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Promote 2017… Et vive l’intégration économique !

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On l’aura finalement compris : la coupure du ruban symbolique  ne constituait en réalité qu’une mise en bouche vers cette 6ème édition de PROMOTE. L’effet de contraste provoqué par la cérémonie du 13 février 2017 en dit plus: présence du Philemon Yang, le Premier ministre, présence toute aussi remarquée de Nextell, le partenaire prestige de PROMOTE. Bien sûr, pour cette séquence consacrée à la «Journée officielle», on a fait preuve de cran en ne changeant pas de registre, celui de la fête. 

Celle-ci  est jalonnée de discours.  Les paroles des uns relèvent  que Promote est «un hymne à l’intégration économique sous-régionale». Claironnée par la voix de Mme Malaika Ndoumbe Ngollo (la représentante du président de la Commission de la Communauté économique et monétaire des Etats d’Afrique centrale (Cemac), l’expression résonne de part et d’autre en faveur de la sous-région. «La zone Afrique centrale, dit la représentante de Pierre Moussa, s’est engagée depuis 1994 dans un processus irréversible d’intégration économique régionale en vue d’une meilleure insertion dans l’économie mondiale. Pour y parvenir, notre sous-région doit réaliser des économies d’échelle, développer des échanges et multiplier les opportunités d’investissements». Pour Malaika Ndoumbe Ngollo, le Salon Promote est une opportunité idoine pour la CEMAC.  Bien plus, il constitue un cadre de visibilité et de diffusion des initiatives nationales et sous régionales, il est cohérence avec la vision du programme Economique Régional (PER) à savoir faire de la Cemac un espace économique intégré émergent, où règne la sécurité , la bonne gouvernance, au service du développement humain.

La représentante de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) aborde dans le même sens. «Promote a mieux réussi l’intégration, en dépit des différences entre ses gouvernements. Ses pratiques ont prouvé là qu’il était compatible avec les défis du développement économique de la sous-région». On l’aura deviné: Promote  ne ressemble à rien d’autre. Dans ce vaste salon, les villes, les régions, les pays, les gestionnaires d’entreprises et les prestataires en tous genres viennent se draguer mutuellement. Opportunité à saisir pour les opérateurs économiques d’Afrique centrale. Celui qui a dans les mains les millions, voire les milliards, des abondantes liquidités qui circulent aujourd’hui sur la planète à la recherche de profitables actifs. 

En seulement quelques éditions, Promote aura réussi le pari fou de devenir le rendez-vous incontournable de tous. Un succès qu'on doit notamment à Pierre Zumbach qui, fort de son expérience, parvient chaque année à réunir autour de lui la crème des entrepreneurs d’ici et d’ailleurs. 

C’est également dans ce sillage qu’est venu se situer Mario Giro, Vice-ministre des Affaires Etrangères, Ministre délégué à la Coopération internationale de la République d’Italie. Il n’a pas manqué de montrer tout le bénéfice qu’il y a conduire des initiatives du genre Promote dans un contexte où les économies sous-régionales sont forcées à la résilience. «L'optimisme est de mise -et à juste titre- quant à l'avenir de l’Afrique centrale. Elle est devenue de plus en plus attrayante pour les entreprises», a déclaré le membre du gouvernement italien. 

La manifestation qui va envahir  le palais des Congrès pendant une semaine aligne les conférences à haute dose d’économie. «Le cru 2017 de Promote s'annonce de haute saveur, au regard de la qualité de la préparation des différents acteurs et partenaires, de l'intérêt renouvelé des entreprises déjà inscrites. Celles-ci sont à l’affût de toute nouvelle information pouvant aider à une meilleure sensibilisation de leurs ressources humaines appelées à animer les espaces réservés», indique Inter-Progress.

La Fondation précise qu'il est prévu des rendez-vous d’affaires «B2B» organisés à l’avance ou sur demande directe durant le Salon par une équipe de professionnels. Ces rencontres favorisent des échanges entre entrepreneurs, investisseurs, administrations, porteurs de projets, etc. A la dernière édition en 2014, plus de 5900 rendez-vous d’affaires pré-organisés ou spontanés avaient eu lieu.

L’organisateur a aussi programmé l’«Apéro Thématique». C’est un moment de réseautage à la mezzanine pour 150 à 200 dirigeants et cadres d’entreprises issues de secteurs économiques clés en Afrique Centrale.

Enfin, la Fondation Inter-Progress a prévu des «Missions économiques». Il s'agit d'un service personnalisé grâce auquel les intéressés, venus de l’étranger et en visite pour une courte durée en général, bénéficient d’une offre personnalisée dans un espace dédié mis exclusivement à leur disposition pour des rendez-vous d’affaires.

Depuis sa création en 2002, le salon a connu des évolutions pour répondre aux exigences et souhaits de nombreux chefs d’entreprise. «D’une édition à l’autre de PROMOTE, aucune n’aura été semblable. L’économie est comme la famille humaine : Le creuset c’est le pays où l’entreprise fait ses premiers pas. Puis au gré des talents et des formations acquises, l’entreprise grandit et souvent passe les frontières pour explorer les marchés de sa région, de son continent et parfois aller jusqu’au bout du monde».

 

Jean-René Meva’a Amougou


Pierre ZUMBACH: Que PROMOTE se pérennise dans son utilité

Message du Président de la Fondation internationale Inter-progress, mandataire de Promote 2017

Une phrase célèbre d’EINSTEIN: «créer, innover, c’est penser à côté» convient bien pour ouvrir la 6ème édition de PROMOTE, Salon International de l’Entreprise, de la PME et du Partenariat de Yaoundé.

Tous les métiers de l’événementiel, des plus humbles aux plus prestigieux, se retrouvent dans ce laboratoire de la communication, du marketing et du management au service du progrès de l’entreprise, cœur de l’économie:

- Celle du pays d’accueil, le Cameroun, qui donne l’exemple, 

- Puis les économies régionales desquelles émerge l’Afrique qui prend une place de choix dans le grand brassage concurrentiel international.

EINSTEIN évoquait la recherche fondamentale. Ici, nous sommes au cœur des sciences humaines qui provoquent l’éclosion des talents du milieu des affaires dans lequel il faut toujours pour ne pas être écarté.

PROMOTE, devenu le premier rassemblement économique en Afrique Centrale, est donc bien un de ces laboratoires de recherches appliquées, étape toujours plus indispensable aux cadres, de la petite à la grande entreprise, tout comme au dialogue secteur privé/ secteur public (14 Ministères participent à PROMOTE) non seulement au niveau des sommets des hiérarchies, mais à tous les niveaux de responsabilité qui font progresser une entreprise ou une institution quotidiennement.

Et dans un salon international comme PROMOTE, on se parle, en comprenant mieux l’importance de l’échange direct essentiel en affaires. Ce qui explique l’utilité du Service des Rencontres et des Apéros Thématiques dans PROMOTE.

Ce qui explique le nombre des 63 débats dans PROMOTE organisés par des exposants pour leur clientèle, ainsi que le Grand Forum fédérateur autour du thème central Eau Energie Environnement, organisé par notre partenaire Electricity Development Corporation avec le patronage du Ministre de l’Eau et de l’Energie.

Retenons l’importance du débat sur l’intégration régionale, une des clés de l’émergence de l’Afrique, avec la Cemac et la CEEAC ainsi que le débat organisé par l’Union Européenne.

C’est dans ce mouvement que de grandes entreprises camerounaises ont souhaité participer, pour la première fois, au concours des partenaires de PROMOTE. C’est un signal dans l’évolution de PROMOTE qui permet, selon le souhait exprimé par Monsieur le Président de la République du Cameroun, de multiplier les initiatives pour que PROMOTE se pérennise dans son utilité.

C’est rappeler aussi comment une structure d’utilité publique, la Fondation Internationale Interprogress, interdite de bénéficie financier pour elle-même, devient un outil neutre et efficace pour booster le climat des affaires avec l’appui de grandes entreprises qui ont participé à ce concours et dont le lauréat prestige est Nexttel, suivi de trois majeurs :

Camtel, SABC et Guinness, et de plusieurs partenaires citoyens engagés dans le soutien au PME.

Et nous souhaitons avec ce message souligner ceci :

Le visage du site de PROMOTE 2017 s’est brusquement transformé par l’éclosion d’un grand nombre de stands magnifiques, construits par les exposants et qui attestent d’une surprenante force promotionnelle.

Ce qui traduit la foi des entreprises de toutes tailles, en leurs talents, en la qualité de leur savoir faire, en leur capacité de progresser dans la réalité du climat difficile des affaires.

Cet enthousiasme a aussi découvert les contraintes dans la réalisation des installations au niveau de la main d’œuvre, des détails et du calendrier, surprenant aussi l’organisateur qui s’en excuse.

Cette leçon sera partagée et intégrée par tous pour que cette trajectoire se poursuive dans la maîtrise pour la 7ème édition de PROMOTE en février 2019.

C’est dire aussi que les retards du chantier de réhabilitation du palais des Congrès ont compliqué l’installation de PROMOTE 2017, difficulté partagée dans un excellent esprit partenaire avec la Direction Générale du Palais des Congrès qui, pour PROMOTE 2019, aura tous ses atouts d’un site moderne et techniquement bien équipé.

Et pour clore ce message, j’ai l’agréable devoir de saluer toutes les entreprises ayant traversé une frontière de toutes les parties du monde, pour l’intérêt qu’elles manifestent à l’égard du  Cameroun et de l’Afrique Centrale en particulier.

11 pays ont organisé un pavillon national: la France, les Etats-Unis, l’Italie, la Belgique, l’Allemagne, l’Afrique du Sud, l’Algérie, la Suisse, le Canada, la Turquie, la République Démocratique du Congo.

Ils partagent les 1000 espaces de stands de PROMOTE 2017, occupés par 900 entreprises auxquelles s’ajoutent des espaces collectifs.

Nous saluons ici, respectueusement, Monsieur le Ministre de la Coopération du Gouvernement italien qui nous fait l’honneur de sa visite.

Je voudrais, enfin, exprimer, au nom de tous les collaborateurs de PROMOTE, toute notre gratitude à Monsieur le Ministre du Commerce, Mandant du Gouvernement, pour son appui constant et ses conseils toujours avisés et motivants.

- A Monsieur le Ministre, Secrétaire Général de la Présidence de la République du Cameroun, Superviseur de PROMOTE,

- A Monsieur le Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, pour son appui à la participation de 100 PME du Cameroun à PROMOTE dont 50 venant du Grand Nord, en collaboration avec Monsieur le Ministre des Petites et Moyennes Entreprises,

- A tous les appuis officiels et privés qui dessinent le parcours de PROMOTE  et parmi lesquels les médias et les artistes viennent un rôle indispensable dans le développement économique et social.

Le Conseil de la Fondation Inter-Progress adresse ici, à Monsieur le Président de la République du Cameroun, sa reconnaissance pour l’attention qu’il porte à PROMOTE depuis ses premiers pas en 2002 et auquel il apporte depuis lors, son Haut Patronnage.

Monsieur le Premier Ministre, vous êtes venu souvent présider cette économie et nous connaissons le regard attentif que vous portez à ce grand Forum des affaires aux niveaux des acteurs sur le terrain, celui de l’entreprise.

Toute notre gratitude pour ce regard.

Que cette fête de l’économie soit belle grâce à la participation de tous, visiteurs en tête.

Je vous remercie.


Forum Eau, Energie et environnement: EDC fait turbiner Promote

L’entreprise ne lésine sur aucun moyen pour montrer son côté citoyen.

