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Elargissement du Conseil de sécurité l’Onu: Le C-10 relance le débat

Écrit par  Jean-René Meva’a Amougou

Au nom du continent africain, ce groupe de travail demande l’obtention d’au moins deux sièges de membres permanents avec le droit de veto d’une part,  et cinq autres de membres non-permanents au sein de cette instance de décision de l’organisation planétaire d’autre part.

«La structuration de l’Organisation des Nations unies (Onu) est restée la même depuis sa création, et ne reflète plus la nouvelle configuration mondiale qui exige de celle-ci, une profonde réforme en vue de répondre aux exigences actuelles… Considérant que l’Afrique a son mot à dire dans le concert des nations, elle mérite mieux…» Rendu public la semaine dernière à Malabo (Guinée Equatoriale), le communiqué final du quatrième sommet consultatif du  C-10 (Comité des dix chefs d’Etat de l’Union africaine dont la mission est de procéder à une évaluation d’étape du processus engagé pour la réforme du Conseil de sécurité et de promouvoir la position commune africaine. Il est composé de l’Algérie, du Congo, de la Guinée Equatoriale, du Kenya, de la Libye, de la Namibie, de l’Ouganda, du Sénégal, de la Sierra Leone et de la Zambie. Il est dirigé par le président de la République de Sierra Leone, Ernest Bai Koroma, NDLR) refuse toute ambiguïté. 

 

Justice

Revendiquant une «réforme globale» du Conseil de sécurité et qualifiant le résultat actuel comme «minimal et frustrant», le document insiste sur un point : «S’inspirant du «Consensus d’Ezulwini» adopté en 2005 au Swaziland par l'Union africaine et adoptée par le sommet de Libye en juillet de la même année, le continent plaide pour une représentativité plus juste, plus équilibrée, afin de lui permettre d’assumer pleinement son rôle, au sein de la communauté internationale, notamment dans le maintien de la paix à travers le monde. Aussi est-il plus heureux pour l’Afrique d’avoir 05 sièges non permanents et 02 permanents avec toutes les prérogatives et tous les privilèges dont le droit de veto, dans un Conseil de sécurité réformé et élargi».

 

Argument

Cette réclamation avait déjà été faite par les dirigeants africains en janvier dernier lors du 27ème Sommet France-Afrique de Bamako (Mali). A cette occasion, ils avaient brandi l’argument du nombre élevé des Africains. Critiquant la composition actuelle du Conseil de Sécurité de l’Onu (05 membres permanents pourvus du droit de veto, et de 10 membres non-permanents dont 03 pays africains élus pour un mandat de deux ans par l’Assemblée générale), les chefs d’Etat membre de l’Union africaine estimaient que «l’organe exécutif ne refléterait plus la société internationale contemporaine et le veto dont disposent certains de ses Etats membres  anachronique». 

 

Depuis longtemps...

Cela est devenu l’un des sujets qui est resté le plus longtemps à l’ordre du jour de l’Assemblée générale, mais par intermittence. Afin de refléter l’augmentation des membres de l’Organisation dans les années 1950-1960, la composition du Conseil de sécurité a été une première fois élargie, passant de 11 à 15 membres en 1963-1965. Dans les années 1980-1990, alors que l’Organisation subit une nouvelle augmentation importante du nombre de ses membres, cette question est réapparue pour ne plus cesser, depuis, d’être débattue. L’Assemblée générale a créé en 1994 un « Groupe de travail à composition non limitée, chargé d’examiner la question de la représentation équitable au Conseil de sécurité et de l’augmentation du nombre de ses membres ainsi que d’autres questions ayant trait au Conseil de sécurité» pour tenter de trouver la formule magique qui permettrait un consensus des 192 États membres sur cette question. Mais, au bout de quelques années, les travaux de ce groupe ont commencé à piétiner. Un «second souffle» est venu en 2004-2005, à l’occasion du nouveau processus de réforme engagé par le Secrétaire général en septembre 2003, suite à la crise iraquienne et les recommandations du Groupe des personnalités éminentes. Cette nouvelle tentative pour relancer le débat n’a pas pu aboutir au Sommet mondial et la question de l’élargissement du Conseil de sécurité est depuis retombée dans les méandres de la diplomatie onusienne.

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