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Revendications: Mars 2017, le temps de la rue au Cameroun

Écrit par  Jean-René Meva’a Amougou
Paul Biya a beaucoup usé de sa plume en mars dernier. Paul Biya a beaucoup usé de sa plume en mars dernier.

En l’espace d’un mois, Paul Biya a répondu favorablement à des frondes séculaires.

Ça y est ! Paul Biya, le président de la République, vient de donner satisfaction à l’une des principales revendications qui font courir la crise dite anglophone au Cameroun. Le 30 mars dernier au cours d’une conférence de presse, Laurent Esso a annoncé une palette de mesures prises par le chef de l'Etat pour amener les avocats anglophones à mettre un terme à un mouvement d’humeur qui dure depuis environ six mois dans les régions du Sud-ouest et du Nord-ouest du pays. Face aux journalistes, le ministre d’Etat, ministre de la Justice (Minjustice), Garde des Sceaux a cité : la création d’une section de la Common Law à l’Enam (Ecole nationale d’administration et de magistrature) et à la Cour suprême, la création d’une faculté des Sciences juridiques et politiques à l’Université de Buea, la création d’un département de English Law dans les universités de Douala, Ngaoundéré, Dschang et Maroua, la création d’un Institut d’Etudes judiciaires pour la formation des avocats, notaires et huissiers de justice, le redéploiement des magistrats en tenant compte des critères linguistiques, l’augmentation des effectifs des magistrats anglophones au sein de la haute juridiction.  

Au cours des prolongements explicatifs de ces mesures, Laurent Esso a indiqué que le président de la République l’a instruit d’élaborer et de lui soumettre un projet de loi modifiant l’organisation et le fonctionnement de la Cour Suprême, pour y intégrer la Section de la Common Law. En outre,  a souligné le Minjustice, le chef de l’Etat a ordonné une nouvelle évaluation de la maîtrise de la Common Law par les magistrats en service dans les Cours d’appel du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et du droit romano-germanique dans les ressorts des autres Cours d’appel. Sur la base de cette seconde évaluation, le président de la République procédera au redéploiement des magistrats en tenant compte de leur maîtrise de la langue officielle la plus usitée dans les ressorts d’affectation, sans remettre en cause ni l’option irréversible de l’intégration nationale ni l’évolution de la carrière des magistrats.

 

Sourire

Bien avant ces annonces fortes, le même jour, le gouvernement a plié devant un autre vieux cocktail explosif. Porté par quelques milliers de jeunes enseignants, celui-là a obligé les pouvoirs publics à faire de belles promesses. Au terme d’une réunion d’urgence présidée par Séraphin Magloire Fouda, le secrétaire général des services du Premier ministre, l’annonce a été faite que les lauréats des Ecoles normales supérieures depuis 2012 pourront enfin  percevoir leurs arriérés de salaire (doublés à leur rappel)dès la fin du mois en cours. Il existe dorénavant une plateforme de concertation entre le collectif des enseignants manifestants et les représentants des administrations concernés par le processus d’intégration des personnels enseignants. Les négociations qui se déroulent au sein de cette plateforme devraient aboutir à l’actualisation des statistiques relatives aux personnels concernés par la prise en charge promise. 

Le 06 mars 2017 déjà, Paul Biya avait signé un texte portant rémunération de certains personnels médicaux et paramédicaux de l’Etat relevant du Code du travail. Le geste présidentiel répondait ainsi à certaines des revendications soulevées depuis plus d’une décennie par le personnel médical des hôpitaux publics du Cameroun. Avec entre autres, l’application du statut du fonctionnaire, la révision de l’âge de départ à la retraite, l’accroissement des primes et quotes-parts, etc.

Cela fait, en l’espace d’un mois, trois « victoires » obtenues par la rue. Au Cameroun, peu de revendications ont trouvé réponse en si peu de temps. L’exception absolue étant la gestion presqu’immédiate de la colère des militaires en septembre 2015 à Yaoundé. 200 parmi les 1 300 bidasses camerounais de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) avaient alors régenté les artères de la capitale pour réclamer 08 mois de primes non soldées. 

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