«A Promote 2017, EDC est venu parler de deux sujets qui concernent  tout le monde !» A chaque coin du stand de l’entreprise dirigée par le Dr Théodore Nsangou, la phrase est reprise en boucle. Dans cet espace de 50 mètres carrés, le décor se prête au contexte. Ici, une maquette du barrage de Lom Pangar. Là, une salle de réception. Plus au fond, une salle de projection avec écran plasma. Ce dispositif est destiné à la présentation du projet à travers les images. Et puis, il y a un salon d'entretien et pour les discussions plus sérieuses pour les partenariats. Les murs s’extasient aux couleurs projetées par le logo de l’entreprise. «Normal, inscrire à l’ordre du jour d’un salon international des thématiques liés à l’eau et à l’énergie, c’est toucher aux problèmes de la vie. Et c’est la raison pour laquelle même la nature s’associe à notre démarche», lance Ibrahima Haman, un cadre de la division des relations publiques et de la communication. Il ajoute: Ici nous recevons toutes les couches sociales pas seulement du secteur de l'énergie mais aussi des autres secteurs de divers corps socio-professionnels. Ils viennent généralement pour s'enquérir de nos activités, pour découvrir un peu.

Et cela impose une démarche appropriée tant aux hôtesses qu’aux cadres de la boîte. Depuis son installation sur le site de Promote, EDC (Electricity Development Corporation) réfléchit en accéléré sur le déroulement de l’événement qui, ces 14 et 15 février 2016, accompagne son label: le 3ème Forum Eau et Energie. «Ce sera notre 3ème sortie aux côtés de la Fondation Inter-Progress. Cette année, tout est articulé autour du thème «l’hydroélectricité, facteur d’intégration et de développement durable», apprend-on.

 

Raisons

Ce libellé n’est pas le fruit du hasard. Sa segmentation insiste sur des aspects porteurs de réflexions multiples. «On a privilégié l'électricité parce que c'est l'énergie propre et économique. Et développement durable parce que tous les partenaires financiers aujourd'hui mettent au cœur de leur financement les questions environnementales». Ainsi, la présence de EDC au 6ème Salon de l’Entreprise, de la PME et du partenariat de Yaoundé  souligne l’intérêt que cette entreprise publique accorde à cette thématique. Depuis quelques semaines, le téléphone n'arrête pas de sonner dans le stand situé sur les hauteurs du Mont Nkolyada. Dans le stand, l’effervescence est montée d'un cran dans cet organisme qui se fait fort de dresser son palmarès sous le couvert de renommée mondiale: Lom Pangar. 

 

Actif

Localisé dans la Région de l’Est du Cameroun, plus précisément sur la rivière Lom à environ 4 km à l’aval de sa confluence avec le Pangar et à 120 km environ au nord de la ville de Bertoua, ce projet comprend notamment: implantation d’un barrage muni d’un ouvrage de régulation des débits, d’un ouvrage de prise d’eau usine, d’un évacuateur de crues et d’une hausse fusible ; le développement, la construction, et le fonctionnement d’un réservoir de 6 milliards m3 et de 540 km2 ; l’implantation d’une usine hydroélectrique de pied d’une puissance de 30 mégawatts, principalement pour alimenter la Région de l’Est ; l’installation d’une ligne de transport de 90 KV d’une longueur d’environ 120 km entre le site du barrage et Bertoua.

 

En plus, c’est opérationnel

Le barrage réservoir de Lom Pangar permet déjà de compléter la régularisation de la Sanaga pour l’optimisation de la production des centrales existantes, et créer des conditions favorisant l’aménagement de nouveaux sites nombreux et importants à l’aval, à des conditions économiques intéressantes. En effet, la retenue de Lom Pangar augmente le débit régularisé de la Sanaga à plus de 1.000 m3/s à l’amont de Song Loulou de façon à saturer son débit d’équipement et d’augmenter la production d’Edea en période d’étiage, soit 160 MW produits par les deux ouvrages. 

À ce titre, le projet de barrage réservoir constitue la pièce maîtresse de la stratégie du gouvernement pour assurer à moyen et long terme l’approvisionnement en électricité du pays au moindre coût. En réalisant cet aménagement avec l’appui des institutions internationales, le gouvernement veut s’assurer de la sûreté des installations et optimiser les impacts du projet sur le plan environnemental et socio-économique.

Comme lors des précédentes éditions de Promote, l’événement vise à réunir tous ceux qui veulent travailler en partenariat pour résoudre des enjeux collectifs complexes comme celui de la production d’énergie dans le monde et singulièrement en Afrique centrale. La raison est toute simple : «On vit dans un monde où les solutions et les innovations globales ne peuvent venir que d’alliances entre entreprises ou institutions de différents pays». Il en veut pour preuve l’africanisation du projet Lom Pangar qu’il pilote. «C’est un modèle qui suscite de l’admiration à divers endroits du continent», appuie-t-il. Et l’enjeu de l’implication de EDC à PROMOTE 2017, est d’orienter les dynamiques de développement vers des visions d’intérêt sous-régionales d’une part, et arrimer celles-ci à l’émergence d’autre part.

«En concluant des partenariats, les investisseurs locaux ou étrangers peuvent améliorer leurs ressources financières et obtenir de nouveaux appuis pour réaliser des objectifs de développement. Les entreprises peuvent, à partir de là, s’ouvrir de nouvelles perspectives opérationnelles et stratégiques tant au Cameroun et que dans la sous-région ; étant entendu que le pays est réputé être la locomotive économique d’Afrique centrale», ponctue Ibrahima Haman.

«C’est parce que cela implique une capacité fine de compréhension du contexte et des enjeux afin d'orienter la stratégie, la capacité d'engager les hommes et les femmes derrière lui autour d'un projet nourri de sens, une capacité à réconcilier les deux horizons que sont le développement de long terme et la performance de court terme, le global et le local», observe Ibrahima. 

Et du coup, cela saute aux yeux: au fil des éditions de Promote, le Forum Eau et Energie devient une grosse institution de diagnostic et d’échanges sur les problématiques d’envergure sous-régionale. Pour rester fidèle à l’esprit, le Forum rassemble les institutions publiques, régulateurs, opérateurs industriels et financiers, organisations patronales et experts, afin d'analyser les perspectives des investissements dans les secteurs  sus évoqués. L’occasion également de faire le point sur les défis et les incertitudes découlant d’un environnement faible et volatile des prix de l’énergie, un déplacement géographique dans les centres de croissance de la demande, une forte augmentation de l’approvisionnement en énergie. Pour EDC, il est question de montrer à travers le forum que l'énergie peut être un vrai catalyseur du développement ou de l'accélération de l'intégration sous-régionale parce que vous avez un pays qui a le 2ème plus grand potentiel hydroélectrique en Afrique

Créée par décret n°2006/406 du 29 novembre 2006, EDC est une société à capital public avec l’Etat comme actionnaire unique. EDC est soumise aux lois, règlements et usages régissant les sociétés anonymes au Cameroun. La société EDC évolue dans le secteur de l’électricité, régulé et régi par la loi n°98/022 du 24 décembre 1998. Le capital social initial de EDC est fixé à cinq milliards (5 000 000 000) francs CFA et le siège de la société est basé à Yaoundé, sis à l’immeuble Stamatiadès.

Instrument stratégique de l’Etat pour le développement du secteur de l’électricité, EDC assure la conservation du patrimoine public dans le secteur. EDC a également en charge la construction et l’exploitation des ouvrages de régularisation des eaux de bassins, et notamment du barrage de Lom Pangar, ainsi que l’exploitation directe des barrages réservoir du pays, conformément aux contrats de concession existant entre l’Etat et les différents opérateurs. Le volet financier des activités de EDC se consacre à la promotion des investissements, ainsi qu’à la prise et au suivi de participations dans les entreprises opérant dans la production, le transport, la distribution, la vente, l’importation et l’exportation de l’électricité. Société de service public, EDC peut intervenir directement à titre transitoire, comme opérateur ou exploitant, dans le but d’assurer la continuité du service public en cas de défaillance d’un opérateur ou d’un exploitant, ou en attendant la désignation de celui-ci. EDC conduit et participe à des études de toute nature, destinées à la mise en valeur des ressources énergétiques du pays.


Soutien aux entreprises en Afrique centrale: Une affaire du PRMN et du PIQAC

A Promote 2017, les deux structures à compétences sous-régionales accompagnent les créateurs de richesses.

Diagnostics, évaluation des forces et des faiblesses des entreprises, formulation des plans de mise à niveau. Ainsi se déclinent les trois champs de compétence propres à deux structures sous-régionales. Il s’agit du Programme de Restructuration et de Mise à Niveau de l’Afrique Centrale (PRMN) et le Programme Infrastructure Qualité de l’Afrique Centrale (PIQAC). Elles sont présentes à Promote  2017. Selon les représentants des deux programmes, il n’y a pas meilleure plate-forme que le 6ème Salon international de l'entreprise de la PME et du partenariat de Yaoundé. A cette grand-messe économique d’Afrique centrale en effet, le PRMN et le PIQAC  déroulent chaque jour les dispositifs de renforcement des capacités productives  des entreprises de la sous-région. «A ce Salon, nos deux  structures ont conçu des programmes pour accompagner les entreprises dans leur choix stratégique et surtout leur permettre de disposer d’une position concurrentielle sur leur propre marché et à l’export», confient les organisateurs.

 

Programme

De manière plus spécifique, annonce Didime Tchoumi, coordonnateur technique en accréditation, certification et évaluation de la conformité au sein de la cellule de gestion du PIQAC, sa structure a proposé une série d’ateliers depuis le 12 février dernier sur la thématique de l’amélioration de l’infrastructure qualité pour favoriser l’intégration et la croissance économique. Bien plus, il a présenté son Prix Qualité Régional et les modalités de participation. 

La journée du 14 février est quant à elle dédiée aux présentations du PRMN, relatives au renforcement de la compétitivité et la diversification des secteurs productifs, au mode opératoire du programme, aux enjeux et perspectives de l’entrepreneuriat dans la région et au financement des plans de mise à niveau des PME/PMI. Les ateliers présentés par les deux programmes sont ouverts à tous les visiteurs du salon Promote 2017, auront lieu plusieurs fois par jour et seront suivi par des séances de questions-réponses ouvertes. Une permanence sera également assurée sur le stand, pour permettre à chacun d’en savoir plus sur ces deux programmes.

Sur le site de Promote et de manière plus globale, le PRMN et le PIQAC apportent leur assistance technique aux acteurs locaux, afin que ces derniers aient les compétences pour accompagner les entreprises efficacement et durablement. 

Pendant les dix jours de PROMOTE 2017, jeunes et vieux entrepreneurs devraient profiter de leur expertise. Dans leurs comptoirs logés dans le stand de la Délégation de l’Union européenne,  plusieurs intelligences sont mises ensemble pour des trois objectifs : programmes de formation, l’appui à l’élaboration d’un business plan et un coaching dans les démarches de création.

Mais ce n’est pas tout ! Durant PROMOTE 2017, le PRMN et le PIQAC assurent également un appui aux institutions nationales et régionales chargées des secteurs public, privé et financier. Ils ouvrent aussi des pistes pour un accès plus facile au financement des entreprises. 

 

A propos du PRMN et du PIQAC 

Initiés depuis le 08 janvier 2015 par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), en concertation avec la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), le PRMN et le PIQAC sont financés par l’Union européenne à hauteur respectivement de 4,15 milliards de francs CFA et 3,8 milliards de francs CFA. L’exécution technique des deux programmes est assurée par l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI). Le PRMN vise à soutenir la dynamique de mise à niveau, d’amélioration de la compétitivité du tissu industriel et des entreprises de services à travers une assistance technique fondée sur un ciblage adéquat des secteurs porteurs spécifiques de chacun des pays bénéficiaires. Le PIQAC a pour objectif de renforcer la compétitivité et la diversification des secteurs productifs à travers l'opérationnalisation des infrastructures de qualité régionales et nationales et leur mise en réseau. Le PRMN et le PIQAC couvrent sept pays de l’Afrique Centrale : le Cameroun, le Gabon, la République Centrafricaine, la République du Congo, la République Démocratique du Congo, Sao Tomé-et-Principe et le Tchad. Le programme devrait en principe prendre fin en 2017.


Jeunesse et affaires: La diaspora s’affirme au Salon

Des Camerounais formés en Allemagne sont là pour mettre en valeur les «Know How Made in Germany».

