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A Douala: Les Centrafricains approuvent le nouveau président

Écrit par  Didier Ndengue

Ils font entièrement confiance au nouvel homme fort de leur pays confirmé par la Cour constitutionnelle de transition le 1er mars 2016. 

Faustin-Archange Touadéra a été élu président de la République Centrafricaine avec 693.864 de voix, soit 62,69% contre 412.881 soit 37,31% pour Anicet-Georges Dologuélé. Ces résultats ont été déclarés par le président de la Cour, Zacharie Ndouba, confirmant donc les résultats donnés le 20 février par l’Autorité nationale des élections (ANE). Après ce coup de massue sur la tête de leur champion, les pro-Dologuélé de la capitale économique camerounaise ont, au nom de la démocratie, vite fait d’accepter les résultats finaux du scrutin du 14 février 2016. Mais après l’annonce des résultats officiels, certains lui sont restés fidèles à Anicet-Georges Dologuélé, tandis que d’autres ont accepté la victoire du candidat indépendant, Faustin-Archange Touadéra, dont les résultats ont été confirmés le 1er mars 2016 par la Cour constitutionnelle de transition. «C’est le président de tous les centrafricains. On l’accepte comme tel», approuve Ndama Prince Wilfrid Dany, avant d’apprécier le nouveau patron: «Touadéra est un bon président. Il est un intellectuel. C’est la première fois que nous avons un intellectuel à la tête de notre pays. Je pense que c’est un monsieur qui connait le travail. Ce qui fait que nous n’avons rien à redouter. C’est un docteur et ancien recteur de l’Université de Bangui. Etant Premier ministre aussi, il faisait déjà bien son travail», rassure le jeune homme, qui a entièrement confiance au nouveau président. 

 

Plus fort

Sous un manguier à New-Bell dans le deuxième arrondissement de Douala, Claudia Tchissikombre, jeune femme centrafricaine, froisse subitement son visage. Claudia vend des croquettes dans ce quartier populeux de la cité économique camerounaise. Depuis un certain temps, elle a perdu le sourire. Même avec ses clients. Ses voisins croient que c’est la conséquence de la défaite de son candidat à la dernière élection présidentielle dans son pays. Anicet-Georges Dologuélé était le champion de Claudia. Il a été renversé au deuxième tour par un plus fort que lui. Avant même le premier tour des élections, elle avait collé plusieurs affiches du candidat déchu sur plusieurs barrières des maisons de son secteur. Comme Claudia, plusieurs autres Centrafricains de la capitale économique camerounaise avaient aussi collé les portraits d’Anicet Georges Dologuélé sur leurs murs. 

 

Chantiers 

Tous les regards sont donc désormais rivés sur Faustin-Archange Touadéra, qui a hérité d’un pays au bas de l’échelle sur tous les plans. Le combat économique par exemple, va être rude, mais Touadéra et les siens sont condamnés à le gagner. Comme par le passé, «la balance commerciale de la République Centrafricaine reste d’une manière chronique déficitaire, sans que cela soit compensée par des investissements productifs», soulignait déjà Ange Félix Patassé, le 22 octobre 1993. 23 ans après, ces maux énoncés par l’ex-président de la République centrafricaine sont toujours d’actualité. Un tableau sombre orchestré non seulement par la politique commerciale internationale de la RCA, mais aussi par les réalités locales. 

Notamment, la mévente des récoltes chez le paysan, accentuant ainsi sa paupérisation; non paiement des salaires entrainant des grèves successives qui bloquent l’appareil de l’Etat ; succession d’années blanches pénalisant la jeunesse centrafricaine, à qui on a volontairement tourné le dos et qui se sent obliger d’aller chercher fortune ailleurs; mise en veilleuse des hôpitaux et autres centres de soins démunis de tous moyens avec son corollaire une mortalité galopante sans précédent ; chômage des jeunes dans les villes et un développement sans précédent de la délinquance juvénile ; augmentation de la criminalité dans les villes et campagnes où règne l’insécurité incompatible avec le développement économique, etc. Face à ces maux, les centrafricains que nous avons rencontrés à Douala souhaitent que Faustin-Archange Touadera s’investisse à fond pour redresser son pays en faisant également recours aux centrafricains de l’étranger. 


 

 

Réactions des centrafricains de Douala

 

Ndama Prince Wilfrid Dany 

«Il faut du travail pour tout le monde»

Il était d’abord dans l’ancien gouvernement. Il avait bien commencé le travail. Il avait beaucoup de projets à réaliser jusqu’à son départ. Mais comme dans sa campagne il avait parlé aux centrafricains que : si vous me donnez la chance de revenir, je vais continuer tout ce que nous avons déjà bâti, tous les projets que nous avons entamé, je vais seulement finir le travail. C’est à peu près ça. Mais je sais que par la fin, il finira les tâches qui sont devant lui. Il a des choses à faire. Notamment au niveau de l’éducation où il doit renforcer l’éducation et la sécurité. Et aussi les infrastructures. Il y a aussi un problème de lumière qui se pose en Centrafrique. Il doit mettre l’œil sur ça et voit aussi le problème de l’insécurité entre Bangui et Garoua-Boulaï. Pour faire que la paix revienne aussi de ce côté, parce que c’est à partir de là que nous sommes ravitaillés en aliments. Toutes nos choses sortent par ici. Il faut des petits travaux pour tout le monde. Nous avons besoin de la paix pour que tout s’arrange. C’est un manque d’emploi qui pousse les jeunes à la rébellion. Mais avec le nouveau président, tout rentrera dans l’ordre.

 

Kamata Nathan   

«J’accepte Touadéra comme président» 

Je suis très content du peuple centrafricain. On a fait un pas en avant. On a choisi notre dirigeant par la voie des urnes. Nous avons fait un grand exploit. Je suis fier d’être un centrafricain. J’accepte les résultats, j’accepte le nouveau président. Avec lui, je m’attends à ce que le pays change. Premièrement, il faut qu’il instaure la sécurité au niveau de notre territoire, et après, on pourra penser à la relance économique. 

 

Ngofio Octavie 

«Notre pays a aussi besoin des femmes»

Nous voulons qu’il fasse revenir toutes les femmes qui ont fui le pays à cause de la crise. Nous sommes aussi concernées. Nous avons envie de rentrer chez nous. Il faut que notre président Touadera regarde toutes les femmes et filles qui sont dans des pays différents, pour qu’elles rentrent dans leur pays pour contribuer au développement. Notre pays a aussi besoin de nous, les femmes. Pendant notre séjour dans les pays où nous avons été réfugiées, nous avons vu beaucoup de choses et nous voulons aller les mettre en pratique dans notre pays d’origine. Nous avons premièrement besoin de la sécurité pour rentrer. 

Propos recueillis par DN

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