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Ministère des Affaires sociales: Théâtres d’ombres autour d’un pactole

Écrit par  Jean-René Meva’a Amougou

La ministre et l’un de ses collaborateurs s’étripent pour un magot. L’une allègue qu’il s’agit d’un détournement de fonds publics. L’autre dit le contraire. L’affaire reste pendante en justice.

Les faits

Au départ était une affaire de gros sous et de matériel roulant: 118 millions de francs CFA et 03 voitures de luxe. Au départ aussi, étaient deux personnages: Irène Pauline Nguené et Boniface Pascal Mbeng Enama. Suffisant pour embraser les réseaux sociaux  au vu du profil de l’une et de l’autre : la première est l’actuelle ministre des Affaires sociales (Minas) et le second est inspecteur des Affaires sociales, actuel délégué départemental du Minas pour la Mefou-et-Afamba (région du Centre). En date du 27 janvier dernier, Irène Pauline Nguené porte plainte auprès du procureur près les tribunaux de grande instance du Mfoundi-Centre administratif contre Boniface Pascal Mbeng Enama. La plainte ministérielle tourne autour du pactole mentionné supra.

En fait, la ministre reproche à son collaborateur d’avoir pris et utilisé à son insu, une somme de 118 millions F CFA, ainsi que trois voitures de luxe, obtenus d’un certain Ndong (un homme d’affaires gabonais d’origine camerounaise), lequel s’était présenté au délégué départemental du Minas de la Mefou-et-Afamba comme venant de la part de la ministre. A en croire les termes de la plainte susmentionnée, cet homme d’affaires lui aurait remis le pactole afin de gagner des marchés au ministère des Affaires sociales.

En quelques temps, c’est le tollé à Mfou, localité dans laquelle travaille Boniface Pascal Mbeng Enama. Les femmes, menacent de gagner la rue au nom de leur délégué départemental kidnappé (selon elles) par la ministre. Mis au parfum de la situation, les autorités administratives de la Mefou-et-Afamba tentent de calmer les esprits en relevant que l’affaire serait suivie par la hiérarchie. Dans la foulée, des organisations de la société civile s’en saisissent. Pendant ce temps, l’accusé ne se reproche rien, bien qu’il soit arrêté à la police judiciaire du Centre. Il dit être libre dans sa tête. Tout au plus, il analyse sa «persécution» comme une volonté de son ministre «d'avoir en moins un collaborateur encombrant».

 

Décryptage

Dans cette affaire, en premier, tout porte à croire que la ministre s’inspire d’un antécédent. Selon nos informations, le 20 Octobre 2013, Boniface Pascal Mbeng Enama, a été bloqué à l'aéroport international de Douala où il devait s'envoler pour Abidjan (Côte d'Ivoire). On évoquait alors une friction entre Ange Michel Angouing (actuel ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative) et l’intéressé (alors chef de la cellule de coordination des structures chargées de la gestion des carrières an Minfopra). Le premier avait suspendu le second de ses fonctions pour 03 mois le 16 mai 2013 pour «manquement grave à l'éthique et à la déontologie administratives». On l'accusait alors d'escroquerie sur un prestataire de services à qui il aurait d'abord soutiré 30 millions de francs pour l'attribution d'un marché, avant de l'en délester de 05 autres pour soi-disant lui faciliter l'accès au ministre, présenté comme le bénéficiaire direct de tette dernière somme.  Boniface Pascal Mbeng Enama avait aussi été interpellé par la police judiciaire (PJ) dans le cabinet du chef de département. Il sera libéré après toute une nuit de garde à vue à la PJ le 18 juillet 2013.

En seconde ligne d’analyse, on pourrait s’approprier cette boutade de Tristan Bernard qui disait que «l’argent n’a pas d’odeur, mais à partir d’un million il commence à se faire sentir». Et dans le cadre de cette affaire, il y a un fort parfum d’argent: 118 millions de francs CFA. Si le montant est connu, ce à quoi il devait servir reste noyé dans un record d’imprécisions. 

Bien plus, cela montre à quel point le système fonctionne en circuit fermé, entre services que l’on se rend et se monnayent cher  dans l’administration publique. Toutes choses qui servent de prétextes à humiliation et à stigmatisation médiatique, d’où les accusations parfois approximatives et les sentences souvent expéditives relayées dans la presse ces derniers temps. Car en fait, l’on est loin de savoir qui a commandé quoi, quand, où, comment et pourquoi. 

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