Ils sont ingénieurs,  médecins et experts dans divers domaines. Point commun pour tous : ils ont été formés en Allemagne. La  moisson engrangée dans ce pays, ils la présentent cette année à PROMOTE. «Nous sommes là pour montrer la voie aux autres enfants de la diaspora», a déclaré d’emblée Mathias Messu au cours d’un point de presse tenu dans le stand du Programme Migration pour le Développement de la GIZ. Ici, la démarche a une motivation: les pays du Sud ont besoin d’experts qualifiés pour contribuer à leur développement Dans le pavillon de 100m2 mise à disposition par le PMD de plus d’une vingtaine d’entrepreneurs camerounais formés en Allemagne l’organisation d’une table ronde sur le thème : «Migration, Diaspora et Innovations: contribution au développement du Cameroun par la Création d’entreprise» qui sera suivie de la visite du Pavillon des entreprises créées par des Camerounais formés en Allemagne. Le PMD saisira l’opportunité de sa présence à PROMOTE pour communiquer sur le projet MEET AFRICA (Mouvement européen pour l’entrepreneuriat en Afrique) qui est un projet coordonné par Expertise France avec comme autres partenaires l’IRD, Campus France et la GIZ. Ce projet qui est dans sa première phase et est financé par l’Union européenne vise à promouvoir la création d’entreprises innovantes des Diasporas Africaines dans leurs pays d’origines Les institutionnels concernés de près ou de loin par le retour des migrants: toutes les structures étatiques camerounaises en charge de cette question (ministères des Relations extérieures ; de l’Emploi ; de l’Économie ; des Finances ; des PME ; le Fonds national de l’emploi…)

 

Le PMD au Cameroun

Au Cameroun le PMD intervient dans les domaines suivants :

-Appui au retour et à la réinsertion professionnelle des Experts camerounais formés en Allemagne

-Appui financier et technique aux organisations et associations de la diaspora Camerounaise d’Allemagne dans le cadre de la réalisation de leurs projets sociaux au Cameroun et appui aux interventions de courtes durées des experts de la Diaspora dans les organisations locales (universitaires, hôpitaux, centres de recherche etc.)

-Appui technique à la création et au développement des entreprises

Depuis 2012 plus de 76 experts de retour ont été placés en emploi salarié au Cameroun et soutenus par des subventions salariales.

16 projets sociaux ont déjà été soutenus et financés. Pour 2016 une phase pilote de placement de 10 experts pour des missions bénévoles de courte durée est en cours d’exécution.

Plus de 150 entrepreneurs ont été conseillés en Allemagne et 08 entreprises créées au Cameroun.

Trois (03) éditions de la foire des entrepreneurs Camerounais formés en Allemagne ont déjà été organisées au Cameroun en 2011, 2012 et 2014. De ces foires est née le concept «Cameroonian Know how Made in Germany» (CKMG) dont s’inspire d’ores déjà d’autres pays l’instar du Ghana avec le concept «Ghanaian Know How Made in Germany» (GKMG).


 

M. Luc Magloire Mbarga Atangana: «Le grand rendez-vous d’affaires dont notre continent avait besoin»

L’intégralité du discours de monsieur Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce, Mandant du Gouvernement de Promote, le 13 février 2017 à l’occasion de l’ouverture officielle de  la 6ème  édition du Salon international de l’entreprise, de la PME et du partenariat de Yaoundé.

Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Représentant personnel de Son Excellence Monsieur le Président de la République,

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement,

Monsieur le Vice-Ministre des Affaires Etrangères, Ministre Délégué à la Coopération Internationale de la république d’Italie,

Mesdames et Messieurs les Chefs de Missions Diplomatiques et Représentants des Organisations Internationales,

Madame le Secrétaire Général Adjoint  de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC),

Monsieur le Représentant du Président de la Commission de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC),

Mesdames et Messieurs les sénateurs,

Honorables Députés à l’Assemblée Nationale,

Monsieur le Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Yaoundé,

Monsieur le Président de la Fondation Internationale Inter-Progress, Délégué Général du Salon International de l’Entreprise, de la PME et du Partenariat,

Monsieur le Secrétaire Exécutif de l’Union des Patronats de l’Afrique Centrale (UNIPACE),

Messieurs les Présidents des Chambres Consulaires,

Monsieur le Directeur Général de la Société   NEXTEL, Partenaire Prestige de PROMOTE 2017,

Messieurs les Directeurs Généraux de CAMTEL, de la Société Anonyme des Brasseries du Cameroun et de la Société Guinness Cameroon, partenaires majeurs de PROMOTE,

Mesdames et Messieurs les Chefs d’entreprises,

Mesdames et Messieurs les Représentants de la presse nationale et internationale,

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs,

C’est avec un sentiment de fierté qu’en ma qualité de Mandant du Gouvernement, je prends la parole devant ce parterre d’illustres Personnalités nationales et internationales représentant la haute sphère politique et diplomatique, ainsi que les milieux d’affaires, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture solennelle de la sixième édition du Salon International de l’Entreprise, de la PME  et du partenariat de Yaoundé, plus connu sous l’acronyme  PROMOTE.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Vous me permettrez, à l’entame de mon propos, et au nom de l’organisation, de rendre un vibrant hommage à Monsieur le Président de la République, Son Excellence Monsieur Paul BIYA, pour Son Haut Patronage, depuis les origines, du salon PROMOTE et pour les importantes ressources financières mises à la disposition de l’organisation pour, non seulement améliorer le site de l’évènement, mais également assurer un accueil à la dimension de l’hospitalité légendaire et séculaire de notre pays à l’ensemble des participants.

Mes remerciements vont également à la  Fondation Internationale Inter Progress, et plus spécialement à son intrépide et infatigable président, Monsieur Pierre ZUMBACH, dont l’entregent, la disponibilité et le savoir-faire communicatifs ne sont plus à conter.

Merci aussi au Palais des Congrès et à son équipe dirigeante, qui ont mis les petits plats dans les grands pour que cet évènement se tienne, et qu’il se tienne dans les meilleures conditions possibles, en dépit des importants travaux  en cours, destinés à la rénovation et à la modernisation de cet espace qui nous est si cher. Par avance, et au nom de l’organisation, je présente nos excuses à ceux des participants qui pourraient se trouver victimes de quelque désagrément durant leur séjour, du fait de cette situation. Mais, c’est un mal pour un bien à venir.

Mon indicible reconnaissance va enfin à tous les pays amis, à toutes les institutions, internationales, Régionales et Sous-Régionales, ainsi qu’à l’ensemble des entreprises présentes pour leur attachement à cette manifestation devenue, au fil des années, grâce à eux, pour eux et avec eux, le grand rendez-vous des affaires dont notre continent avait besoin. 

Je salue tout spécialement la présence à cette édition de Monsieur MARIO GIRO, Vice-Ministre des Affaires Etrangères, Ministre Délégué à la Coopération Internationale de la république d’Italie, qui conduit l’importante délégation italienne à cette manifestation dédiée à l’entreprise et au partenariat.

Je salue tout autant la  participation des pavillons pays, dont la France, les Etats Unis, la Belgique, l’Allemagne, l’Afrique du Sud, l’Algérie, la Suisse, le Canada, la Turquie, la République Démocratique du Congo et d’autres encore. 

Au titre des organisations Internationales, régionales et sous régionales, je note la participation, remarquée et appréciée, de l’Union Européenne, de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle, de l’African Chamber of Trade and Commerce, de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale,  de la Communauté Economique  des Etats de l’Afrique Centrale et de l’Union des Patronats de l’Afrique Centrale (UNIPACE), entre autres.

Excellences,  Mesdames et Messieurs,

C’est pour répondre au vœu exprimé par nombre d’entre vous, participants à PROMOTE, que le Gouvernement camerounais a décidé de faire passer la périodicité de ce Salon de 3 à 2 ans, qui se tiendra désormais, conformément aux Très Hautes Directives du Président de la République, Son Excellence Monsieur Paul BIYA, en alternance avec la Foire Internationale des Affaires et du Commerce de Douala. C’est l’une des innovations majeures de cette sixième édition, en attendant l’aboutissement des réflexions en cours pour la migration éventuelle de cette manifestation vers un site offrant plus d’espace et  certainement mieux adapté.

Parmi les autres innovations de cette sixième édition, je voudrais relever, au niveau de l’organisation et du déploiement spatial, l’aménagement de zones thématiques, dans le but de regrouper les exposants par secteurs d’activités et de renforcer les possibilités d’échanges entre acteurs d’une même filière.

Je voudrais enfin souligner la présence parmi nous d’une cinquantaine de PME et artisans de la Région de l’Extrême-Nord, au titre de l’opération « donnez la main à l’économie du grand Nord du Cameroun », initiée par les Pouvoirs Publics pour relancer l’économie de cette partie du pays, victime d’une conjoncture défavorable.

Excellences, Mesdames et Messieurs les participants,

Soyez assurés qu’à PROMOTE 2017, les centres d’intérêt ne manqueront pas.  Pour ceux qui s’intéressent par exemple aux projets d’investissements au Cameroun et aux facilités qui s’y rattachent, ils trouveront matière dans les ateliers animés et coordonnés par l’Agence de Promotion des Investissements ainsi que différents Départements ministériels, sans oublier les Chambres Consulaires et les Organisations Patronales. 

Aux uns et aux autres, je redis bienvenue au Cameroun. Bienvenue à PROMOTE 2017. Rendez-vous est pris pour la prochaine édition, ici encore, ici toujours,  à Yaoundé. Ce sera en 2019, dans deux ans.

Vive le Salon International de l’Entreprise, de la PME et du Partenariat de Yaoundé,

Vive la coopération internationale,

Vive le Cameroun des Grandes Réalisations et son Illustre Chef, Son Excellence, Monsieur Paul BIYA, Président de la République, Chef de l’Etat.

Je vous remercie d’avoir prêté une oreille attentive à mon propos.

Monsieur Luc Magloire MBARGA ATANGANA, Ministre du Commerce


Malaïka NDOUMBE NGOLLO: Promote en cohérence avec le PER Cemac

Mot de madame la Représentante de la Commission de la CEMAC au Cameroun, à l’ouverture de Promote 2017.

Il m’est particulièrement agréable de prendre la parole cet après-midi, au nom de S.E Pierre MOUSSA, Président de la Commission de la Commission de la CEMAC, dans cette splendide salle du palais des Congrès, à l’occasion de l’ouverture solennelle de la VIème édition du salon PROMOTE.

Avant toute chose, j’aimerai exprimer toute notre reconnaissance au gouvernement camerounais, pour l’appui sans faille qu’il ne cesse d’apporter à l’exécution sur son territoire des missions statutaires de la CEMAC. Ceci illustre à merveille, l’engagement de ce pays aux valeurs inscrites dans le traité de 1994, signé à Ndjaména, instituant la CEMAC.

La tenue pour la sixième année consécutive du salon Promote est également sans conteste une connaissance, un hommage aux efforts et au leadership de la République du Cameroun.

Pour tous ces bienfaits, Monsieur Pierre MOUSSA, m’a demandé de vous remercier : Excellence Monsieur le Premier Ministre, soyez remercié.

Excellence Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs,

La zone Afrique centrale s’est engagée depuis 1994, dans un processus irréversible d’intégration économique régionale en vue d’une meilleure insertion dans l’économie mondiale.

Pour y parvenir, notre sous-région doit réaliser des économies d’échelle, développer des échanges et multiplier les opportunités d’investissements.

La CEMAC, et ses institutions spécialisées se sont inscrites dans cette dynamique avec des schémas qui ambitionnent de créer un espace économique intégré dans toutes ses composantes, à savoir :

-L’union Economique et Monétaire,

-Le renforcement de la Surveillance multilatérale,

-La mise en œuvre de politiques sectorielles communes et la promotion d’un environnement de paix.

La sous-région dispose d’atouts stratégiques. Sa position de carrefour, la richesse de ses ressources humaines et naturelles, lui confère une vocation de pôle de croissance régional.

Cette volonté trouve une illustration dans les mesures prises par les Chefs d’Etat de l’Afrique Centrale sur la situation économique et Monétaire dans la Zone CEMAC, au terme du Sommet extraordinaire, tenue au Palais de l’Unité le 23 Décembre 2016.

