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Lutte contre Boko Haram: L’Onu fait son mea culpa à Yaoundé

Écrit par  Jean-René Meva’a Amougou

En séjour dans la capitale camerounaise, la délégation de quinze ambassadeurs du Conseil de sécurité a avoué le manque de diligence des Nations unies (Onu) face à la menace terroriste dans le Bassin du Lac Tchad.

Il fallait bien qu’ils se rendent à l’Extrême-nord du Cameroun. Il a suffi d’un séjour dans l’une des multiples zones en proie aux exactions de la secte terroriste Boko Haram pour les quinze ambassadeurs du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies se consument de l’intérieur. Le 03 mars dernier au perron du palais de l’Unité, la délégation qui venait d’être reçue en audience par Paul Biya, a choisi le registre du mea culpa. «La région du Lac Tchad n’a pas eu l’attention qu’elle aurait dû avoir de la part de la communauté internationale. Cette erreur qui est aussi une injustice est réparée. Nous mesurons mieux encore qu’avant – avec le cœur, mais pas simplement avec l’esprit – combien il était injuste, combien c’était une erreur que la région du Lac Tchad ne soit pas vraiment sur l’écran radar de la communauté internationale, ce qui ressort de tout ça ce sont des leçons extrêmement fortes, une obligation morale et politique à agir», a déclaré François Delattre, ambassadeur de France auprès de l’Onu. Le diplomate français emboîtait ainsi le pas à Matthew Rycroft, son collègue britannique. Face à la presse camerounaise, ce dernier a froidement indiqué que «Boko Haram est négligé  depuis trop longtemps». 

Selon des analystes, il s’agit d’un acte de contrition peu commun au sein de l’Onu. Les aveux débités à Yaoundé suivent plusieurs années de polémiques sur la passivité de cette organisation internationale par rapport au phénomène Boko Haram dans la région du Bassin du Lac Tchad. «Cela devra toujours être pour nous une source de regrets amers et de chagrin», a lancé François Delattre. 

 

De gros moyens

C’est celui creusé par les terroristes dans le Bassin du Lac Tchad depuis 2013. Face à la situation, l’Onu a acquis la conviction qu’il est nécessaire de faire beaucoup plus en ce qui concerne sa propre implication dans lutte contre le terrorisme et les souffrances des personnes touchées par la secte nigériane. «Après ces rencontres (avec les autorités et les populations de l’Extrême-nord), eh bien oui, nous allons nous engager», a martelé l’ambassadeur de France auprès de l’Onu. 

Pour cela, l’organisation planétaire cherche 1,5 milliard de dollars en 2017 pour la région du Lac Tchad - dont près de la moitié pour le nord-est du Nigeria, où 5,1 millions de personnes manquent de nourriture.

Des zones du nord du Cameroun sont également menacées d'insécurité alimentaire du fait des attaques de Boko Haram, qui ont contraint des milliers d'agriculteurs et de bergers à abandonner leurs activités.

Quatorze pays ont promis 672 millions de dollars (458 millions pour 2017 et 214 millions pour 2018) lors d'une conférence de donateurs à Oslo fin février, des promesses considérées par l'Onu comme un bon départ.

On se souvient que le 28 juillet 2015, cet organe exécutif de l’ONU avait déjà demandé à la communauté internationale et aux donateurs de financer la Force multinationale mixte afin de renforcer la coopération militaire régionale et de lutter plus efficacement contre la menace que représente le groupe terroriste Boko Haram pour la région du Bassin du Lac Tchad et pour la paix et la sécurité internationales.

 Jean-René Meva’a Amougou

 

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