers le monde. 

Les obstacles

En Afrique et plus particulièrement au Cameroun, les femmes ne créent pas assez d’emplois. Ce qui fait qu’elles ne peuvent pas aussi véritablement contribuer à la réduction de la pauvreté. Adèle Kamtchouang est restée très attentive pendant les explications de Lassina Traoré sur ce sujet. Elle essaye d’expliquer ce qui coince: «Les femmes ont beaucoup de problèmes au niveau de l’entrepreneuriat féminin. Il y a l’accompagnement bancaire qui n’existe pas. C’est très difficile parce que les banques n’ont pas l’habitude d’avoir des femmes sans garantie qui demandent à être supportées pour des projets qu’elles portent. Il y a aussi un petit déficit en formation pour ce qui concerne le management et les autres outils Tic, qui sont des outils importants pour arriver à un certain niveau d’entrepreneuriat. Ce sont là les faiblesses des femmes». Au sein du Gicam, il existe la commission Entrepreneuriat féminin qui est chargée de ce genre de dossier. Il s’agit «justement d’une commission qui a été créée pour essayer de palier à tout cela. Pour briser les barrières, il faut oser, c’est beaucoup de courage. Une bonne dose de courage parce que, arriver dans un milieu purement masculin, travailler et se donner à fond, ce n’est pas donné. Tout repose sur le travail et la capacité de montrer ce qu’on sait faire», encourage dame Kamtchouang, très optimiste. Cette dernière invite les femmes à prendre plus d’engagement. «Elles n’ont pas le droit d’avoir peur. C’est vrai qu’on est dans un environnement des affaires de haut niveau un peu masculin, mais elles ont toutes les capacités pour y arriver. Tout ce dont elles ont besoin, c’est d’un accompagnement. Nous sommes à leur disposition pour les accompagner, pour les coacher pour qu’elles arrivent à un niveau entrepreneurial un peu plus supérieur que ce qu’elles font aujourd’hui». Pour les permettre d’être apte sur le terrain, le Gicam leur propose des formations, accompagnement bancaire, etc. La commission Entrepreneuriat féminin qui s’en charge regorge des femmes qui travaillent dans des banques, assurances, etc. En coopérant, elles ont la capacité de briser les barrières liées au financement de leurs projets. «C’est ce partenariat là, qui va nous permettre, nous les femmes, de nous développer un peu plus dans l’autonomisation financière et même économique à laquelle on veut arriver», conclut dame Kamtchouang.

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