Les plus hautes autorités des six états membres se sont solennellement engagées :

-accélérer et finaliser la libre circulation des personnes et des biens en préservant la sécurité;

-améliorer le climat des Affaires ;

-Renforcer la Coopération fiscale ;

-Consacrer la centralité de la Commission de la CEMAC dans l’amélioration des réformes économiques et financières.

Excellence Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs,

Le Salon PROMOTE est une opportunité idoine pour la CEMAC, il constitue un cadre de visibilité et de diffusion des initiatives nationales et sous régionales, il est cohérence avec la vision du programme Economique Régional (PER) à savoir faire de la CEMAC un espace économique intégré émergent, où règne la sécurité, la bonne gouvernance, au service du développement humain.

Vive la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale 

Pour que Vive la Cemac

Je vous remercie.


Education: L’Ucac use de ses charmes à Yaoundé

Parmi les actions que l’Université catholique d’Afrique centrale (Ucac) a menées, la communication autour de ses filières a figuré en bonne place.

En cette ère de la concurrence à tout crin, l’Ucac a tout misé sur son plan de communication. Et pour atteindre ses objectifs, l’institution universitaire n’est pas venue à PROMOTE la bride abattue.  Devant elle, partout elle a déblayé, émondé, tracé des chemins, comme un bon  chasseur. Il est 14 heures  ce 17 février 2017 lorsque Epiphane Kinhoun, le vice-doyen de la faculté des sciences et de gestion, fait son apparition. Ce déploiement n’a rien d’anodin. Il vise surtout à inviter les étudiants de tous bords à participer au concours d’entrée à l’Ucac.

Pour une séance d’opération de charme, la présentation de l’une des grandes autorités de cette structure académique est sollicitée. En guise de déroulement du profil de l’Ucac, le propos insiste sur ses composantes: «Elle est constituée de trois grands établissements : l’Ucac-UCY qui constitue la grande partie des différentes facultés, de l’Ecole des sciences infirmières et  de l’Ucac-Ucam à Douala», retient-on. 

«Unique»

S’il y a une particularité sur laquelle il faut s’attarder, c’est celle liée à  la branche de Yaoundé. «Elle est composée de plusieurs facultés. Il y a celle de Théologie, celle des Sciences, de philosophie, ensuite, le département de droit canon. On peut aussi y trouver une faculté des sciences sociales et de gestion dans lesquelles les étudiants peuvent se faire former et c’est justement pour cela que nous aimerions lancer aujourd’hui même l’appel à candidature pour les différents  étudiants afin qu’ils puissent postuler à l’Ucac». 

Pour y entrer, il est question, de passer un concours. Celui-ci aura lieu le 6 mai 2017 à Yaoundé. Les postulants potentiels pourraient à partir d’aujourd’hui se munir des papiers d’informations sur lesquels la date du concours et les dossiers à fournir en vue de pouvoir passer le concours sont clairement définis.

Au final, c’est un vice-doyen qui a invité les éventuels participants à plus d’engagement. «Nous leur souhaitons déjà de pouvoir de se préparer en conséquence. Car à l’Ucac, la qualité de la formation est sûre. Nous mettons l’accent là-dessus afin que les produits formés chez nous puissent  contribuer au bien être de la société en Afrique centrale et au Cameroun en particulier», a-t-il dit.

Il est à noter que l’Ucac  est un institut privé catholique fondé par l’Association des conférences des évêques de la région Afrique Centrale (ACERAC). Cette dernière fait ses preuves depuis une vingtaine d’années et a su prouver qu’elle représente un haut lieu de créativité et de rayonnement du savoir, du savoir faire et du savoir être. Cette école renommée se donne pour perspective de prospecter de nouveaux horizons du savoir en relation avec l’actualité du monde professionnel. Aussi est-il établi que cet établissement confessionnel dispose de meilleurs outils pédagogiques. Pour faire face aux différents défis de la demande des entreprises, des professionnels, des organisations nationales et internationales. Ainsi, elle a mis sur pied la formation continue diplomante destinée à des professionnels (cadres, cadres supérieurs, managers). Il faut également souligner que tout a été pensé ici. L’UCAC ICY a pu adapter ses enseignements à tous les apprenants simples étudiants comme professionnels. La licence pro, les certifications microsoft, executive MBA c’est là quelques formations proposées en cours du soir dans les campus d’Ekounou, de Douala au collège Libermann et de N’Djamena au Tchad.

 

Kissy Abeng (Stagiaire)


Industries extractives: L’ITIE tient un «apéro minier» à Promote

Le temps d’un après-midi, le public a eu droit à tout sur les flux financiers et le cadre réglementaire actuel autour des richesses du sous-sol camerounais.

Le public camerounais a voulu qu'on lui parle franchement, qu'on lui remonte les informations du terrain. A la faveur de Promote 2017, il s’est dit prêt à tout entendre au sujet de l’exploitation minière dans le pays. Ce 16 février 2017, la thématique a fort opportunément été libellée dans ce sens: «Initiatives des industries extractives (ITIE), niveau d’implémentation et résultats obtenus». Tout pour ouvrir la salle à un «apéro minier», ce d’autant plus que le panel est suffisamment étoffé et que le Cameroun tient à son statut de «pays conforme» acquis en octobre 2013. 

Dans la salle B du palais des Congrès de Yaoundé, c’est l’envie d’obtenir des réponses sur quatre questions: l’ITIE, qu’est ce que c’est? Comment lire les rapports ITIE? ITIE, quel impact à ce jour? Quelle est la propriété réelle, la situation et les défis du Cameroun? 

Promote a donné l’occasion à Agnès Solange Ondigui Owona d’édifier l’assistance chez qui, hélas, «trop d’ignorance» subsiste. Selon la Coordonnatrice du Secrétariat technique du Comité ITIE au Cameroun, cette structure vise deux objectifs principaux. Le premier est de rendre public et rapprocher les versements effectués par les industries extractives et les encaissements réalisés par l’Etat du Cameroun. Le second vise à promouvoir et renforcer l’approche axée sur le dialogue entre une multiplicité des parties prenantes. En clair, appuie-t-elle, le comité qu’elle coiffe est un outil de gouvernance. «A travers son dispositif contraignant, l’ITIE exige désormais la publication des contrats avec le secteur des industries extractives. Cela suppose la mise en place d’un reporting national capable d’identifier les flux de revenus et de garantir ainsi de meilleures retombées financières pour le notre pays», renseigne Agnès Solange Ondigui Owona. 

Bien plus, en tant que organisation à visage international, l’ITIE est une coalition composée de gouvernements, d’entreprises, de groupes de la société civile, d’investisseurs et d’organisations internationales. Elle offre aux sociétés et gouvernements un cadre reconnu au plan international destiné à la publication des paiements versés par les entreprises et des recettes reçues par les Etats dans le secteur des mines, du pétrole et du gaz.

Impact

A en croire Mohamadou Bachirou, à ce jour, le Comité ITIE Cameroun a engrangé quelques bons résultats. L’inspecteur principal du Trésor et Point focal ITIE à la Direction générale du Trésor, de la Coopération financière et monétaire cite entre autres  la sensibilisation des comptables publics ; la sensibilisation de la Chambre des comptes de la Cour suprême pour la certification des formulaires de déclarations des régies financières; la signature d’une instruction précisant les modalités de comptabilisation des recettes du secteur extractif. Autres points positifs: la mise en place d’un registre auxiliaire de suivi de recettes de la SNH à l’agence comptable centrale du trésor et la formations des receveurs des impôts. 

Défis 

Ceux qui s’imposent au Cameroun  restent la sensibilisation, le diagnostic du cadre législatif et règlementaire existant, la détermination de  la ponctualité et l’accessibilité des données, l’instauration d’un mécanisme de collecte et de fiabilisation des données et l’évaluation de celles-ci. 

Jean-René Meva’a Amougou


EHT-Cemac, la belle adresse du Salon

Entre titres officiels et logos marketing des écoles de formations, cette institution spécialisée de la Communauté économique et monétaire des Etats d’Afrique centrale (Cemac) a présenté un label unique à PROMOTE.

La sagesse populaire nous enseigne que l’on peut se former de mille et une façons: «les voyages forment la jeunesse», «c’est en forgeant que l’on devient forgeron», «le maître vous introduit jusqu’à la porte, l’exercice et la pratique dépendent de chacun»... Seulement, les aptitudes, potentialités et capacités intellectuelles peuvent mieux se développer dans une école de formation et surtout dans l’exercice du métier. Le bénéfice de formations formelles à l’école, reste alors le premier des moyens pour amorcer et gérer son parcours professionnel. Si les voies royales n’existent plus, s’il faut être entrepreneur de sa propre vie, si la robotisation des métiers rebat les cartes des études et de l’orientation, s’il est plus compliqué de trouver sa place, alors, où se forme-t-on le mieux aujourd’hui pour le monde qui vient ?

Depuis 2002, date de sa création, l’EHT-Cemac s’arrache le droit de répondre à cette question. L’institution a débarqué à Promote 2017 avec des arguments en sautoir. «Nous nous situons en marge des autres écoles de formations en hôtellerie et tourisme dans la sous-région. Nous sommes convaincus qu’en Afrique centrale, nous sommes investis de multiples missions: instruire nos enfants, transmettre les savoirs et accroître l'éveil des esprits, former les consciences des futurs citoyens, permettre à chacun de trouver sa place dans le monde du travail, redistribuer l'égalité des chances et être le liftier de l'ascenseur social», se gargarise Jean-Baptiste Manikaou , le chef de la Division de la scolarité et des activités culturelles et sportives.

 

Visage

En acquérant un stand à Promote 2017, l’équipe de EHT-Cemac est venue imposer son label parmi les offres de formation en hôtellerie et tourisme. L’astuce tient à la présentation des trois objectifs de la structure. 

Selon Jean-Baptiste Manikaou, le premier est opérationnel : l’étudiant cuisinier doit apprendre à bien cuisiner, l’étudiant en tourisme à vendre les sites et gérer des établissements touristiques. Les deux autres objectifs, renseigne-t-on, sont plus éducatifs, plus porteurs d’avenir, c’est-à-dire capables d’apporter une réponse directe aux exigences du marché du travail. 

Quand on connaît l'étendue de la palette d'activités de nos jours, on ne s'étonne pas de ce que EHT-Cemac propose une formation ciblée. «Chez nous, on a pris conscience de ce que les rentes de situation qui prévalaient il y a encore deux ou trois décennies ont définitivement disparu, et que leur plus grande richesse est la bonne formation des jeunes. Car ces métiers auxquels nous préparons nos étudiants  exigent à la fois être créativité, adaptabilité et inventivité», avance Jean-Baptiste Manikaou. 

 

Différence

Sans le dire, cela met en évidence une formation dans trois domaines complémentaires: le savoir, c’est à dire la formation à des connaissances générales ou spécialisées ; le savoir faire, c’est à dire la formation à l’application pratique des connaissances et le savoir-être, c'est-à-dire la formation aux comportements et aux attitudes nécessaires ou souhaitables dans l'exercice d'une activité précise.

Sur l’un des portiques de la Ngaoundéré, château d’eau du Cameroun où est basé cet établissement à vocation internationale, on en fait une raison de vivre. La meilleure preuve reste la batterie de réformes entreprises sur le plan pédagogique. Au fil du temps, celles-ci ont apporté des changements importants sur les plans institutionnel et normatif au sein de cette Institution. D’où de nouvelles offres communautaires commandées par l’axe 4 du programme économique régional (Per). Ce dernier met un accent particulier sur le renforcement du capital humain conformément à l’un des grands défis des chefs d’Etat de la sous-région : faire de leurs pays des destinations touristiques émergentes à l’horizon 2035. Déclinés en un double leitmotiv (assurer la formation, le perfectionnement, le recyclage et la spécialisation dans ces domaines; appuyer le développement des métiers de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme sous forme de service de consultant), les objectifs majeurs de l’Institution promeuvent également la recherche et le développement des partenariats avec d’autres institutions similaires dans le but d’augmenter l’accessibilité à la formation des cadres. 

