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Mgr Jean-Marie Benoît Bala: Vaudou sur une mort suspecte

Écrit par  Jean-René Meva’a Amougou

Infos, intox et manipulations se chevauchent et se bousculent. Chacun dit sa messe sur le sujet. Des cercles se prennent les pieds dans la sacristie et dévoilent des noms et des scandales.

« Je vous salue… Plein de rage »

« Porté disparu ». Avant qu’un pêcheur malien ne découvre, flottant sur les eaux de la Sanaga, la dépouille de Mgr Jean-Marie Benoît Bala ce 02 juin 2017, la formule s’ouvrait encore au souhaitable et au possible. On espérait encore voir le prélat vivant jusqu’à ce que la nouvelle de sa mort ne vienne faire exploser les digues du bon sens au sein de l’opinion nationale et internationale. L’effroi. Il n’y a pas d’autre mot pour désigner le sentiment qui étreint la communauté catholique du monde entier devant ce drame. Un drame qui, en plus de renforcer l’impression que l’horreur a franchi un nouveau grade, vient surtout rappeler que la litanie des tragédies laissant sur le carreau des dignitaires de l’Eglise catholique romaine au Cameroun semble infinie.  

En quelques années, on aura eu, sans prétendre établir une liste exhaustive, les Frères Anton Probst et Dominique Lescane, les sœurs Germaine Marie Husband et Marie Léonne Bordy, les abbés Joseph Mbassi, François Xavier Mekong, Apollinaire Claude Ndi, Barnabé Zambo, les Pères Anthony Fongtegh, Engelbert Mveng, Amougou, Mgr Yves Plumey… De cet inventaire, où ne manque presque rien qui n’ait pas fait fleurir au moins une actualité éditoriale, on ne peut qu’être rempli de rage en saluant la mémoire de ces prélats. On est d’autant plein de rage que dans la plupart des cas, les circonstances de leur disparition n’ont jamais été suffisamment élucidées.  

Et voici encore une affaire et sa foule de mystères. A l’heure actuelle, pas facile d’avancer avec certitude que l’évêque du diocèse de Bafia a été tué. Pas facile non plus d’affirmer qu’il s’est suicidé.  Reste que les différentes opinions qui apparaissent sous la forme de nombreuses questions, bouillonnent dans les entrailles du peuple. Un peuple qui salue le déploiement des pouvoirs publics à Ebebda. Un peuple qui, plein de rage, refuse d’attribuer cette affaire au hasard. Il voudrait que la lumière soit faite au milieu du bruit confus de mille questions diverses et de mille réponses incertaines, pour qu’enfin, il puisse sortir de l’état de confusion où l’a plongé cet autre décès qui bouleverse toutes les catégories. On a bien noté à qui ont été confiées les enquêtes. Le peuple salue cela. Mais en même temps, il ne voudrait pas qu’un épais rideau noir ne vienne, une fois encore, encadrer cet écran lumineux. Il salue… Plein de rage d’en savoir plus.


Mgr Jean-Marie Benoît Bala: Mort d’une « mort suspecte »

C’est ce qu’indique un communiqué du procureur général près la Cour d’appel du Centre.

C’est officiel : Mgr Jean-Marie Benoît Bala, l’évêque du diocèse de Bafia (région du Centre) est mort dans des circonstances troubles à l’âge de 58 ans. Pour Jean Fils Ntamack, il s’agit d’une « mort suspecte ». Le procureur général près la Cour d’appel du Centre, a d’ailleurs rendu public un communiqué à cet effet le 02 juin dernier. Dans le document, il a précisé qu’une enquête judiciaire a été ouverte. Celle-ci est diligentée conjointement par  la direction de la police judiciaire et le service central des recherches judiciaires de la gendarmerie nationale. Les deux services seront  placés sous l’autorité des procureurs de la République près les tribunaux de Bafia et de Monatélé, sous la supervision du procureur général près la Cour d’Appel du Centre.

