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Dévotion mariale: Tom chante pour l’intégration

Écrit par  Jean-René Meva’a Amougou

L’idéal communautaire a été placé au centre des causeries entre femmes de cinq associations venues de la sous- région.

Le soleil se lève tôt sur les hauteurs de Nkongoa (Mefou-et-Afamba). Ce 15 septembre 2016, il s’est levé sous les décibels distillés par les associations mariales d’Afrique centrale. Ce jour, l’affiche placardée à l’entrée de la paroisse de Tom signale que les «servantes de Marie» viennent du Gabon, de la République Centrafricaine, du Congo, de Guinée Equatoriale et du Cameroun. Elles sont là pour deux jours. «Cette rencontre à Tom autorise pour la première fois depuis 88 ans la célébration d’une messe sous régionale», dit Mgr Ambassa Minfoumou, le chapelain de Sa Sainteté Benoît XVI au Cameroun. Et il y a avait une belle foule chantant et priant les cantiques où les plus vieilles dames et les plus jeunes aussi se côtoyaient en bravant la pluie sous les pépins.

 

«Intégration religieuse»

De Bangui à Malabo, en passant par Libreville, Brazzaville et Yaoundé, les cloches mariales d’Afrique centrale ont résonné à toute volée en ce lieu mythique. «Il est juste et bon que de vivre ainsi la foi. Marie est aussi la mère des peuples qui se fréquentent, donc de l’intégration», s’est félicité Mgr Ernest Boulazié, vicaire de la paroisse de l’Annonciation de Bangui. Il est suivi dans ce raisonnement par son confrère du sanctuaire Marie Mère de Jésus de Libreville (Gabon). Pour l’abbé Hyacinthe Mba, les prières élevées de manière massive pour la fin des émeutes dans son pays  assurent des lendemains meilleurs. «Cela ne demande aucune levée de fonds, ni préparation matérielle complexe. Juste un acte de volonté. Ce que nous vivons ici n’est qu’une initiative simple à mettre en œuvre, et qui est retentissante», insiste-t-il, invitant toutes les associations présentes à se joindre à l’appel du pape Benoît XVI en faveur de la tolérance. Le prélat gabonais pense que le fait d’avoir réuni à un même endroit des centaines de femmes ne prend pas seulement un tour local mais cela a une portée sous régionale. La femme, appuie-t-il, est surtout un vecteur d’intégration en Afrique centrale. 

Pourquoi avoir choisi le 15 septembre? A cette date, la paroisse de Tom fête la naissance, il y a 55 ans, de l’association mariale du coin. «Les chrétiens d’ici ont toujours pensé que la dévotion mariale fait tomber les murs. Les murs qui doivent tomber sont très vastes: ceux qui séparent les nations et les peuples qui entre-tuent, mais aussi ceux qui divisent les communautés entre elles, y compris en Afrique centrale», explique Bernadette Koulou, la doyenne de l’Ekoan Maria de Tom. Marguerite Loukaya, présidente nationale des servantes de Marie du Congo aborde dans le même sens : «les barrières qui existent entre nos pays seront bientôt démantelées grâce à nos prières».  

Expérience

Prises dans leur contexte, les paroles de cette fidèle s’arriment à la devise des associations mariales à travers le monde : Pas de distinction entre les peuples. Cela est vrai. Ici à Tom, les femmes affichent des profils divers. Loin d'être toutes employées par l'Église, elles sont  médecin, commerçantes, journaliste, danseuse... «Je le vis comme une présence enfouie dans le monde, mais avec la liberté de parler et de partager avec mes sœurs d’Afrique centrale», se vante Adriano Lema, venue de Guinée Equatoriale. Il y a quatre ans, elle a ressenti un appel presque «physique» l'invitant à «donner sa vie consciemment au profit de toutes les communautés». Elle s'est alors souvenue de cette femme inconnue qui lui avait parlé deux ans plus tôt de l'association Marie Mère de Dieu de Ebibeyin. «Je pense que c'était ma vocation de rester dans le monde. J'y ai beaucoup d'amis, c'est le tissu de ma vie, c'est ce qu'il a choisi pour moi. J'ai l'impression qu'il me demande de vivre des dons qu'il m'a confiés, analyse la musicienne virtuose en mettant sous le «il» ce dieu dont elle s'assume en «épouse». «Souvent je reconnais en rigolant que ce nom n'est pas très facile à porter de nos jours... Mais il faut dire les choses comme elles sont», lance-t-elle.

Au menu également, beaucoup de lectures, quelques cours et échanges d’expériences. Rendez-vous pris en août 2017 à Malabo.

 

 

Jean-René Meva’a Amougou

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