Au cœur du monde académique, EHT-Cemac  bénéficie de la proximité des partenaires.Dans cette démarche, elle a noué des partenariats avec Association Mondiale pour la Formation hôtelière et Touristique (AMFHT). Cet organisme favorise une interactivité permanente sur le plan de la formation mondiale en hôtellerie et en tourisme, et permet des solutions en termes de développement de formations, de stages et d’emplois entre leurs Membres écoles hôtelières /business schools/ universités.  Autre point qui fait l’unanimité, EHT-Cemac est l’une des premières à accueillir des profils de tous horizons dans des cursus aux multiples facettes en plus de valoriser la spécialisation. «C’est pour cela que nous avons décidé qu’en plus du concours d’entrée, les admissions puissent aussi se faire sur étude de dossier», renseigne Jean-Baptiste Manikaou. 

La formation est très axée sur la pratique et les cours sont dispensés en majorité par des gens de la profession. «Une fois son diplôme en poche, l’avenir du jeune formé  est beaucoup moins gris. Car de par la formation reconnue qu'il assure aux  étudiants, le staff de l’institution participe à tous les niveaux de la construction de la vie professionnelle des jeunes de la sous-région». 

L'existence de l’EHT-CEMAC dans la région carrefour de l’Adamaoua aura eu un impact considérable sur le développement de l’industrie touristique locale. Cela fait plusieurs mois déjà que l’établissement panafricain a amorcé la migration de son programme vers une offre communautaire plus ouverte aux acteurs du secteur hôtelier. Ce puissant outil de formation pratique de qualité se met désormais au service du développement de compétences dans le secteur hôtelier par des renforcements de capacités des cadres et employés. Ces formations à la carte font l’objet d’un partenariat avec le Fonds national de l’emploi (FNE).


Lom Pangar: Un barrage, mille bénéfices

Cette vérité a été dévoilée lors du Forum Eau-Energie-Environnement tenu les 14 et 15 février 2017 à Yaoundé. 

 Théodore Nsangou, le DG de EDC dans son stand à Promote 2017

A ce jour, apprend-on,  le site du gigantesque chantier du barrage de Lom Pangar déborde des fastes de l’imagination humaine. A la confluence du Lom et de Pangar (région de l’Est), l’édifice s’affiche. D’abord par son ouvrage central en béton. D’une longueur de 185 mètres, ici se concentre l’ensemble des équipements du barrage (pertuis de dérivation, prise d’eau de l’usine hydroélectrique, ouvrage de régulation des débits, évacuateur de crues). Ensuite, il y a les deux digues  d’une longueur totale de 1137 mètres. Et en rive droite enfin, on retrouve la digue de col de 459 mètres de long et 17,5 mètres de haut.

 

« Des mots et des hommes »

Et pourtant dès l’entame  des travaux, rien n’était acquis. «Le 03 août 2012, lors de la pose de la première pierre, quels murmures n’a-t-on pas entendu au sujet du barrage de Lom Pangar ?» Une phrase en guise de réponse à une question posée par un journaliste d’une chaîne de télévision internationale. Le ministre camerounais de l’Eau et de l’Energie (Minee) qui les prononce. Ce 14 février 2017, à la faveur de la 3ème édition du Forum Eau-Energie-Environnement (FEEE) organisé par EDC (Electricity Development Corporation), ironise par la suite: «Aujourd’hui, on se rend bien compte que ce n’était que des mots et des hommes». Scandé par des images fulgurantes de travail bien accompli, le propos de Basile Atangana Kouna renforce l’optimisme sous les traits métaphoriques d’un  ouvrage à fort potentiel économique, tant au niveau national que sous-régional. «Lom Pangar n’est pas seulement un gigantisme technique. Cette centrale hydroélectrique répond à notre besoin en électricité et va également fournir des marchés étrangers», dit le Minee. 

 

Calculs

D’une part, le tout suggère que l’infrastructure peut offrir des gains en termes de plus forte croissance, de productivité et de remède aux délestages au Cameroun. D’autre part, on devine que Lom Pangar ouvre la voie aux  opportunités de développement et aux  perspectives d’une croissance économique rapide dans les pays riverains. «On pense à la mise en place d’une industrie moderne et compétitive, à l’ouverture de zones commerciales et économiques en Afrique centrale», projette Jean-Pierre Kedi, le directeur général de l’Agence de régulation de l'électricité (Arsel). 

Le FEEE a permis de  le démontrer. Le calcul économique, réalisé dans le cadre de l’étude de faisabilité a abouti à des résultats économiques satisfaisants pour justifier la mise en œuvre du projet. De plus, malgré leurs coûts de réalisation élevés, les installations de Lom Pangar sont prévues pour durer longtemps, et l'énergie de l'eau est gratuite et renouvelable. Dit autrement, le fait de pouvoir stocker d'importantes quantités d'eau présente de nombreux intérêts. Le barrage de Lom Pangar a la capacité de conserver de l’eau en période de crues afin d’en relâcher pendant les décrues. 

 

Vue aérienne du barrage de Lom Pangar en janvier 2017

Un financement diversifié

A l’origine, le projet de construire un barrage d’une telle envergure répondait à deux problématiques. Le Cameroun souhaite mieux gérer le fleuve Sanaga. Le second enjeu est bien sûr de bâtir un complexe hydroélectrique sans commune mesure avec les barrages déjà existants, assurant ainsi au pays une position économique et industrielle prédominante en Afrique centrale. De manière globale, souligne la représentation de la BAD au Cameroun, «le projet améliorera les conditions de vie des ménages et renforcera la compétitivité globale de l’économie camerounaise».

Il est à noter que Lom Pangar fait partie de l'agenda sous-régional de EDC qui, en soulignant la complémentarité de l’économie camerounaise avec celles des pays riverains, leur propose toutes sortes de projets conjoints afin de construire les bases de «coopération gagnant-gagnant». «Le projet prévoit l’élaboration d un plan directeur des réseaux de transports de l’énergie électrique aussi bien au niveau national que régional à travers les interconnexions avec les pays voisins», apprend-on. L'État pourra en outre exporter de l'électricité dans toute la région, car les besoins sont importants dans les pays proches. Des experts ont calculé que la vente à l'étranger de l'énergie produite par le barrage de Lom Pangar pourrait rapporter plusieurs milliards de francs CFA par an aux caisses publiques.

 

Depuis 2010, c’est cet aspect qui galvanise les bailleurs de fonds. En effet, la Banque africaine de développement (BAD), la Banque mondiale (BM), l’Agence française de développement (AFD), la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC) ainsi que la Banque européenne d’investissement (BEI) participent (aux côtés du gouvernement camerounais) à la conduite du projet dont le coût est estimé à  240,9 milliards de francs CFA.

 

«L’énergie à moindre coût»

Les experts sont unanimes : le système de production d'électricité à partir d’un barrage tel que celui de Lom Pangar est nettement  rentable. En effet, le prix de revient d'un MWh d'électricité venant d'une centrale hydraulique est bien plus bas, en comparaison avec l'énergie solaire, et même par rapport à l'énergie éolienne. «Lom Pangar produit une énergie peu chère dans des conditions de sécurité optimales. Ils sont la meilleure source d’électricité renouvelable disponible, dont le coût et la production sont maîtrisés». 

Outre l’accès à l’électricité, Lom Pangar participe à la baisse des coûts de production et à l’attrait de nouveaux investisseurs. Cela devra alors affecter les domaines comme l’urbanisation, l’éducation, la santé, la sécurité des biens et des personnes.

 

Dans un tel contexte, le Cameroun a de quoi concrétiser ses rêves de développement. Un nombre important d’infrastructures destinées à l’industrie seront édifiées. De nombreux emplois directs ou indirects sont créés (3500 au moins selon la BAD). Les régions qui étaient jadis aux prises avec de graves coupures d’énergie  pourront ainsi se développer. Selon les promoteurs du barrage, ce dernier permettra aux populations en aval de bénéficier d’un débit régulier de la Sanaga douze mois par an. Elles peuvent alors pratiquer leurs activités agricoles et piscicoles traditionnelles.


Exhibition au Salon Promote: La CNPS brille par son assurance volontaire

Sous le ciel du palais des congrès, la Caisse nationale de prévoyance sociale a montré ses innovations la semaine dernière.

Dans ce grand stand bleu,  des employés s’activent pour servir les clients et visiteurs le plus rapidement possible. Nous sommes au stand de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS). Beauté, rigueur, et surtout accueil chaleureux, tout est réuni pour mettre en avant les atouts du stand et surtout les services nouvellement créés par la CNPS. Odile Obougou, chef centre secteur informel de la CNPS à Yaoundé (par ailleurs chef de stand  à PROMOTE 2017), vante la posture de son employeur. «Notre stand à promote présente les services qu’offre la CNPS. Tout dépend des désirata de nos clients. Concrètement, nous sommes là pour parler de nos prestations que font des allocations familiales et des recouvrements. Le rôle de la CNPS est de collecter les cotisations versées par les employeurs et à les redistribuer sous forme de prestations. De manière générale, nous avons les risques professionnels et les pensions vieillesses. La pension vieillesse est un nouveau produit  depuis 2014. Le décret 2014/2377 qui autorisait la mise en œuvre de l’assurance volontaire au Cameroun», informe-t-elle.

 

Extensions de l’offre

Toutefois, la CNPS s’étend sur la catégorisation des personnes pouvant bénéficiers de ces services. Ainsi, elle nous rassure que: «les catégories  du secteur informel et les travailleurs indépendants comme les avocats, les fonctions libérales et les plus petites structures telles que les bayam sellam, les agriculteurs, les mototaximen, les éleveurs ou encore les callbox et autres» n’ont pas été jetés aux oubliettes.

 

Attentes

La plus grande régulièrement remuée ici repose sur un plus grand nombre de visiteurs. Que les personnes qui sont dans le secteur informel se rapprochent de la CNPS pour découvrir l’assurance volontaire. «Nous remarquons que le message passe car ceux que nous approchions n’étaient pas informés quand ils passent, ils s’aperçoivent que c’est un contrat d’adhésion. Tout cela nous motive à sillonner les stands pour interpeller les visiteurs raison pour laquelle  nous avons ouvert un livre d’or. La CNPS est sur tous les réseaux sociaux», avise Odile Obougou.

 Kissy Abeng (Stagiaire)


Complexe industrialo- portuaire de Kribi:

L’infrastructure prend le large à PROMOTE

En grand format, elle a déroulé toutes les actualités relatives  au démarrage des activités. 

Chaque port est singulier. Celui de Kribi pas moins que les autres. Il peut beaucoup apporter à l'économie nationale et même sous-régionale. «C’est l’un des meilleurs points d'appui dont dispose le Cameroun pour sortir des crises en cours. Hélas, beaucoup de citoyens ne connaissent que le nom du port et la surface de mer de Kribi. Le reste demeure inconnu». Habib Iya (cadre à la Direction des affaires commerciales de cette infrastructure) et son équipe ont vu en PROMOTE 2017 un espace de promotion. Sur le site, deux équipes sont déployées avec différentes feuilles de route. La première est chargée de la prospection. Elle circule de stand en stand à la  rencontre d’entreprises préalablement ciblées. Le second groupe s’occupe de l’organisation des ateliers. Au cours de PROMOTE, trois ont été retenus. Les débats ont porté sur l’offre portuaire, des opportunités d’affaires et l’impact attendu au niveau du port de Kribi. Y ont pris part, des partenaires au développement, des représentants des missions diplomatiques, des opérateurs économiques et même des étudiants. A ce parterre, les offres de services en termes de navires, de marchandises et l’offre foncière ont été présentées. Exploitation des produits de la mer, construction et réparation navale, transport des marchandises et des passagers, activités portuaires... autant d'activités qui pourraient offrir des nouvelles sources de croissance ont été citées à l’occasion. Les groupes pétroliers, par exemple, y ont vu une aubaine pour convoyer à travers leurs supertankers de plus grandes quantités de pétrole en un seul chargement et rester compétitifs. L’évolution des modes de consommation et l’accroissement des attentes sociétales n’ont pas été en reste. Selon le staff du Port de Kribi à PROMOTE 2017, la valorisation des produits locaux impactera positivement sur le revenu des producteurs et des pêcheurs à travers de nouveaux débouchés, la transformation locale, traçabilité et le traitement des coproduits de la pêche.