 

Motivations

Même si Jean Fils Ntamack ne l’a pas dit ouvertement, on devine que relativement à ce drame, toutes les hypothèses doivent être explorées. «Car il s’agit d’une mort qui dérange. Et de fait, plusieurs éléments méritent une attention. A cela, une autopsie est absolument nécessaire», avise le Dr Alban Tsagadigui. Selon ce médecin légiste à la retraite, l’environnement en amont et aval du drame doit  être étudié et noté. «Cela suppose que : les lieux, heures et circonstances de découverte du cadavre, traces de violence, présence de taches ou de traces (qu’il faudra noter, étudier, photographier et que des spécialistes prélèveront éventuellement). De même, les enquêteurs devront s’intéresser sur cinq parties particulières où des signes de violence doivent être systématiquement recherchés : le crâne et la face, le cou, la région génitale et les mains», énumère le praticien émérite.

Et puisque la dépouille de Mgr Jean-Marie Benoît Bala a été retrouvée dans la Sanaga, ce spécialiste renseigne que l’eau sera prélevée dans le volume d’eau où la noyade est censée s’être déroulée. 

A l’en croire, il faudra aussi procéder à la datation de la mort du prélat. Elle peut être évaluée grâce à l’analyse rigoureuse des signes positifs de mort : température du cadavre, lividités, rigidités, traces de putréfaction compte tenu des enjeux judiciaires évidents. 

À l’issue de cette étape d’examen, il faut tenter de distinguer suicide d’homicide, et préciser les mécanismes possibles du décès. 

Porté disparu dans la nuit du 30 au 31 mai 2017, l’on était sans nouvelle de Mgr Jean-Marie Benoît Bala. L’inquiétude va alors naître chez ses proches collaborateurs. Ce d’autant plus que la voiture (4×4 de marque Toyota de couleur blanche) avait été retrouvée sans son occupant mercredi 31 Mai 2017 sur le pont de l’Enfance (Sanaga), à Ebebda, à 90 kilomètres de la capitale. Dès le 31 mai 2017, des équipes de plongeurs (sapeurs-pompiers, armée marine et riverains) étaient à la recherche du disparu d’alors. Les premiers indices recueillis sur place avaient conduit les enquêteurs vers la piste d’un suicide par noyade. En effet, Mgr Jean-Marie Benoît Bala avait laissé un mot sur un papier portant l’en-tête du diocèse de Bafia où il avait écrit: «Je suis dans l’eau». Repéré à Tsang (près de Monatélé, en aval du cours de la Sanaga) par un jeune pêcheur malien, la dépouille du sermonnaire a été repêchée des eaux le 02 juin 2017 en mi-journée. 

Sur ordre des autorités, l’évêque mort a été transporté vers la morgue de l’hôpital général de Yaoundé. 


Me Nestor Mbia: « La loi fait primer l'efficacité »

L’avocat au Barreau du Cameroun explique les paramètres relatifs à la « mort suspecte ».

Mort suspecte : qu'est-ce que c'est?

Il y a mort suspecte dans deux types de situation. La première, c’est quand les causes ou circonstances du décès ne sont pas clairement et sûrement déterminées. La seconde, c’est quand le décès survient dans des conditions qui laissent craindre des causes non naturelles. On parle de « mort suspecte » lorsqu’il y a possibilité d’intervention d’un tiers et, par conséquent, lorsque la mort peut relever d’une infraction. Il arrive dans certains cas que la mort survienne contre toute attente et qu’aucun élément ne permette de l’expliquer lors de l’examen du corps. Le rôle du médecin légiste est, dans ce cas là, très compliqué puisqu’il doit établir si la mort est naturelle ou non. Afin de répondre avec certitude à cette question, il doit déterminer la cause exacte de la mort.

 

Quel(s) élément(s) la justice met-elle en avant pour qualifier une mort de «suspecte » ?

Il y a surtout les causes non naturelles. Parmi celles-ci, on peut citer un accident dont les responsabilités nécessitent d'être établies, un suicide ou un meurtre. 

Il est à relever que parfois, pour qualifier une mort de « suspecte », la justice se base sur la personnalité du défunt. Il y aussi l’absence de lésion permettant d’affirmer la mort violente ou si les lésions ne permettent pas d’expliquer le décès (blessures anodines ou blessures post-mortem). Bref, lorsque le corps du défunt est sans trace de plaies, sans témoin, sans antécédents.