Et s’il est nécessaire d’en discuter avec un public plus large, c’est parce qu’il faut bien bousculer certaines idées reçues. «Le port se met en place petit à petit. L’infrastructure est complètement livrée», a assuré Habib Iya. Il a ajouté que le démarrage effectif des activités de cette plate-forme reste assujetti à la signature des contrats de concession. «Cette signature est un travail très méticuleux qui a pris du temps mais engage l’Etat sur une période de 25 ans à 30 ans», a-t-il souligné.

Au-delà, PROMOTE 2017 a permis à l’équipe de Habib Iya d’expliquer aux uns et aux autres les différentes composantes du complexe portuaire. On a retenu qu’il y a un port généraliste à Mboro (35 km de Kribi). Là se trouvent un terminal à conteneur, un terminal aluminium, un terminal hydrocarbures et un terminal polyvalent.

Ailleurs, à Lolabé, il y a un port minéralier. Celui-ci dispose d’un appontement pour l’exportation du minerai de fer, d’une usine d’enrichissement de minerai, d’une aire de stockage et d’une base ferroviaire. On a aussi évoqué le port de plaisance de Grand-Batanga,  une desserte routière et une desserte ferroviaire connectées au réseau intérieur et sous-régional.

 

Kissy Abeng


Climat des affaires: La réalité au thermomètre de la Cemac 

Lors d’une conférence-débat tenue à Yaoundé le 17 février dans le cadre de PROMOTE 2017, l’institution communautaire s’est appliquée à l’évaluation  de l’environnement juridique dans lequel baignent les activités commerciales en Afrique centrale.


Le choix du panel montre à suffisance la hauteur de la circonstance. Le lieu aussi, le palais de congrès de Yaoundé. Sur une même table, le professeur Gérard Pougoué (agrégé en droit), le docteur El Hadj Diouf (président du Cabinet 2ACD au Sénégal), Ghyslaine Djuikam Kamga, (coordonnatrice du programme investir en zone franc (Izf), Samuel Yemene (secrétaire régional du centre à la Chambre de Commerce du Cameroun), Joseph Nguene Nteppe (secrétaire permanent du Comité national de facilitation des échanges), Juliette Engoue (directrice du Commerce et de la Concurrence à la Commission de la Cemac), Adolphe Mballa Keumbou (inspecteur des douanes).

Il s’agit en effet de la conférence-débats sur «les instruments de renforcement de l’intégration régionale dans la zone Cemac». Le 17 février dernier, tous ces experts ont apporté des éléments de réponses à un public nombreux. En marge du thème général, les échanges ont porté sur trois principaux points : «les voies de recours offertes par les textes communautaires Cemac en vue de leur bonne application, la portée et les enjeux des règles d’origine communautaires Cemac, l’état de mise en œuvre dans les Etats membres de la Cemac de l’accord sur la facilitation des échanges de l’OMC et en particulier l’expérience du comité national de facilitation des échanges».

 

Voies de recours

Concernant le premier point, c’est-à-dire les voies de recours, l’on retient celles offertes  au secteur privé dans le cadre des contentieux commerciaux au niveau de la région Cemac. Dans son propos de circonstance, El Hadj Diouf fait un rappel de la situation à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) en expliquant son fonctionnement actuel. «Elle fonctionne plus ou moins bien en ce moment parce qu’il y’a un système de règlement de différends contraignants. L’Etat qui ne respecte pas ses obligations commerciales sait qu’il sera attrait devant l’organisation et nous devrions pouvoir avoir cette transposition dans nos régions».  

Toujours selon lui, le secteur privé n’est pas clairement impliqué. Il n’a pas la possibilité de saisir la Cour de justice pour consultation. Cela donne selon le panéliste une impression de protection du secteur privé. Or la marche quotidienne des affaires en Afriques démontre tout le contraire. À ce niveau, le constat est clair : dans les pays développés la visibilité et la compétitivité du secteur privé sont des préoccupations endossées par le gouvernement. «À l’OMC le secteur privé  de la France, du Japon, des USA peut être lésé mais c’est la France qui prend le leadership pour faire le portage politique de défense du secteur privé. Et c’est malheureusement ce qu’on n’a pas ici dans nos différents pays», déplore t’il.

 

Accords de facilitation

La notion de facilitation des échanges peut s’étendre sur deux angles. Tout d’abord celui des infrastructures. Pour Joseph Nguene Nteppe, faciliter les échanges peut aussi reposer sur un investissement des infrastructures de la chaine logistique du commerce international. Par exemple améliorer l’état des routes, construire des magasins de stockages de la marchandise relèvent de la facilitation des échanges. Cependant, selon l’OMC, il ne s’agit pas de cette facilitation mais celles axées sur le volet procédural. À ce niveau le terme facilitation renvoie à la simplification, la normalisation des procédures et de toutes les informations liées à la circulation des marchandises sur la chaine commerciale. L’intérêt de ces travaux pour l’organisation mondiale du commerce se situe au niveau du rôle qu’a l’OMC de veiller au bon fonctionnement du système commercial international. Ici, l’organisation a été interpellée au sujet des coûts des conséquences de la mondialisation de l’économie. L’une d’elles étant la massification du flux des marchandises…

 

Recommandations 

Durant les débats, quelques recommandations importantes dans le contexte actuel ont été émises par les experts.  Parmi elles, la création des chambres commerciales spécialisées dans le contentieux commercial ou d’un organe de règlement des différends de l’Afrique centrale ou de l’Afrique de l’ouest.  Tout cela se justifie par le fait que les Etats se dirigent de plus en plus dans un monde complexe. «Les Etats d’Afrique centrale sont tous membres de l’OMC à titre individuel et peuvent aller au système de règlements de différends là-bas. Ils ont leur cour de justice au niveau de la sous-région, c’est un deuxième forum de contentieux commercial. Ils ont leurs accords de partenariat économique etc. finalement nos Etats ne savent plus à quel saint se vouer», soutient El Hadj Diouf. Pour lui, il est temps de rationnaliser toutes ces procédures contentieuses en matière commerciale pour permettre aux secteurs privés et aux gouvernements de pouvoir tirer leur épingle du jeu.

Sur le plan institutionnel, il existe une nécessité de faire des réformes, de mettre en œuvre et de créer un système de règlement des conflits. A côté de cela, il importe de créer des spécialisations dans le secteur par la mise en place notamment d’une chambre commerciale spécifique. 

Sur le plan de la communication, il a été recommandé d’informer et de sensibiliser par une approche de proximité de manière globale. Cela permettra de développer le patriotisme économique communautaire dans le secteur privé et une interconnexion entre les administrations nationales, les organisations internationales telles que la commission de la Cemac, la Ceeac et le secteur privé. 

S’agissant des règles d’origine, les recommandations préconisées vont de la vulgarisation à l’appropriation de celles-ci par les acteurs publics et privés. L’objectif étant d’une part, de respecter le statut des produits originaires par les Etats membres dans le commerce inter régional et d’autre part, de mettre un accent sur l’attribution des agréments qui jusqu’ici souffrent de procédures assez lourdes dans l’octroi de ceux-ci. D’où l’urgence d’une  harmonisation des règles d’origine et d’adaptation des règles d’origine Cemac aux évolutions de l’intégration à la lumière des autres zones à l’instar de la Cedeao, de la Sadec, de l’Umoa etc.

S’il y’a un sujet qui a fait l’unanimité, c’est celui de la mise en œuvre de l’accord de facilitation des échanges. Celle-ci rentre, selon les experts, dans une dynamique révolutionnaire et tous les Etats se trouvent dans une phase de préparation. C’est le cas du Gabon qui l’a déjà ratifié et notifié et du Cameroun qui l’a également ratifié. Toutefois, le seul défis reste l’accélération de la démarche.

Pour les acteurs de l’Union douanière de la sous-région, l’intégration peut optimiser les revenus, à condition de renforcer ses instruments juridiques. «La pleine mise en œuvre de cet accord par les Etats  de la Cemac apportera beaucoup de gain aussi bien pour les entreprises de la sous-région que pour les Etats eux-mêmes, du fait de mesures techniques pertinentes qu’il préconise et qui sont de nature à réduire les transactions commerciales et également les couts et les surcouts des transactions», estime Joseph Nguene Nteppe, le secrétaire permanent du Comité national de facilitation des échanges du conseil national des chargeurs du Cameroun. De manière concrète s’agissant de l’intégration économique dans la sous-région Cemac, il  faut renforcer l’intégration physique à travers la construction et l’aménagement des routes, une plus grande facilité de mouvements transfrontaliers des marchandises à travers un certain nombre de textes et de mettre effectivement un programme économique régional.

Mercedes Beleheka et Mamie Tinguetin (stagiaires)


La SABC entretient le cercle vertueux de l’emploi jeune

A l’occasion de Promote 2017, le leader brassicole au Cameroun lance une foire aux stages de vacances. 

Du rouge et du jaune. Du soleil et du bonheur. La Société anonyme des Brasseries du Cameroun (SABC)  est restée fidèle à ses couleurs. A Promote 2017, la filiale du groupe français Castel s’en est servie pour mettre en avant sa communication évènementielle. Un stand a de ce fait été aménagé avec soin. A l’entrée, les clichés de magnifiques hôtesses accueillent le public dans une ambiance sobre et sophistiquée. D’un coup d’œil et chaque jour, l’on observe la jeunesse des visiteurs. C’est qu’au-delà de l’élan de curiosité que suscite l’édifice, il y a plus. Il s’agit, révèle Blando Tchatchoua, de 200 Stages académiques rémunérés à gagner.  Simple, la démarche consiste à envoyer un CV via Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . L’offre, apprend-on, s’étale uniquement pendant ce 6ème Salon Promote. La sélection des profils se fera par tirage au sort.

Pour de nombreux jeunes, c’est une aubaine. La preuve : les CV charriés par cette annonce s'entassent par centaines dans des urnes en verre. Alexandra, étudiante en master 2 (marketing), félicite l’initiative. «Dans un salon dynamique où  mille et une publicités foisonnent, analyse-t-elle, les Brasseries du Cameroun sont plus convaincantes ». Bertin, élève inscrit en classe de Première, évolue sur le même registre. «Les autres veulent seulement vendre sans se soucier des jeunes et de leur avenir», lance-t-il, au milieu de ses camarades. 

Correctement entendus, ces avis soulignent une évidence: la SABC est  une entreprise citoyenne. «A Promote 2017, nous sommes-là pour pérenniser cette légende», se gargarise Blando Tchatchoua. La combinaison  des arguments de ce dernier montre d’ailleurs le visage d’une SABC fortement impliquée dans  une dynamique de lutte contre la pauvreté.  «Ce n'est pas une simple publicité, lance-t-il. Cette offre que nous présentons ici fait partie d'un projet de société offensif axé sur la jeunesse pour laquelle nous dessinons de brillantes perspectives».  

Si La SABC voit l'avenir en rose, c'est parce qu'elle croit à l'efficacité de sa politique. Malgré la morosité économique ambiante, le géant brassicole fait la course en tête des employeurs au Cameroun. Il  reste d’ailleurs accroché à cette place de leader depuis 1948, date de sa création. «Par rapport à ce statut, notre entreprise ne lésine sur aucun denier et sur aucune initiative profitable aux jeunes Camerounais», fait valoir Blando Tchatchoua.

A prendre les mots et leurs sens, la posture de la SABC est stimulée non seulement par l’amélioration de sa position nationale, mais également par sa capacité à investir dans la jeunesse. 