 

On suppose dans ce cas que l’intervention d’un médecin- légiste est nécessaire…

Absolument ! Il intervient classiquement pour faire parler les corps morts. C’est lui qui comprend mieux le langage des défunts pour le dire simplement. Vous savez, c’est le parquet qui centralise et dirige les investigations policières, mais la loi fait primer l'efficacité. C’est à ce titre qu’un médecin-légiste intervient. Dès lors que la mort est suspecte ou violente, une enquête est confiée à la Police judiciaire. L'autorité judiciaire peut alors décider de transférer le corps dans un institut médico-légal pour pratiquer une autopsie. Un médecin, agrémenté par la police judiciaire, établit le certificat de décès. C’est lui qui est chargé de déterminer la ou les causes de lésions d’une victime, et en particulier les causes de décès suspect. Il doit dans le cadre d’une enquête, constater et étudier les faits criminels ou délictueux ; apprécier des dommages causés à un individu par une violence accidentelle ou criminelle ; rédiger des rapports détaillés pour le  magistrat. Et pour éviter d’éventuelles erreurs, il effectue un examen clinique de la victime (évaluation des lésions cutanées, examen des organes) ; il peut être amené à faire une recherche de toxique, des analyses biologiques, ou encore utiliser des techniques d’imageries médicales.

 

Pour livrer sa copie à la justice, cela devrait lui prendre combien de temps ?

La loi camerounaise ne fournit aucune précision à ce sujet. Elle donne tout simplement au médecin-légiste le pouvoir d’examiner un corps mort dans un intervalle de temps propice à confirmer ou à infirmer telle ou telle hypothèse.


Après le décès de Mgr Bala: l’opinion fait son requiem

Infos, intox et manipulations se chevauchent et se bousculent. Chacun dit sa messe sur le sujet. Des cercles se prennent les pieds dans la sacristie.

Mgr Jean-Marie Benoît Bala est mort. L’affaire, eu égard à son profil, fait glousser le pays tout entier. « Fake news », grands et petits scoops proposent chaque jour des problématiques subordonnées à de grands intérêts. C’est que le contexte du décès de l’évêque du diocèse de Bafia commande un ensemble de questions. Par exemple: quel lobby pourrait être en lisière? Quelle idéologie ce deuil est venu secouer ou commence à secouer?

De fait, chrétiens et non chrétiens, anonymes et personnes d’envergure moindre ou grande, se lancent dans un exercice consistant à faire fleurir les non-réponses. Pour contourner ces dernières, un système de valeurs implicites que les gens ont intériorisées se met en évidence. Au sein de l’opinion, on affirme que: «la société est pourrie, l’église ne l’est pas moins». Dès lors, rien n’interdit de voir une main criminelle derrière la disparition tragique de l’évêque. Et parce que l’on n’a pas de réponse à la question de savoir où allait Mgr Bala à 23 heures, les uns et les autres construisent des parades. Celles-ci doivent une grande partie de leur cohérence, de leur logique, à d’autres questions du genre : Mgr avait-il un problème ? Si oui, avec qui? Etait-il acculé financièrement ? Pourquoi la veille de sa mort a-t-il voulu en savoir plus sur l’état des comptes bancaires de sa circonscription ecclésiastique? 

D’un coup, au niveau des réseaux sociaux et autres cénacles, on n’hésite pas à convoquer les frasques de curés et les autres  scandales. Tous se justifient en admettant qu'il y a de «sérieuses raisons de douter» de la véracité du contenu des premiers éléments d’enquêtes qui, chaque minute, fuitent du cadre de ceux qui souhaitaient faire œuvre de transparence vis-à-vis de l’opinion. Homosexualité, pédophilie, chantage sont mis aussitôt sur la table.

Dans cet embrouillamini, certains cercles tirent leur épingle du jeu en voyant invalidée une thèse contraire à leur idéologie. Chaque camp accuse l’autre de vouloir reprendre de la hauteur grâce à ce deuil. Dans ce jeu, l’Eglise catholique pour qui le suicide est un crime se positionne pour faire barrage à cette thèse. Dans l’opinion, on dit que cette institution s’emploie à éviter toute complication potentiellement explosive au cas où il s’avérait que  Mgr Jean-Marie Benoît Bala se serait suicidé.

Toujours sur les réseaux sociaux, certains ont dégainé des noms de «vrais commanditaires» pour mieux ouvrir le parapluie. «Ils ont tué cet évêque!», entend-on. Vraies ou fausses, ces accusations jettent le trouble sur le rôle des quelques personnes dont la stratégie depuis l’annonce de la mort de Mgr Jean-Marie Benoît Bala, a consisté à prendre leurs distances vis-à-vis du drame. 


Décès de prélats: De l’émotion de la mort à l’émoi du silence

Le catalogue des tragédies similaires est bien fourni au Cameroun. Dans bien des cas, l’opinion n’a presque jamais été éclairée.

« L’Eglise des Martyrs au Cameroun, Enquête sur une rivière de sang non élucidée ». En publiant, en début 2017, chez l’Harmattan, un livre frappé de ce titre, Léger Ntiga était loin de s’imaginer qu’au cours de la même année, un autre dignitaire de l’Eglise catholique romaine allait mourir dans des circonstances troubles. En prenant pour angle d’attaque la mort qui a ne cesse de promener ses rayons et ses ombres dans cette famille religieuse, le journaliste camerounais aurait certainement élargi son échiquier d’analyse. A son actif tout au moins, l’ancien rédacteur en chef du quotidien Mutations a permis au sujet de réinvestir l’espace public.  

Plus qu’un fait divers

Au-delà, c’est de ces « morts suspectes » de prélats catholiques exerçant au Cameroun qu’il parle. Et face à celle qui est venue « enrichir » le catalogue le 02 juin dernier, on s'émeut une fois encore. L'émotion bloque la réflexion parce que la disparition louche d’un prêtre n'a rien d'un simple fait divers. On se tait très souvent à défaut de plonger dans des histoires sordides. 

«Il y a de nombreux trous noirs dans chaque cas. L’on se perd  en conjecture à propos des pistes confuses, des dits, non-dits, affirmations et accusations sur les commanditaires, les tueurs et mobiles des assassinats», avance l’abbé Corentin Ndzié. Pour le curé de Ekut (Mefou-et-Afamba), c’est le parquet qui constitue le premier « trou noir». L'instruction bouclée, le procureur peut d'abord décider de classer le dossier sans suite pour éléments insuffisants. «Un jour, un ami magistrat m’a confié que ce sont des affaires difficiles à juger», confesse-t-il.

C’est en tout cas ce que soutenait Mgr Santos Abril y Castttelo, alors Nonce apostolique au Cameroun. « C'est que parmi tous les cas de meurtres de personnes d'Eglise, seulement en une occasion, on a obtenu un peu de clarté et de justice. Dans les autres, même lorsque nous avons demandé des informations sur les enquêtes, jamais, nous n'avons obtenu des explications réelles et convaincantes. Il semblerait qu'on a voulu couvrir avec le silence toutes ces situations pénibles. Mais notre silence intermittent ne signifie pas que nous avons oublié, ou que nous renonçons à notre droit de demander que lumière soit faite dans chaque cas, et qu'on nous informe dûment. Même dans des cas où il y avait des pistes assez claires, on ne nous a pas donné la moindre explication», tonnait-il au cours de son homélie à la messe des obsèques du Père Mveng.

 

Défense

Et si les enquêtes sont un panthéon réservé aux seuls spécialistes, ceux-ci relèvent quelques obstacles à l’éclatement de la vérité. Laquelle d’après eux, est largement tributaire des éléments matériels. « Ils peuvent fournir une série de données objectives : un cadavre, une façon de tuer, un lieu et une date, un scénario probable de passage à l’acte, etc. C’est d’abord sans surprise que l’on relève, dans ces affaires non élucidées, l’absence d’indices matériels récoltés sur la scène de crime et mettant directement sur la piste d’une ou plusieurs personnes », soutient un magistrat. Il ajoute: «Dans deux cas, la présence d’empreintes digitales ou génétiques n’a rien donné, ces dernières étant inconnues des fichiers nationaux. En réalité, nous l’avons déjà vu, ces indices «nominatifs pourrait-on dire, sont rarissimes. Dans le travail sur la scène de crime, il s’agit en réalité de récolter des indices qui ne prendront valeur de preuves qu’à partir du moment où le scénario sera par ailleurs établi. Ceci confirme d’une autre façon le caractère essentiel et pourtant non déterminant du travail sur la scène du crime. Reste donc que, quand ces éléments font totalement défaut, l’enquête est soit bloquée, soit sérieusement contrariée».