En plus de nombreux autres programmes, cette entreprise avait déjà lancé en juillet 2016, l’opération Plastic Recup Holidays 2016. L’initiative avait permis de collecter 02 millions de bouteilles en plastique en deux semaines à Yaoundé et Douala. Des centaines de jeunes recrutés via Facebook avaient alors travaillé au rythme de leurs talents et ont été rémunérés en conséquence. Conformément à la devise «Performance-Responsabilité-Intégrité». 

Jean-René Meva’a Amougou


ENEO-Cameroon voit l’avenir en lumière

Grâce aux nouvelles acquisitions en équipements et hommes, entend refaire une confiance écornée  dans l’opinion  publique.

Devant le stand d’Energy of Cameroon (Eneo) à PROMOTE, ce n'est pas la lumière qui manque au regard des visiteurs. C’est même tout contraire dévoilé par une hôtesse : «c'est le regard des visiteurs qui manque de lumière sur ce que fait Eneo pour satisfaire ses millions de consommateurs».

Ils sont d’ailleurs nombreux ce 15 février 2017. A l’appel du top management d’Eneo- Cameroon, la Ligue nationale des consommateurs (LCC) et l’Association des consommateurs d’eau et de l’énergie électrique (ASCEEEL) ont répondu présents. Plus qu’une aubaine pour Joël Nana Kontchou. Le directeur général de Eneo-Cameroon qu’accompagnent ses plus proches collaborateurs répond aux questions de Delors Magellan Kamseu Kamgaing et de Georges Ngono Edzoa.  

Le premier est le président de la LCC. Après avoir écouté le DG de Eneo-Cameroon, son visage s’illumine de satisfaction. «Nous reconnaissons que beaucoup d’efforts ont été faits et c’est ce qui justifie notre présence ici donc de s’afficher directement aux cotés d’Eneo. La ligue des consommateurs souhaite qu’on mette à la disposition des populations des compteurs gratuits car c’est une nouveauté», dit-il. 

Des propos du second, présenté comme le président de l’ASCEEL, on retient que de manière générale, les observations faites à Eneo sont orientées vers la qualité de services techniques. «Nous voulons qu’ENEO s’améliore à ce niveau. Donc il faudrait que techniquement les gens s’y mettent pour qu’on ait plus de coupures brusques, de coupures sauvages que nous observons depuis un certain temps. Il y a aussi le problème de relève avec les mauvaises estimations. Les agents d’Eneo devraient aller chez le client et le relever normalement. Comme point positif, vous pouvez avoir votre facture n’importe où et payer en ligne». 

 

Assurances

Pour avoir pris au sérieux les griefs soulevés, Joël Nana Kontchou s’applique à leur apporter des réponses. D’abord sur le plan technique, il rassure: «Je suis d’accord avec vous. Nous allons travailler et concernant les compteurs, nous y mettrons un accent et reviendrons vers vous».

Sur le plan social, le DG d’Eneo révèle  que ces dernières années, Eneo-Cameroon a recruté environ 570 ingénieurs et techniciens. «La nouvelle génération, appuie-t-il, c’est l’avenir d’Eneo. Il faudrait pouvoir passer la main et donner les responsabilités aux jeunes et une nouveauté aussi à Eneo, non seulement nous donnons des responsabilités aux jeunes, nous les donnons aussi aux femmes. Nous croyons fermement à la diversité des genres car des hommes et les différences apportent plus de puissance à la réalisation».

Pour donner plus de lumière à ses déclarations, Joël Nana Kontchou a tenu à présenter les nouveaux gadgets destinés aux consommateurs. D’emblée, il a parlé du service  myeasylight. Ce dernier de la série des innovations d’ENEO est une agence en ligne. Sans avoir besoin de se déplacer, les clients de Eneo Cameroun peuvent  à travers leurs téléphones portables, tablettes, ordinateurs consulter un ensemble de services. Avec cette innovation technologique, les clients peuvent effectuer des demandes de branchement ou d’abonnement ; ils peuvent également envoyer des requêtes ou des réclamations. Ils peuvent aussi consulter leurs factures et leurs historiques de consommation ou de paiement.

Espace Share, c’est une autre innovation. Elle sert à vulgariser l’esprit du partage d’énergie à ses clients sous le concept share ou encore l’espace showroom (démonstration: Relève confiance, comment lire son index, compteurs à prépaiement, nouvelles conditions de facturation des extensions de réseaux par les tiers. 

Il y a également des conseils pratiques d’économie d’énergie  et la présentation des compteurs pratiques, intelligents et prépayés ; des tutoriels sur comment comprendre sa facture).

Kissy Abeng (Stagiaire)


Casa Italia: Le cadre d’affaires à l’italienne

Plus de 80 entreprises réunies dans un pavillon ont marqué leur présence par leur maestria au salon PROMOTE.

Casa Italia» pour indiquer la maison d’Italie à la sixième édition du Salon international de l’entreprise PROMOTE 2017. Un endroit stratégique, le hall 3, étendu sur 1200 mètres carrés. Ici, pour des partenariats gagnants-gagnants, l’Ambassade d’Italie au Cameroun s’est associée à l’institut du commerce extérieur (Agence du ministère italien du développement économique), le ministère du Commerce, celui de l’Economie, de Planification et de l’Aménagement du territoire, la fondation Cœur d’Afrique et plus de 80 sociétés italiennes. 

 

Programme

Le temps d’un salon, Casa Italia a proposé un calendrier dont les activités principales étaient les séminaires, les cafés pédagogiques, les forums, les animations récréatives et culturelles. Ces séminaires se sont tenus sur le modèle italien des coopératives et des petites et moyennes entreprises. Les thèmes majeurs axés sur le développement urbain durable, l’architecture, les transports intermodaux, les atouts de la langue italienne, et les opportunités d’études universitaires dans les grandes universités d’Italie ont su convaincre les participants.

Des entreprises encore méconnues du grand public telles que Alpi Spa spécialisée dans les matériaux de construction ou encore Zoomill dont la spécialisation s’attarde sur la fabrication des équipements pour l’élevage et les plantes de production ont donné l’occasion aux visiteurs venus nombreux de se familiariser et de nouer des contacts. Pour les plus expérimentés du marché camerounais tels que Ferrero S.P.A, spécialisée dans l’alimentaire, l’objectif d’étendre sa clientèle a été atteint. 

La délégation italienne était conduite par Mario Giro, vice-ministre italien  des affaires étrangères, chargé de la coopération internationale. «L’objet de ma visite est de concrétiser les engagements du président de la République italienne au Cameroun lors du récent voyage d’Etat. Nous avons passé en revue toutes les filières intéressantes telles que l’agroalimentaire, le transport, l’énergie, et là où nous pouvons travailler ensemble en créant des aventures communes entre entreprises camerounaises et italiennes pour qu’il y’ait transfert de technologie, des créations d’entreprises et de travail ici au Cameroun, c’est ce que nous souhaitons faire. nous avons vérifié plusieurs programmes qui sont déjà en cours à l’instar du stade qui est en construction à Yaoundé et à toutes nos idées sur le nord Cameroun qui sera un lieu où nous allons focaliser notre attention par exemple dans le secteur du cuir, de l’agroalimentaire, de marbres», dit le membre du gouvernement italien. 

Du 11 au 19 février derniers, Casa Italia  a servi de vitrine à ce pays tant prisé par les Camerounais. Il s’est voulu à la fois  un espace de rencontres et de partage d’expériences entre partenaires et opérateurs.

Mercedes Beleheka (stagiaire)


Vitrine: L’UE débarque avec son coffret à PROMOTE

Situé à mi-chemin entre l’explication et la commémoration, le package de ses activités met à contribution toute la gamme des structures.

Difficile de définir l'Europe: un continent géographique? Des racines culturelles? Un espace économique ? Au cours de la sixième édition du Salon International de l'Entreprise, de la PME et du Partenariat de Yaoundé, on aura retenu que l’Europe tient à ces trois éléments. D’où un déploiement en grand format du 11 au 19 février 2017 sur les hauteurs du palais des Congrès de Yaoundé. Dans un stand commun de 150 m2, la Délégation de l’Union européenne (DUE), la Cellule d’Appui à l’Ordonnateur National du Fonds Européen de Développement (CAON-FED), et la Banque européenne d’investissement (BEI) ont accueilli plus de 4000 visiteurs en 9 jours. Justificatif de S.E. Françoise Collet, ambassadeur et chef de Délégation de l’UE au Cameroun : «Ce salon est une excellente occasion d’informer le secteur privé sur les opportunités qu’offre l’APE. Or, ce travail d’information est crucial dans la mesure où, en créant des richesses et des emplois, c’est le secteur privé qui contribue le plus au développement et à la prospérité du Cameroun sur le long terme».

Montrer le visage d’acteur économique et commercial majeur en 60 ans de présence au Cameroun, tel est la ligne tracée par Françoise Collet et son staff.  Le chef de la DUE au Cameroun explique d’ailleurs  que le tout à PROMOTE 2017 répond à un objectif multiple. «D’une part, dit-elle, l’UE entend améliorer la compréhension de ses politiques et ses instruments dédiés à l’appui du secteur privé camerounais chez les visiteurs de passage dans le stand». «D’autre part, ajoute-t-elle, il s’agit d’informer ses publics cibles (organisations intermédiaires, entreprises, médias) sur les implications pratiques du nouveau cadre des relations commerciales entre le Cameroun et l’UE suite à la ratification et l’entrée en vigueur de l’APE d’étape ;de générer dans le stand, un trafic de qualité et assurer sur le site du salon, une veille des instruments et outils mis en place par d’autres partenaires techniques et financiers de l’Etat du Cameroun».

A interpréter les mots et les gestes tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du stand, l’ambiance épouse les contours d’une célébration. Normal. Depuis 60 ans, l’Union européenne s’investit au Cameroun dans un rôle d’acteur politique, économique et commercial. «Pour tout dire, l’UE est davantage un partenaire pour la réalisation des projets de développement. Cela justifie la place du Cameroun  qui représente un quart du volume total des échanges commerciaux entre l’UE et l’Afrique centrale», présente Françoise Collet. Dans cette région, le pays n’est pas seulement le principal partenaire commercial de l’Europe, il est aussi le premier pays à avoir signé un Accord de partenariat économique (APE) avec l’UE. Accord qui assure aux produits camerounais un accès libre au marché européen.

En visite dans le stand, Louis-Paul Motaze (le ministre camerounais de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, par ailleurs Ordonnateur National du FED) n’a pas manqué de s’arrimer à la donne. Avec Françoise Collet, il s’est félicité de l’assistance européenne avant de souhaiter la pérennité de celle-ci. Le développement économique repose sur de nombreux éléments mais l’un des facteurs-clés de la croissance d’un pays est indéniablement sa capacité à exporter. Et contrairement aux sirènes fatalistes de départ, le Minepat pense qu’à travers l’UE, L’APE commence à garantir au Cameroun le libre accès au plus grand marché du monde, pour tous ses produits.

Au tour de Françoise Collet de rassurer: «l’Union européenne se tient aux côtés du Cameroun pour assurer la transition sans heurts vers une fiscalité plus diversifiée, mieux adaptée aux objectifs de développement du pays à l’horizon 2035 et par conséquent moins dépendante des droits de douanes dans leur ensemble ».

Cellule d’Appui à l’Ordonnateur National du Fonds Européen de Développement (CAON-FED)

C’est l’un des maillons les plus importants de l’action de l’UE au Cameroun. La CAON-FED est l’émanation de l'Accord de partenariat ACP-UE. Cela confère à cet organisme un certain nombre de responsabilités, de nature politique et de nature technique qui sont assumées en étroite coordination avec la DUE dans le pays concerné. Les fonctions essentielles qui sont attribuées à l’Ordonnateur National du FED par l’Accord de Cotonou concernent: Les arbitrages et décisions politiques (programmation, identification de projets, revue générale et suivi des progrès de la coopération) ; la coordination avec les Ministères techniques et structures/agences publiques ; la gestion des projets; le suivi des projets et le dialogue avec la société civile.

Cet ensemble d’éléments illustre la nature complexe de la fonction d’Ordonnateur National du FED. De fait, l’exercice des fonctions d’ON repose davantage sur un «système» que sur une personne ou une structure seule. 

 

Le rôle politique de l'ON

Suivant les dispositions de l’Accord de partenariat de Cotonou (Articles 2 & 4 de l’Annexe IV), la dimension politique (élaboration de la stratégie de développement du pays, préparation et adoption du Programme Indicatif National/PIN) n’implique pas spécifiquement l’ON, mais plus généralement «l’État ACP». Cela signifie néanmoins que l’ON – responsable, suivant les termes de l’Article 35 de l’Annexe IV de Cotonou, «de représenter l’État ACP dans toutes les activités financées sur les ressources du FED» – doit être capable de: préparer et organiser la collecte et l’analyse de données ; mener des négociations et arbitrer ; participer ; et s’assurer que les décisions nécessaires sont prises et exécutées ; mener à bien les revues du PIN, pour lesquels l’Accord de partenariat de Cotonou désigne spécifiquement l’ON et le Chef de Délégation de l’UE comme responsables. 

Ces responsabilités impliquent d’importantes fonctions politiques, en termes notamment de coordination interne et d’interface avec la Commission Européenne. L’accord de Cotonou révisé a, par ailleurs, également étendu le rôle de l’ON au dialogue politique avec la société civile. 

 

Le rôle opérationnel de l'ON

Les fonctions de nature opérationnelle requièrent des capacités et compétences techniques, administratives et financières. Cela implique principalement «la préparation, la soumission et appréciation de projets et programmes» et inclus toutes les procédures opérationnelles liées aux dossiers d’appel d’offres, aux autorisations de dépenses et aux dispositions techniques et administratives «nécessaires pour assurer une exécution correcte, d’un point de vue économique et technique, des projets et programmes approuvés». 

Toutes ces fonctions qui s’exercent, que ce soit au niveau central, régional ou même local, sur différents domaines (commerce, finances publiques, développement économique et social, etc.) de la vie publique se trouvent de fait réparties au travers des différentes entités publiques. Par conséquent, il y a lieu de disposer d’une expertise sectorielle et technique. La CAON est en quelque sorte le Secrétariat Technique de l’Ordonnateur National du Fonds Européen de Développement pour toutes les activités financées sur les ressources du Fonds gérées par la Commission et la Facilité d’investissement de la Banque Européenne d’Investissement. 

Jean-René Meva’a Amougou


Royal air Maroc (RAM): Une alliance de bas prix et services de qualité

Pour répondre aux nouvelles habitudes des voyageurs loisirs ou affaires, Royal Air Maroc mise sur sa grille tarifaire et d’autres commodités à l’avantage du client. Choses vues et entendues au stand de la RAM à PROMOTE.

Avoir la sensation de vivre un rêve, se donner le pouvoir de planer juste en étant assis sur un fauteuil feutré, recevoir les services  dignes d’un roi avec une assurance sécuritaire le temps d’un voyage. Tout ceci à des prix à portée de tous. Que demander de plus, lors d’un déplacement par voie aérienne ? La compagnie Royal Air Maroc met à la disposition de sa clientèle ce package de faveurs et bien plus encore. Pas donc surprenant d’avoir des formules du genre «tous les services sont compris dans le prix. Aujourd’hui plus que jamais, choisissez Royal Air Maroc, vous avez tout à y gagner». Le temps a fait de cette compagnie, l’une des meilleures sinon la meilleure sur le plan national. Comme l’indique Emmanuel Ndike, la compagnie bâtit chaque jour sa réputation autour des coûts. «Nous pratiquons les plus bas en ce qui concerne la plupart des destinations en Afrique du nord, en Europe et de plus en plus en Amérique du sud mais avec un service de qualité», vante le chef d’agence Royal Air Maroc Yaoundé. 

Leur présence à la 6ème édition de PROMOTE traduit leur volonté quotidienne de se rapprocher de leur clientèle. «Nous voulons nous faire davantage connaître du grand public. Lui faire comprendre que  nous nous intéressons à sa bourse et nous tenons à la qualité également. Lui faire part des améliorations que nous avons eu à faire. Lui présenter les nouvelles destinations et comme une compagnie de bas tarifs ayant une ponctualité respectable et comme étant ceux qui sont à l’écoute des problèmes et des besoins de sa clientèle et qui répondent à leurs attentes. Notre présence ici se justifie également par notre satisfaction lors de la précédente édition de ce salon», soutient le chef d’agence.

 

Avantages

À Royal Air Maroc, la fidélité est récompensée de la plus belle des manières. D’ailleurs tout un programme a été créé pour veiller à cela. Il s’agit du «Safar flyer». «Nous offrons plusieurs privilèges à ceux qui souscrivent à ce programme de fidélité. Nous invitions les entreprises à y adhérer en tant qu’entreprise parce qu’en plus d’avoir des avantages sur le tarif mais aussi sur les poids des bagages et l’accès aux salons VIP etc. il est important que le passager qui vienne dans notre compagnie sache qu’il y a un programme de fidélité et lorsqu’on est fidèle à Royal Air Maroc on est récompensé. » 

Pour y parvenir, pas besoin de réfléchir. Dès lors qu’un client commence les voyages avec Royal Air Maroc, il est directement inscrit au programme de fidélité. Et avec son double avantage d’offrir des services à des individus mais aussi à des entreprises qui y souscrivent, il y a de quoi faire le choix de cette compagnie. 

Autres privilèges offerts par Royal Air Maroc, des prix défiant toute concurrence. «Nous veillons à ce que par rapport à la concurrence nous ayons les prix bas quelle que soit la destination. Par exemple, pour la destination Yaoundé-Paris, si vous comparez avec d’autres compagnies, vous verrez que nous avons les prix les plus bas».

 

Reconnaissance 

Comme tout travail bien accompli, la récompense suit. Après plusieurs années de dur labeur sur l’amélioration de la qualité du service, la compagnie a été élevée au rang de quatre étoiles. Pour Emmanuel Ndike, «cela démontre que nous accordons du prix à la qualité du service de nos clients. Cela est reconnu de manière internationale compte tenu de celui qui nomine les compagnies. Ça revient donc à dire qu’ils ont évalué nos services à bord, notre ponctualité et les nouvelles destinations qui ont toutes été améliorées avec le temps». 

Au Cameroun la compagnie se déploie à Yaoundé depuis 2008 et à Douala depuis 2005. A partir d’avril la compagnie va offrir la possibilité à ses clients de voyager 7 jours /7 à partir de Douala et cinq fois par semaine à partir de Yaoundé (tous les jours en pointe juillet et août). De plus, RAM offre plus que 100 destinations, donnant ainsi le privilège à ses passagers de découvrir le monde dans les meilleures conditions réunies. «Nous couvrons tous les pays de l’Afrique centrale. Et nous permettons à nos clients de voyager vers le monde en passant par le Maroc» comme l’explique Emmanuel Ndike.

Mercedes Beleheka (stagiaire)


DGI: Pour un fisc de la citoyenneté en 2017

L’idée a servi de leitmotiv à la présence de l’administration fiscale à PROMOTE.

« Les impôts à PROMOTE, que dire  ?  Déclarer, c’est laborieux ! Payer même, c’est encore embêtant ! D’ailleurs, pourquoi payons-nous l’impôt ?» Les questions sont ouvertement formulées par un visiteur à l’intérieur du stand du ministère des Finances (Minfi) ce 15 février 2017. Si le sourire des hôtesses de la Direction générale des Impôts (DGI)  est particulièrement à cran, c’est que ces interrogations ont pour socle le déficit de connaissances vis-à-vis de l’administration fiscale et de ses actions. Bien plus, elles se nourrissent de la dérive d’une bonne partie du public en matière d’appréciation des procédures déployées par la DGI. Tant et si bien que d’aucuns sont prêts à dégainer, avec un grand flot de noirceur, des idées préfabriquées. 

 

Assaut

A PROMOTE 2017, la DGI est venue à l’assaut de cet état de choses. Du 11 au 19 février 2017, sa démarche s’est organisée de manière thématique. Dans le panier pour faire sauter les satanés verrous, il y a la bonne information et l’éducation à la citoyenneté. «A ce salon, confie une hôtesse, la présence de la DGI est de mettre à la disposition des usagers tout ce dont ils ont envie de savoir sur la fiscalité camerounaise. Ceci afin qu’ils aient une bonne connaissance des échelles normatives et qu’ils n’exècrent plus l’impôt». 

 

Dynamique

Dans le stand, le casting est exhaustif : étudiants, fonctionnaires des autres administrations publiques ainsi que de petits opérateurs économiques sont dans les rangs des visiteurs. «C’est la preuve manifeste qu’ils sont désireux de connaître leurs droits et obligations en matière d’impôts», déclare un agent signalant au passage que la DGI reçoit tout le monde, qu’il s’agisse des grandes entreprises, des petites, des artisans ou des particuliers. On les avait déjà vus en d’autres circonstances. Mais, pour la DGI, il a paru important d’amplifier cette dynamique avec comme valeur ajoutée le grand espace qu’offre PROMOTE 2017 en vue de délivrer le message de sensibilisation à l’impôt et de promotion du civisme fiscal auprès des populations. 

Comment expliquer un système fiscal complexe et décrié de toutes parts ? Comment justifier son action considérée généralement de façon répressive ? Le contribuable n'a pas confiance en son administration et préfère consulter un notaire ou un conseil fiscal ou un comptable pour remplir sa déclaration plutôt que de se rendre au centre des impôts. Cette situation n'est pas seulement liée à une méconnaissance du fonctionnement des services, elle traduit un état d'esprit empreint de méfiance. Dès lors, à PROMOTE 2017, la DGI est allée vers le contribuable sans voir - a priori - dans celui-ci un fraudeur en puissance ou un contestataire. «Il ne faut pas seulement expliquer l'impôt, il faut aussi expliquer l'administration par des échanges réciproques. Pour cela, nous avons choisi de  mettre l'administration fiscale en situation de transparence et nous espérons diminuer les tensions  car, l’impôt ne peut être accepté que s’il est compris», a indiqué Nicolas Hiol, le chef de division des Études, de la Planification et des réformes fiscales de la DGI. 

 

Tandem

Face aux chefs d’entreprises, ce dernier s’est attardé sur les sentiments du citoyen-contribuable. «Ils se confondent : ils sont, d'une façon générale contre l'impôt et contre les administrations chargées de l'asseoir et de le percevoir», a-t-il théorisé. A PROMOTE, il fallait bien revoir cela. Dans le stand de la DGI, tout propos des agents et des cadres a visé à mettre de l’huile dans les rouages de la relation parfois conflictuelle entre les impôts et les particuliers. De quoi, jouer la transparence, puisque le fisc «est souvent accusé de piéger les contribuables en ne leur communiquant pas a priori les informations dont il dispose». Et Alamine Ousmane Mey, le Minfi, d’appuyer lors  d’une rencontre avec les opérateurs économiques que la démarche de l’Etat est de traiter le contribuable comme un véritable client et non plus seulement comme une vache à traire. «C’est un tandem. Les secteurs public et privé doivent permettre d’atteindre l’objectif de croissance du Cameroun. Le ministère des Finances doit servir de levain, d’agent accompagnateur, de facilitateur de l’action de l’entreprise du secteur privé. Notre administration a pris des mesures pour faciliter la relation entre les contribuables et les administrateurs des impôts, simplifier les procédures via la télé- déclaration, dématérialiser et moderniser de sorte que la paperasse ne détériore pas la qualité de service. L’objectif étant de prélever de manière juste et équitable l’impôt et de le reverser», a-t-il dit.

 

Innovations

Pour Nicolas Hiol, La DGI a mis en place un système de relations avec son environnement pour satisfaire le mieux possible les aspirations d'un public hétérogène. D’après lui, tout est mis en œuvre pour que le contribuable camerounais paye ses impôts avec sourire et le plus aisément possible. « Dès 2017, nous allons permettre aux contribuables de payer leurs impôts via leur téléphone portable», a-t-il annoncé. 

Jean-René Meva’a Amougou

 

 

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