Ils sont morts dans leur soutane

• Mbalmayo, quartier Mbokoulou. Mgr Jean Kounou et l'abbé Materne Bikoa ont été assassinés en 1982 par Emarand Ebanda, cuisinier de Mgr Paul Etoga, évêque du diocèse, en compagnie de cinq autres personnes. 

• Dans la nuit du 24 au 25 octobre 1988, le prêtre et journaliste camerounais Joseph Mbassi fut assassiné par la mafia du régime alors qu'il menait une enquête sur le trafic d'armes au Cameroun. Son corps avait été retrouvé au matin du 26 octobre dans sa chambre, horriblement mutilé et couvert de sang. Aucun objet n’avait été emporté, il n’y avait rien de touché, ni argent volé.

• Abbé Barnabé Zambo : Né vers 1955 à Nsimalen. Passé à l'Archidiocèse de Bertoua, où il était Curé de Mbang. Mort le 24 mars 1989 probablement empoisonné par quelqu'un qui voulait se venger. 

• Père Anthony Fontegh (Kumbo/ Nord -Ouest): Il a été tué en 1990 à Bamenda.

• 03 septembre 1991, Mgr Yves Plumey, est tué par étranglement, à sa résidence du quartier Haut plateaux à Ngaoundéré au lieu dit Petit Séminaire, dans la nuit. Ses bourreaux se seraient servis de son drap pour accomplir leur sale besogne.

• En 1992, le Révérend Père Amougou, du diocèse de Sangmelima est assassiné dans son presbytère.

• Djoum, 02 août 1992, les Soeurs Germaine Marie Husband et Marie Léonne Bordy, responsables du dispensaire de la mission catholique de Djoum, ces deux religieuses de la Congrégation du Sacré-Cœur ont été abattues dans leur résidence.  Le jardinier de la paroisse a été tenu pour coupable, et condamné à la peine capitale.

• Le Père Engelbert Mveng, quant à lui, fut trouvé mort le matin du 23 avril 1995. Etranglé, couché dans son lit face au plafond, une profonde blessure à la tête. Un meurtre inexplicable, puisque rien n'avait été emporté de sa chambre.

• Entre le 20 et le 21 avril 2001, à Nkolndongo (Yaoundé), Apollinaire Claude Ndi, curé de Nkol-Tob par Awaé (Mefou-etAfamba), a aussi été assassiné dans la nuit  par un inconnu. 

• Entre le 29 et le 30 juin 2002 : le Frère Yves Marie-Dominique Lescanne : Il faisait partie des Petits Frères de l'Evangile, fondateur du Foyer de l'Espérance de Yaoundé, est trouvé assassiné dans la nuit à Maroua (Extrême-nord) par un des jeunes qu'il avait aidé à sortir de la rue.

• Frère Anton Probst : 68 ans, Allemand, de la Congrégation des Missionnaires Clarétins, tué dans la nuit du 24 décembre 2004 par des malfaiteurs qui étaient entrés dans le Noviciat d'Akono. Après la Messe de Noël, il retournait dans sa chambre quand il a surpris des voleurs qui le frappèrent, en le laissant inanimé. 

•Dans la nuit du 24 décembre 2008, l'abbé François Xavier Mekong, vicaire de la dite paroisse, a été retrouvé mort, étendu au sol dans l'une des douches du presbytère. Selon des témoignages concordants recueillis auprès des habitants de cette localité, au moment de la découverte, le corps de l'homme d'église portait des stigmates d'agression : une blessure béante sur la tête qui elle-même, se trouvait légèrement détachée du reste du corps. L'on aurait retrouvé tout près du corps un marteau.

•Joseph Yamb, qui fut curé à Mandoumba (autrefois diocèse de Douala, actuellement d'Eseka), a été étranglé avec du fil barbelé par des voleurs qui cherchaient l'argent récolté à l'occasion d'une fête. 

•Fin mai 2017, l’abbé Armel Djama, recteur du petit séminaire de Bafia est trouvé mort dans sa  chambre. 

Source : l’Effort Camerounais

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